Voyage au Portugal (par Marine)

début 2015, nous décidons de pousser un peu plus loin notre entrainement en partant pour la première fois à l’étranger. Nous avons choisi un pays non francophone (sans avoir réalisé qu’il était également peu anglophone…) : Le Portugal. Facile à atteindre de Nantes, réputé accueillant et avec un climat agréable.

Nous avons donc loué un camping car Sunlight sur place, à récupérer moins de deux heures après l’aterrissage de notre avion.  Mais je laisse place au récit de Marine.

Samedi 11 avril

Nous sommes arrivés à l’aéroport de Porto à 17 heures 15. Nous attendons plus de deux heures avant que papa n’arrive avec le camping-car. Nous nous mettons en route vers Guimaraes et dormons à côté d’une aire de jeux sur le parking du stade. Premier diner portugais avec des petit-beurre L.U. nantais.

Dimanche 12 avril

Visite de la ville. En premier lieu, nous avons commencé par manger un bon croissant accompagné d’un jus de fruits. Après, nous montons vers le château par un dédale de ruelles et de places. Nous avons visité le château en ruine, la chapelle vide de meubles mais pleine de tombeaux et le château des ducs avec un sol en tomette. Ensuite, nous avons pris le teleferico pour monter en haut de la colline sur laquelle nous avons mangé. Nous avons rapidement visité une petite église avant de redescendre par les œufs (teleferico). Nous nous sommes ensuite promenés et avons pu admirer les tanneries en recherchant le camping-car. Nous sommes allés faire les courses dans un grand centre commercial car notre premier petit-déjeuner portugais se résumait à du pain au thon et de l’eau.  Nous avons roulé jusqu’à un petit camping de Braga, dans lequel nous avons mangé sous le beau soleil d’avril.

Lundi 13 avril

Nous nous réveillons à l’heure de notre choix, nous nous douchons. Nous visitons une cathédrale et mangeons au restaurant avant de faire 3 heures de route jusqu’à Santiago de Compostela.

Mardi 14 avril

Nous nous levons et partons visiter la ville. Nous nous rendons à une messe (la messe des pèlerins)en portugais. Nous avons vu le botafumeiro, un encensoir géant allant très très vite. Le camping est très bien mais la piscine est fermée. Papa reprend ici l’écriture car il faut un jour terminer les articles :).

Le repas du midi se passe au restaurant. La multitude de ceux ci fait vraiment penser au piège à touriste avec des menus quasiment tous identiques. Nous entrons néanmoins dans l’un d’entre eux et nous faisons plumer avec le sourire pour manger une omelette et quelques coquillages grillés.

Le camping se trouvant près d’un centre commercial, nous avons ainsi pu le soir faire nos courses et ravitailler le frigo avec une tendance locale. Nous avons en effet évité de manger du pot au feu.

Mercredi 15 Avril

Nous repartons vers le Portugal en longeant la côte à la recherche d’une halte sympathique. Stéphanie repère Viana do Castelo et nous en faisons une étape agréable dans notre parcours. Nous y trouvons un pont Eiffel, une basilique dont nous escaladons le dôme et des petites ruelles agréables. Le point d’orgue de la journée est la visite d’un ancien cargo d’assistance hospitalière aux terra-novas. Il est gigantesque et tout y est reconstitué, y compris le bloc opératoire. Nous reprenons la route en fin d’après midi vers Porto en décidant que nous dormirons en route.

La route d’ailleurs n’en fini pas. C’est une nationale et nous désespérons tant nous allons lentement. il va falloir dormir avant Porto ! D’accord, mais où ? Nous nous préparons à dormir sur une place de village, mais brusquement une pancarte « Camping » nous fait tourner à droite. 10 kilomètres plus loin dans la pampa, nous y sommes. Un incroyable camping paumé, rempli de caravanes vides sans doute là pour toute la saison. Pas âme qui vive, sauf le fils et la fille de la gardienne qui nous disent de nous installer et de revenir quand Maman sera revenue des courses.

Le camping propose une aire de jeu simpliste mais suffisante, il fait beau et nous y sommes plutôt bien. Les filles jouent avec la petite de la gardienne, évidemment sans comprendre le moindre mot de ce qu’ils se disent…

Jeudi 16 et Vendredi 17 Avril : Porto

Porto est une superbe ville. Coupée par un fleuve, elle l’enjambe et l’encadre avec élégance. Les quais sont chargés de maison de couleurs et de lieux festifs. Nous avons beaucoup marché pour tout voir. Visite de la cathédrale, traversée du pont ferroviaire, montée en funiculaire et surtout : Visite d’une maison de Porto (Cockburn’s) et balade dans le teleferico (le tram ancien). Cette dernière activité aura le plus amusé les enfants et nous aura mené jusqu’à la mer.

Du Jeudi soir au samedi Matin, nous dormons dans un camping situé à 30 minutes de bus du centre. Ce bus est une attraction à lui tout seul. Il roule dans des ruelles étroites et en pente à une vitesse incroyable, assurant la sécurité à coup de klaxon. Le camping pour sa part est un peu triste. Pas d’aire de jeux, pas de restauration le soir, pas de copains pour les enfants. Nous sortons le vendredi soir pour découvrir un restaurant typiquement portugais. On nous sert des « steacks à cheval » : 300g de viande couverts de fromage fondus avec un œuf comme chapeau et des frites en panache. Dire que, affamés, nous avions commencé par manger les fameux apéritifs disposés sur la table et qu’il faut payé si on les mange…

Samedi 18 Avril

Nous nettoyons comme nous pouvons un camping car sans équipement. Nous utilisons de l’essuie tout comme serpillère et nous enlevons les chaussures des enfants pour la route jusqu’au loueur. Ce dernier nous proposera de nous accompagner à l’aéroport pour 50€, ce qui fait cher les 8 kilomètres mais nous nous disons qu’ainsi il ne chipotera pas sur le nettoyage du véhicule.

Le soir, nous rentrons lessivés de ce voyage. Soit nous avons vu du pays mais nous avons appris à la dure quelles erreurs ne pas reproduire.

Tout d’abord, il faut avoir un bon GPS ou au moins une carte précise quand on doit errer avec des enfants. Le stress de la recherche en agglomération retombait sur tout le monde.

Ensuite il faut plus de préparation pour avoir des étapes « prêtes à l’emploi ». Cela signifie avoir repéré des lieux où l’on sait qu’on pourra dormir, manger afin de s’y replier si improviser devient trop dur.

Enfin, il ne faut pas compter sur le voyage seul pour créer l’union sacrée entre les enfants. Cela ne transparait pas dans ce récit, mais les enfants se sont entre déchirés jusqu’au jeudi. Nous attendions que cela s’arrange mécaniquement, mais il a fallu au final prendre des mesures drastiques pour rétablir la paix.  Nous avons par exemple du condamner au silence complet notre grande sauf autorisation  parentale expresse de s’exprimer.

Bref, un voyage très positif en terme de préparation : Il y a plein de bonheur à prendre mais cela nécessite du travail. Nous ne vivons pas dans le monde de oui oui…

La grosse bise

Les Fauvel

Ci dessous la carte du trajet :
portugal

La carte du monde à six

Evidemment, il faut décider d’un trajet théorique. Nous savons que nous ne le suivrons sans doute pas précisément, tant l’imprévu devrait devenir la routine…

L’Iran pourrait figurer à terme dans le tracé mais nous verrons au dernier moment si nous y allons. Il faut simplement nous décider 3 semaines à l’avance afin de réserver le voyage en bateau du CC depuis la Turquie.

Le parcours en Asie du sud ouest est totalement aléatoire. J’ai tracé des lignes avec des noms de villes inconnues.

 

Premier voyage en Chausson Welcome

Un petit périple vers le sud, sans trop s’éloigner pour une première.

Samedi 7 février

A 14 heures, nous démarrons enfin direction la Rochelle.

Dimanche 8 février

On a eu le droit à un trait d’humour de Morgane : Il est ou le grille-pain? Ensuite nous avons visité La Rochelle, ses deux tours et son magnifique aquarium, dans lequel nous avons assisté au repas des requins. Pour accéder à la première tour, nous avons pris un petit bateau solaire et avons profité de l’air marin et d’un petit vent frais durant cinq petites minutes.

Lundi 9 février

Nous avons eu une panne de chauffage et avons vite dû nous lever pour rouler et donc chauffer, et tout cela sans aucun râle (grâce aux duvets zéro degrés de super maman!). Petit déjeuner ainsi que premier arrêt technique à Aytré. Puis, décrassage de la famille au centre aquatique de Châtelaillon-plage. Nous roulons ensuite vers Fouras, petite ville dans laquelle nous avons aperçu un fort : Fort Boyard et visité un petit fort, qui lui ne se trouvait pas au milieu de l’eau. On remonte dans le camping-car avant de démarrer pour Saint Emilion et son célèbre vin.

Mardi 10 février

La petite famille se réveille à 10 mètres des vignes, petit-déjeune et se fait inviter à une dégustation de vin avec Mr et Mme SAUTEREAU : deux verres différents pour les parents, et bonus pour les enfants, un doigt trempé dans chaque verre. Après un petit temps de route et un peu de marche à pied, nous arrivons devant l’office de tourisme et nous inscrivons pour une visite guidée de l’église souterraine et de l’ermitage du moine Emilion. On roule jusqu’à Monflanquin, sur une colline avec une route qui tournicote et on prend le gouter : des macarons de achetés précédemment à Saint Emilion. Après, on s’en va voir les COLLET. Les 7 enfants dinent dans le camping-car, puis Morgane s’offre le luxe de dormir dans un vrai lit (chez les parents d’Émilie COLLET)avec Hortense.

Mercredi 11 février

Après une bonne douche chaude, nous voilà partis pour une magnifique journée à Casse-Rouge,la maison de vacances des COLLET. Nous jouons et « pique-niquons » dans la colline et le parents discutent et mangent de la paëlla sur la terrasse. Vers 16 heures, nous nous mettons à rouler vers Sarlat, une ville magnifique dans laquelle papa fait un achat de deux pulls.

Jeudi 12 février

Nous nous dirigeons vers Lascaux II, tout excités. C’était beau mais peu long. Après une visite guidée de la susdite grotte, nous roulons vers Périgueux. Nous entrons dans un parking VINCI mais notre camping-car trop volumineux n’a pas pu prendre le virage et s’est retrouvé en sens interdit. Mais super papa et super maman ont réussis à s’en sortir. Après, nous avons visité la cathédrale et mangé dans un restaurant chinois, avant de rouler encore une fois mais cette fois vers Cognac. Nous visitons la ville et faisons un tour de manège.

Vendredi 13 février

A l’office du tourisme, pendant que les parents cherchent une maison du cognac ouverte, nous faisons des dessins, Morgane de je ne sais quoi, Romane de la reine des neiges,et moi de notre camping-car et un autre d’une bouteille de cognac, que la dame de l’office du tourisme a gardé pour l’afficher tandis que le dessin du camping-car est parti dans les mains de Morgane. La dame de l’office du tourisme nous a conseillé la ferme des autruches, ferme à laquelle nous nous précipitons. Nous sommes les seuls et nous en profitons donc. Après, nous achetons de la viande d’autruche, des rillettes et du pâté d’autruche. Après, nous partons déjeuner à Saint Jean d’Angély avant de retourner à Nantes, retrouver le confort de vrais lits, de vraies douches et surtout d’une maison dans laquelle le camping-car passerait 15 à 20 fois.

BILAN :

Romane : J’ai adoré dire à tout le monde que je vivais dans une maison roulante. J’ai trop aimé le camping-car mais j’aurais voulu dormir en haut (des lits superposés).

Morgane : J’ai tout aimé. Les cacas, c’est horrible à nettoyer.

Marine : J’ai adoré l’église de Saint Emilion.  Même dans son lit on était tous ensemble. J’ai bien aimé le fait que l’on décide de l’endroit où l’on allait aller au jour le jour.

Sylvain : On n’a jamais passé autant de temps tous ensemble et tout le monde a fait des efforts pour vive ensemble.

Stéphanie : Les plus sages = Stéphanie et Sylvain. Aucune dispute! Rythme fatigant pou Romane. Marine râle les3 premiers jours, ensuite, c’est au tour de Morgane de râler. Une sacrée organisation, mais quelle aventure ! La famille adhère au projet…

Petite carte du voyage (cliquez et vous passerez sous Google Maps) :

premier-voyage

C’est le mooveo qui a gagné !

Après des mois de recherches, de comparaison et d’hésitation, nous l’avons enfin acheté.

Ce travail de fond a été mené principalement par Stéphanie. Un véritable travail de chercheur en « campingcarologie » pour :

  • apprendre à reconnaitre les différents type de camping car
  • maitriser les bons termes
  • se procurer les documentations techniques (sur internet, chez les concessionnaires ou dans les salons)
  • déterminer les priorités et faire les choix de vie de cette année (partage de lit, dinette 6 place etc.)
  • aller voir les différents modèles de chaque constructeur
  • lire des centaines d’avis sur internet
  • trancher entre l’achat d’un camping-car neuf et un d’occasion
  • passer des coups de fil et faire des centaines de kilomètres à la quête du Graal

Finalement, c’est donc un Mooveo, du groupe Pilote, C7 AEG. L’occasion a été privilégiée pour deux principales raison :

  • La valeur du camping car sera plus faible pour le passeport du véhicule
  • La possibilité de l’avoir immédiatement et donc de l’utiliser cet été pour nous faire encore plus la main

Stéphanie avait manqué un premier exemplaire de ce modèle en vendée, resté seulement deux jours sur le bon coin avant d’être vendu. Nous en avons ensuite trouvé un autre à Douai que nous avions quasiment acheté quand… le vendeur s’est dédit. Nous nous sommes alors rabattu sur ce troisième qui était en vente depuis plus longtemps, dans le nord lui aussi, à Valencienne.

Ce modèle présente plusieurs avantages décisifs :

  • Deux lits superposés au fond de 210*90, ce qui permet de coucher les quatre enfants
  • Des toilettes sans les pieds dans la douche (comble du luxe dans cette gamme de cc)
  • Une double dinette pour manger à 6 en même temps
  • Un porteur fiat 130 Cv, sur lequel nous nous étions finalement fixé
  • Des bas de caisses métalliques (oui je sais c’est peu important mais j’y tenais !)

L’exemplaire que nous avons acheté a des plus et des moins

  • + un état exceptionnellement bon : on le dirait neuf
  • + un panneau solaire
  • – Un réservoir de 50 litres d’eau propre seulement
  • – pas de régulateur de vitesse
  • – pas encore de caméra de recul installée

Bref, il est là et c’est maintenant le projet qui devient plus concret !

Les voyages forment la jeunesse !