20161105_211933-medium

IRAN – Bander Abbas et le shipping

Sur la route de Bander Abbas

avant notre départ de Shiraz, Maziar nous a recommandé deux arrêts possibles : Fasa et Darab. Nous atteignons la première vers 12h et décidons que vu sa taille nous ne ferons qu’y manger.

Au soir, vers 17h nous faisons donc halte à Darab près d’une aire de jeux. Vers 20h, un jeune iranien vient nous trouver en disant « it is not safe here » et nous emmène en plein centre ville dans un parc plutôt sympa mais bruyant…
Les jeunes iraniens désœuvrés font les « quéqués de Bacqueville » (expression brevetée de Saâne Saint Just) avec leurs 125. A trois dessus, ils font des ronds et des courses sur tous les boulevards. Nous arrivons toutefois à dormir une fois qu’ils se sont lassés de venir nous observer.

Le lendemain, une classe d’école est sur l’aire de jeux. J’y emmène Manon qui… nous vomit tout son repas comme un geyser.
Après Marine, malade depuis 2 jours, c’est la seconde à y passer. Nous pensons que le partage de lit pourrais faciliter la transmission de virus. Après avoir fait visiter le CC à toute la classe, 20161101_110127-mediumnous partons chercher un repas dans la ville et rencontrons Farhad

Comment j’ai prêté ma fille à des iraniens

Farhad tient absolument à ce que sa fille rencontre les nôtres. Il ferme son agence de voyage pour nous rejoindre au parc. Sa fille de 11 ans est un véritable soleil, parle mieux l’anglais que lui et s’entend incroyablement bien avec Morgane. dscf5394-mediumElle demande donc si Morgane peut l’accompagner le soir à son cours de gym… chose que nous n’osons refuser tant elles semblent heureuses. C’est seulement quand Morgane est partie seule dans la voiture de la maman que nous nous sommes dit que c’était peut être léger de notre part… Mais évidemment, elle est bel et bien revenue, et enchantée qui plus est !dscf5398-medium

Le combat de Bander Abbas

Nous roulons dès le lendemain matin 5 heures pour atteindre notre port de départ. En arrivant, c’est le choc attendu : 35 degré au moins, un taux d’humidité au delà de 80% et pas de vent… Nous nous installons face à la mer sur le refuge de tous les blogueurs et y retrouvons nos amis  allemands Birte et Mickael. Ils nous  apprennent qu’un bateau part trois jours plus tard et qu’avec le we nous devons donc aller chercher et payer nos billets dès le lendemain.

De peur d’être perdus, nous avons pris un agent via un ami de Marzian. Le lendemain, il m’emmène au bureau de la compagnie et je découvre que je dois payer en cash. Par chance, le montant correspond à… tout l’argent qu’il nous reste à 25€ près (je mettrai le détail en bas du post pour de futurs voyageurs (*) ). Ces 25€ devront nous faire vivre durant 3 jours et nous devons « faire apparaitre » 100€ pour payer notre agent.

Nous allons donc vivoter durant 3 jours sur cette plage hyper fréquentée par les iraniens en quête de fraîcheur. Ils viennent y dormir dehors sur leurs tapis.20161103_214144_night-medium dscf5401-medium Nous y ferons de nombreuses rencontres plus ou moins collantes, marrantes mais toujours enrichissantes !

La douleur du shipping

Le samedi matin, rendez vous à 9h avec toute la famille au port pour faire les papiers. Il faut bien cela car le bateau part à… 21h ! Pour y aller, la route passe par… une plage à 6 voies !20161105_091108-mediumJe colle au train de mon agent qui va mettre trois heures top chrono pour faire les 150 bureaux et signatures requis. C’est exactement le même temps que Birte et Mickael mettent pour le faire sans agent :).
Vers 12h, nous commençons donc à attendre car on va nous appeler vers… 18h !! pour charger les véhicules. Durant ce petit moment de plaisir, nous rencontrons d’autres voyageurs avec qui nous allons vivre « ce voyage extraordinaire ». Pour les enfants, c’est long, très long, et empiré par le fait que nous les nourrissons exclusivement au pain afin de garder nos derniers deniers en cas de « backshish surprise ». Heureusement, le charme des petites agit encore : Un douanier zappe les informations nationales pour passer aux dessins animés avant de se mettre à jouer pendant deux heures avec Manon.20161105_161003-mediumEnfin, il est 21h ! Mais le système informatique a planté. Il faut attendre l’impression de deux derniers billets…
A 22h, nous démarrons finalement le voyage dans un ferry digne des années 70 françaises, sale au possible et embaumant le mazout. 20161105_211933-mediumOn nous sert un « poulet/riz » en nous passant (en Farsi non sous titré) un film historique de 1967 racontant le massacre des musulmans Libyens par les méchants italiens. Malgré cela, nos courageux enfants vont dormir correctement dans leurs duvets (y compris Manon) et nous avec du coup…20161105_233334-medium

Mais ce n’est pas fini…

A 9h le lendemain, nous arrivons au port de Sharjah (près de Dubaï). 20161106_083246-medium20161106_093748-mediumNous avons 4 véhicules touristes avec nous : Birte et Mickael, un jeune couple belge et deux jeunes motards en vadrouille. Nous décidons de faire toutes les démarches ensemble. Cela va nous prendre… 7h !!! et 268 € !!!! Et pendant ce temps, Stéphanie et les enfants attendent dans une salle (climatisée ouf). Quand nous sommes libérés le soir par les douanes, c’est la délivrance et les grandes effusions :). Nous avons au final passé quasiment 36h consécutives à poireauter dans ce transit : un enfer pour les enfants qui dans notre cas ont malgré tout bien joué le jeu !dscf5409-medium

(*) Détail des prix du shipping

Bander Abbas :

tickets famille 2 900 000 Rials par adulte et 1 450 000 Rials par enfant de moins de 10 ans (prix officiel partout)

Ticket véhicule environ 800€ sans aucune explication du calcul ni négociation possible

100 € pour l’agent inutile car vous pouvez tout faire vous même en prenant vos tickets aux bureaux de la compagnie.

Sharjah

425 Dirhams pour la fin des frais de la compagnie de shipping (on ne vous en parlera pas en Iran : ils disent « ne pas savoir s’il y a des frais de l’autre côté »

20 + 80 Dirahms pour des coup de tampon et une visite du camping car par un douanier

550 Dirahms pour des frais dans le port (du « handling » principalement) alors que c’est vous qui conduirez votre véhicule de bout en bout…

 

 

Une réflexion sur “ IRAN – Bander Abbas et le shipping ”

  1. le temps etait long pour moi mais je pense vous avez aussi besoin
    de patience
    deux messages en meme temps cela est formidable et agreable
    vous etes tous en bonnes sante gros bisous mami

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *