LAOS – 4000 iles, la frontière corrompue et en route !

Rappel de l’épisode précédent

Après une semaine d’aventures avec les jeunes, nous voici pour deux jours à Pakse pour laver le linge, mettre à jour le blog, imprimer les cours du cned, découvrir quelques temples et restaurants et survivre à  la chaleur.

Dire que certains le font en camping-car avec des ventilos de pc, ils sont fous 😉

Le bidule

Nous avons eu la joie de retrouver Nico et Marie pour une nouvelle chouette soirée. Nouveau défi :  ouvrir une bouteille sans tire-bouchon ! Dans ce bled personne n’a jamais vu une bouteille pareille :)20170315_223002Trop facile, il suffit de le faire à la laotienne, tout doucement mais sûrement ! Sylvain s’y colle et réussit à ouvrir en 1/2 heure sa bouteille avec son « couteau d’aventurier Leatherman » qui coupe surtout des tartines dans ce voyage :)…

Ah, le fameux Bidule, vin blanc en dégustation uniquement dans le petit bar du même nom, très réputé à Pornichet et ouvert seulement de 18h à 21h, ils ont peut être des gènes Laotiens ? 

Les 4000 îles 

Une fois requinqués nous partons rejoindre les jeunes aux 4000 îles. 2h30 de bus et 30 minutes de pirogue pour atteindre le paradis sur terre, l’île de Don Khone. 

Des voyageurs nous avaient parlé de la guesthouse Sunset Paradise avec une magnifique terrasse donnant sur le Mékong. Elle est tenue par Jim, Julie et leur fille Mila de 15 mois.

Nous prenons quartier dans nos bungalows et tombons par hasard sur nos voisins, une famille française : Stéphanie, Cyrille, Lauric (10 ans) et Faustine (8ans). A nous dix, nous occupons les 4 bungalows de l’hôtel… 

20170319_102758Nous passons quelques jours donc sur la terrasse donnant sur le Mékong et les 3999 autres îles. Il faut profiter de cette famille qui voyage depuis 9 mois en sac à dos et bien sûr de Nicolas et Marie qui ont choisi un bungalow un peu plus loin de nous, enfin des enfants surtout.

L’île est prévue pour les touristes mais reste très majoritairement habitée par des Laotiens. On y cultive le riz, y pêche, va à l’école et y vit comme partout dans le pays. Nous avons donc la chance de voir le pays défiler sous nos yeux, sans voiture et dans la torpeur typique :).

A part cela : Tubing, apéro, resto, les vacances quoi ! 

Après trois jours arrive le grand départ des jeunes car il paraît que tous les voyageurs ne partent pas pour un an !

Un immense merci à Nicolas et Marie d’avoir traversé le monde pour venir passer du bon temps avec nous.

Il faut vite trouver des activités pour ne pas sombrer dans le chagrin. Randonnées, ballades à vélo, promenades en pirogue et baignades dans le Mékong s’enchaînent.

L’île est reliée à sa voisine par un pont construit par… les impôts de vos grands parents :). Une voie ferrée a été installée par les français pour faire éviter les cascades à des bateaux que l’on montait sur wagon.

Les rails ont été démontés et réutilisés depuis, par exemple pour construire de petits ponts comme celui ci, peu rassurant en vélo…

Nous nous offrons une petite « excursion de groupe » mutualisée avec nos co résidents pour aller voir le coucher de soleil sur le mékong. Après une petit ballade et la découverte d’un alambic à Lao-lao artisanal (alcool de riz au goût particulier),

nous sommes installés sur un banc de sable au milieu du fleuve pour attendre le sunset. Les enfants s’éclatent, les couleurs tournent encore plus au rouge,

  puis les jeux d’ombres commencent.

Un moment super sympa !

Au passage, je ne vous ai pas encore dis que nous avons chaud, très chaud. Nous commençons également à préparer notre voyage au Cambodge en appréhendant la chaleur encore plus forte parait-il. Bon, il faut commencer par y rentrer. Ha zut, c’est une des frontières très corrompues.

La traversée de la fameuse frontière terrestre entre le Laos et le Cambodge.

En fait, c’est hyper simple. Le visa coûte 30$ par personne (pour info pour les prochains, les visas des enfants étaient gratuits jusqu’en 2016, mais payants depuis 2017). On paye un bus du port des 4000 îles au Laos à la ville de notre choix au Cambodge, on confie notre passeport au « gentil assistant du chauffeur » avec 40$ glissés dedans et zou, trop facile ! Même pas besoin de sortir du bus les douaniers lui font « confiance »… Vous avez compris  ? logo-douane

Certains petits malins qui refusent cette corruption gardent leur passeport et demandent à passer la frontière par eux-mêmes. Attention, hyper dangereux ! Ha bon ? Pourquoi ? Le bus ne les attend pas et part avec leurs sacs… Nous sommes très hésitants jusqu’au dernier moment…  Nous ne voulons pas cautionner cette corruption et rêvons plutôt d’intégrité (la campagne politique française du moment nous donne un peu la nausée à distance). Le problème est que nous ne savons pas si de l’autre côté de la frontière il y aura des transports en commun pour rallier une ville. Le  complot est bien organisé.

Allez, motivation Le monde à six !

Nous décidons de prendre un peu de risque pour au moins résister. Nous cherchons un tuktuk ou un taxi, un tracteur ou tout moyen de locomotion pour nous emmener juste à la frontière. Mais l’arnaque commence déjà. Etrangement, personne ne veut nous y emmener car c’est interdit de court-circuiter le bus et son « gentil assistant ». Un couple de deux jeunes français arrive à le faire, mais nous : à six, pas facile de monter discrètement dans un tuktuk sans que ses copains nous remarquent.

On reste motivés . On prend 4 places pour le bus mais seulement jusqu’à la frontière. Le « gentil assistant du chauffeur » refuse de nous donner les formulaires de la douane malgré nos nombreuses demandes appuyées des sourires des petites. Il en aurait juste le nombre exact pour les clients qui vont rentrer au Cambodge avec lui (chiffre inconnu avant le départ du bus).

Ensuite nous partons et nous arrivons enfin à cette frontière ! Au final peu de monde au guichet, la soixantaine de touristes restant tranquillement dans leurs bus pendant que le « gentil assistant » s’occupe de tout.

Une dizaine de personnes tentent de faire les papiers eux-mêmes mais un bus les attend au bout, ils cèdent donc plus ou moins rapidement.

Et nous six… nous n’avons pas de bus participant à l’arnaque de l’autre côté, nous avons donc tout notre temps et pas l’intention de céder.

Étape 1 : sortie du Laos. cotelaosPas évident d’être honnête alors que les copains s’en mettent pleins les poches 100 mètres plus loin. Ils nous demandent donc 2$ par personne pour le tampon de sortie. Nous leur expliquons gentiment que pour nous, c’est free. Ils nous demandent alors de payer que pour les adultes. Ah ben non, on ne paye pour personne…  bon, 5 minutes à peine et ils nous disent ok, en nous demandant de le dire à personne. Ok et merci. 

Étape 2 : la visite médicale à 2$ avec un faux thermomètre, un faux médecin et tout le tralala… medecinon ne s’y arrête même pas. Ben oui, on va bien nous, nous sommes en pleine forme. Pas même un geste pour nous retenir.

Étape 3 : le visa. Le douanier nous demande de payer. Nous lui tendons nos 180$, guichetmais il nous tend sa calculatrice avec ses 210 $. Ben on refait le calcul avec lui et nous tombons bien sûr 180 $ ? il s’énerve le douanier et nous renvoie nos passeport à la figure en disant des mots pas très sympas ! Nous installons notre petite famille devant le guichet, sortons jeux de carte, bananes, crayons et pas mal de bazar puis laissons Romane et Manon jouer à sauter et rigoler partout… Bref, on emménage. Une table de ping-pong nous nargue dans une salle à côté, on leur demande si on peut faire une petite partie ? On retente toutes les 10-20 minutes, les douaniers toujours pas contents et nous toujours cools. Nous avons prévu de quoi manger des sandwichs le midi, donc stress=0. 

Pendant ce temps, le douanier fait le grand jeu aux résistants du bus, déchire leurs formulaires, hurle, enlève les formulaires vierges du comptoir…guignol C’est ce genre d’actes qui crée la « légende » de ces frontières et amène les gens à céder d’avance. 5$ de plus ce n’est pas grand chose pour une personne…

La négociation avance petit à petit.

 Sylvain a trouvé entre temps par facebook un mini van de l’autre côté pour nous emmener vers Stung Treng (société AVT au Cambodge). Il faudra ensuite trouver un bus local de minimum 2h30 pour rejoindre notre destination Kratie. Il fait super chaud dehors et on a quatre enfants…Allez, petite déception pour Stéphanie, mais il faut être raisonnable et trouver une porte de sortie.

Le gars nous appelle gentiment une fois que nous sommes les derniers. Il ne veut pas lâcher pour rien, il lui faut sans doute au moins sa part à lui… Nous lui lâchons l’équivalent de 5$ en argent Lao pour nous six et zou.  En attendant encore un peu, on n’aurait rien donné, c’est certain. Allez, c’est déjà une belle victoire. (55$ de gagnés par rapport au gentil monsieur du bus et surtout une certaine fierté)patron

Et pendant ce temps là en Normandie…

Hé oui, nous avons notre bon cc qui est arrivé en Normandie le 16/03. flatLa famille Fauvel s’est mobilisée pour nous. Elise (la soeur de Sylvain) et son papa ont accepté d’aller le récupérer au port du Havre, avec les embrouilles potentielles que cela peut comporter. Frédéric (le grand frère mécano) nous fera la révision et les petits travaux d’entretien à prévoir. Ce sont là des services formidable pour nous car cela va jouer sur notre capacité à reprendre le voyage à notre arrivée.

La paperasserie se passe bien mais voilà qu’au débarquement le cc ne démarre plus ! L’équipe de choc se rend sur place et tente tout pour le mettre en route sans succès.

Au passage, dotés du même don pour se faire des amis que Sylvain, ils se font aider par tous les dockers de la zone.lesgarsOn se dit vraiment que les gens sont les mêmes partout dans le monde, toujours prêt à aider dans les coups dur et contre un peu de gentillesse et un sourire.

L’assistance est donc venue récupérer notre maison roulante. Il semble qu’on s’oriente vers un problème de « déprogrammation de clés » assez classique quand la batterie est débranchée longtemps (pour le shipping).

Nous attendons impatiemment des nouvelles !

Et après

A nous le Cambodge ! Nous allons commencer par l’est (le mondulkiri) bien moins touristique. Cela va nous permettre de rencontrer les cambodgiens sans la relation mercantile.

LAOS – Thakhek et sa boucle, le monde à 8 !

Rappel de l’épisode précédent

Nous venons de récupérer Nicolas et Marie à l’aéroport et nous avons décidé ensemble de descendre vers le sud du pays.

Jeudi 9

Après une chouette première soirée, nous mettons Nico et Marie dans notre rythme zen de backpackers laotiens. Nous allons tranquillement trouver un bus, sans nous mettre de pression… Nos quatre (enfin seize) cafés avalés paisiblement, nous voila donc tous les huit avec nos sacs à dos à la recherche d’un tuk tuk pas cher. Après quelques dizaines de mètres à pied et quelques palabres, nous voilà en direction de la gare routière de Vientiane pour trouver un bus local très lent qui nous mènera tout doucement dans la petite ville de Thakhek.IMG_7641Nous voila assis peinards dans ce bus, avec quelques personnes assises sur des tabourets en plastique au milieu des rangées de sièges. Au passage vous noterez que Manon sait vraiment dormir n’importe où… cherchez bien.

Gros stress pour Sylvain, car nous sommes partis sans ravitaillement… mais Stéphanie le rassure, on ne va pas passer sept heures dans un bus non équipé de toilettes sans faire de pause ; il élabore quand même une stratégie, je saute du bus, j’achète huit sandwiches et hop, tu bloques le chauffeur et je suis de retour. Bon, la pause pipi arrive dans la nature, chacun choisit son buisson… Marie adore ! Sylvain a faim, il essaye de ne pas faire ressentir sa grosse angoisse aux filles. Les paysages magnifiques, la lecture des guides, les énigmes de Marie et la papote agrémentent ce voyage.

Tout a coup, inespéré ! Pause déjeuner avec le choix entre trois restaurants de rue… Sylvain est aussi heureux qu’après l’accouchement de Romane lorsque après avoir cru qu’on lui avait volé son yaourt, il le retrouva dans le frigo de la chambre de la maternité. Le voyage peut donc continuer sereinement…

Nous voila enfin arrivés vers 18h. Comme d’habitude, nous laissons les touristes se faire avoir avec la mafia des tuktuks et sortons de la gare pour en trouver un moins mafieux que les autres.

Objectif 1 : trouver une guesthouse avec trois chambres maintenant. Nous sommes fatigués et après quelques essais infructueux, Stéphanie se dévoue pour garder les enfants et les faire dîner pendant que Sylvain, Nico et Marie partent trouver une superbe guesthouse en face d’un karaoké chinois, on les aime toujours autant ceux-là ! La nuit sera courte.

Objectif 2: trouver un tire-bouchon, c’est mieux pour ouvrir le rouge. Nico échoue chez les chinois (vraiment ils n’ont rien pour eux ceux-là), Sylvain et Marie relèvent le défi avec brio et un resto au bout du village leur ouvre la bouteille. La soirée peut commencer avec du saucisson aux truffes, des rillettes Hénaf, de l’anchoïade, …

Vendredi 10

Journée tranquille à Thakhet, balade sur le Mékong,

planification de la suite du voyage, tour de scooter pour les jeunes, parties de « pétang, » …IMG_7722

Romane reçoit bêtement une boule sur la cheville, heureusement nous avons toujours du froid à portée !IMG_7721

Nous décidons de faire dès le lendemain la fameuse boucle des karst dans les coins reculés de la province de Khammouane en louant un van pour trois jours.

Samedi 11

Nous voilà debout à l’aube hyper motivés pour partir avec notre van mais il n’est plus là… ben oui, la parole d’un laotien reste la parole d’un laotien. Il a disparu dans la nuit ??? Allez, nous envoyons une équipe de choc trouver une solution bis. Après avoir courageusement sous un soleil de plomb parcouru tous les magasins de la ville et discuté avec tous les habitants, super Nico et super Sylvain reviennent avec un van et un chauffeur trop gentil. Ils sont forts ces mecs…IMG_7955

Nous voila donc partis vers les grottes et le village de Kong Lor. Petit arrêt baignade dans une cascade remplie de Laotiens le dimanche. On hésite à gouter les pattes de poules au barbecue mais le cœur n’y est vraiment pas…

Routes magnifiques avec des massifs calcaires, paysages karstiques à fond ! Notre objectif de la journée est d’utiliser cet adjectif une centaine de fois.

Nous arrivons au village de Kong Lor

et comme d’hab, recherche d’un petit nid d’amour. Notre chauffeur nous trimbale de guesthouse en guesthouse sans s’énerver. Bilan : Steph a trouvé un superbe resort 4 étoiles, Marie nous a trouvé une charmante petite guesthouse au milieu des poules, coqs, vaches et canards. Marie a gagné haut les mains, un mélange de saint Just et de Pierrefond, les villages nataux de Sylvain et Marie.

Romane s’est éclatée avec une petite laotienne de son âge. Manon trouve que « c’est trop beau les montagnes katiques », Marine trouve notre jeu karstique vraiment trop naze…

Dimanche 12

Nous voila encore levés aux aurores pour suivre le rythme des jeunes… IMG_7780Nous arrivons donc presque les premiers aux grottes, montons dans deux pirogues pour une balade de plus de deux heures aller-retour au milieu des stalagmites et des stalactites, traversons ce tunnel de 30m de large et 7,5 km de long qui servit au transport d’armes durant la guerre d’Indochine, avec des arrêts sur des plages sablonneuses souterraines.

Avec un petit goûter du matin au milieu pour tenir le coup ! Manon y a même trouvé un amoureux trop beau qui plaît beaucoup à sa maman.IMG_7825Nous poursuivons notre route vers le minuscule village de Ban Tha Lang en admirant les pics karstiques puis la route entre la forêt vierge et le désastre environnemental qu’a créé l’inondation de la zone pour le barrage. Impressionnant, des milliers de troncs blanchis émergent des ramifications de l’immense lac de retenue du barrage de Nam Theun. Nico nous a trouvé de jolis cabanons pour dormir dans ce petit village avec deux petits enfants pour jouer avec nos deux petites.

Au soir venu, la température tarde à baisser et nous devons lutter contre la déshydratation. Cherchez l’intrus…20170312_225500Lundi 13

Départ plus tranquille pour terminer la boucle. Arrêt dans un petit village et visite de son marché,

grotte de Tham Pha Nya In avec un incroyable petit lac caché au fond,

baignade dans la rivière de la Nam Done à Tha Fa Lang entourée par des falaises abruptes (karstiques ?) et la forêt,

puis enfin découverte de la grotte des Bouddhas.

Dodo dans une guesthouse face à la gare routière pour prendre les billets du seul bus VIP dès 7h45 pour descendre à Pakse et éviter les 9h de bus local non climatisé avec les centaines d’arrêts dont on vous a déjà parlés.

mardi 14

7h45 :  » hello, 8 seats for Pakse, bus VIP, please.

No VIP bus today.

It’s a joke ? (Ils ont de l’humour ces laotiens…)

No no. Broken.

Steph déprime. No, no, no, it’s not possible! Broken pour de vrai ? (Vous remarquerez les progrès en anglais)  »

Bon, ben, pas le choix, nous montons dans le bus local

avec deux immenses paquets de gâteaux, des vaches qui rient, une dizaine de pains, des laits au chocolat, des litres d’eau. Les paysages sont très beaux, mais la route est très très très longue… Les enfants tiennent quand même encore le coup. Et nous arrivons enfin à Paksé.

Les jeunes partent faire le plateau des Boloven en moto,

les vieux vont se poser un peu à Pakse, faire l’école, trouver une laundry, nettoyer le gros vomito dans le lit de Romane qui est aussi le notre (elle a dû avoir trop chaud dans le bus), bref, retrouver leur vie de parents !

Prochain départ vers les 4000 îles.

Les questions : Le cc mieux que le sac à dos… ou pas ?

Le voyage, c’est mieux en camping car ou en sac à dos ? une bonne réponse de normand : ça dépend.

Les avantages du Cc face à la baroude

Tout d’abord le camping car a un énorme point fort : il vous plonge au cœur du pays que vous traversez. Même si vous allez d’un site majeur à l’autre, vous faites forcément des arrêts au petit bonheur pour vous reposer, faire le plein, dormir, manger ou autre. C’est la que le pays se dévoile à vous. Les gens se demandent ce que vous faites là, viennent voir le Cc et pan vous n’êtes plus un touriste mais un visiteur. C’est alors que n’importe quoi peut arriver… surtout des rencontres mémorables. De guesthouse en guesthouse, vous vous retrouvez immanquablement avec des touristes (parfois par centaines dans les grandes villes) et encerclés de gens qui ont des choses à vendre. On se sent vraiment moins dépaysés et au contact du pays.

Ensuite certains des points faibles du cc lui donnent des avantages.  Devoir cuisiner vous plonge dans les commerces locaux et vous amène sur les marchés, chercher à faire le plein d’eau vous pousse à vous adresser au gens, vider les toilettes vous fait découvrir plein d’endroits secrets ;), effectuer les réparations et entretiens vous fait découvrir la mécanique à l’ancienne…

De plus le camping car peut vous emmener un peu partout, à l’exception de certaines grandes villes … et encore nous avons dormi garés dans le china Town de Kuala Lumpur avec notre Cc. Cet avantage est énorme car aucun endroit n’est compliqué à rejoindre, fûsse-t-il perdu au bout d’une route sans retour. En baroude, il vous faut sélectionner pour quel site vous êtres prêts à faire 9h de bus…

Enfin la maison camping-car se transporte avec vous. Vos enfants et vous avez donc des habitudes, de l’outillage, des ressources toujours à disposition. Je pense par exemple à l’école, le bricolage, les lits des enfants, les guides de voyage, le pc, l’eau et les bières. Pour les enfants, cela crée un contexte stable qui nous paraissait important.  En sac à dos tout doit justement tenir dans les sacs et cela impose de n’emporter que le strict strict minimum, de déplier et surtout de replier toute votre vie très très souvent…

Les défauts du camping car face au sac à dos

Étrangement vos allez retrouver ici des points positifs tournés en défauts, mais cela se comprend assez bien.

En premier lieu le camping-car revient vite cher. Comptez très vite trente mille euros pour une occasion récente. Vous pouvez objecter qu’il en existe des vieux et c’est vrai, mais il n’en reste pas moins les autres coûts qui sont liés comme le CPD ou les shippings. Le CPD, carnet de passage en douane, est une caution que vous mettez sous séquestre pour pouvoir entrer dans certains pays avec votre Cc. Le montant est de une fois et demi la valeur du véhicule (voire plus selon les pays que vous souhaitez visiter). On vous rendra l’argent, mais il faut le donner au départ… Les shippings sont à la fois chers et compliqués à gérer. Il faut compter mille cinq-cent euros au port de départ, autant dans celui d’arrivée et de mille cinq-cent à quatre mille euros pour le fret en mer selon distance. Si vous divisez cela par le prix d’une nuit d’hôtel et des billets d’avion, cela rend l’amortissement difficile selon les pays. Attention, il semble que les shippings vers les Amériques soient beaucoup moins chers. Il faut donc moduler mon discours.

De plus, le camping car amène des procédures supplémentaires. Ce n’est en soi pas si compliqué mais si vous prenez notre cas avec la Thaïlande nous n’avons finalement pas pu entrer dans le pays… Les visas et procédures pour les personnes sont souvent bien plus simples que pour votre maison roulante. Ces procédures se cumulent automatiquement aux histoires de shippings car vous changez de pays.

Autre point : La gestion des ressources énergétiques est souvent très serrée. Quasiment tous les voyageurs en cc que nous avons  rencontrés ont comme nous appris à passer leur smartphone en mode avion dès  que possible, limiter leur nombre de douches, éviter d’allumer les lumières avant le noir total, chercher au maximum les toilettes publiques pour économiser la box et on en passe. C’est une formidable expérience mais il faut bien en être conscient. Quand il fait 35 degrés et que vous n’avez le droit qu’à un petit ventilateur USB (à se partager) pour vous rafraîchir, vous êtes moins philosophe et vous prendriez bien une bonne douche si… vous aviez plus d’eau :). Dans le même registre, le gaz n’est pas simple à se procurer en remplissage ou en bouteille de remplacement car les connecteurs divergent. Pas de gaz, pas d’eau chaude ni de frigo… On vit sans et nous l’avons fait plusieurs semaines, mais cela change la donne. Dans une vie d’hôtel vous n’aurez aucun de ces soucis.

Il faut ajouter que dans le camping car, vous vivez tous ensemble jour et nuit. Sans parler de l’intimité « corporelle », cela vous prive un peu aussi de celle des discussions sans enfants. Difficile parfois de se garder du temps pour débriefer les journées ou préparer les voyages à court et moyen terme. En guesthouse, nous avons deux chambres et cela change pas mal de choses.

Enfin, votre camping car vous emmène partout, nous l’avons même cité comme un avantage. Mais il faut bien reconnaître aussi que cela vous prive parfois d’expérience (ou les rend plus difficiles). Nous pouvons  citer le plaisir de faire deux jours de croisière d’un site à l’autre, de prendre des bus locaux, de négocier tous vos tarifs… Ce sont aussi des choses qui vous rapprochent d’un pays quand vous vous promenez en sac à dos.

Conclusion de Sylvain  ?

C’est hyper subjectif et je vous donnerai donc ma position. Le cc est plus consommateur en énergie (Je veux parler de la vôtre) mais il est la meilleure façon de s’imprégner d’un pays.

Il est plus économique dans les pays développés mais pas dans les pays cheap.

Il est plus stable pour votre vie de famille mais après six mois de voyage cc et deux de baroude les quatre filles gèrent très bien de changer 10 fois de guesthouse en 12 nuits. Cela les amuse même pas mal…

Si je devais refaire ma route, je ferais à nouveau du CC en Europe et au Moyen Orient. En revanche, je ferais du sac à dos en Asie du sud est. Grâce au budget plus bas je louerais des véhicules assez fréquemment pour être plus autonome. On perd la possibilité de dormir dans les villages mais finalement baladez-vous à six ou sept rues de votre guesthouse dans un village de 1000 habitants avec 4 enfants  et vous croiserez le vrai pays…

Je vous ai tout dit, enfin je crois… s’il le faut je ferai des mise à jour de cet article. Si vous y ressentez parfois des avis trop tranchés, c’est seulement que j’ai voulu indiquer clairement ma propre opinion. Il y a autant de façon de voyager que de voyageurs !

Conclusion de Steph

Le Cc, c’était génial. Que de belles rencontres… Une stabilité, un certain confort, des habitudes… Nous avons investi un temps de dingue à le trouver, le préparer, l’adapter, lui confectionner ses pochettes, lui préparer ses papiers, … et également beaucoup de sous.  Sylvain s’occupait beaucoup de la logistique (rôle que j’ai un peu repris avec les réservations des guesthouses, la recherche des horaires et des moyens de transports) et je trouvais sympa de me reposer sur lui…

Je suis donc triste de l’avoir quitté.

Mais bon, pas le choix, alors Positivons. Il fait vraiment très très  chaud et les chambres ventilées ou climatisées avec les douches sont vraiment un grand luxe. On rencontre moins de locaux, mais un paquet de baroudeurs très sympas.

A refaire ? Aujourd’hui, on n’est devenus assez baroudeurs pour repartir sans Cc et les complications qui vont avec. En louant des voitures ou des vans avec chauffeurs…

Donc ? Le prochain voyage serait en sac à dos, mais merci beaucoup à notre Cc sans qui on n’aurait jamais entrepris ce voyage.

Le mot de Marine : Le Cc c’est plus cool pour rencontrer les gens des villages, mais la clim, c’est super chouette.

Le mot de Morgane : je préfère le sac à dos car je ne dors pas avec Romane dans mon lit et on prend pleins de tuktuks.

Le mot de Romane : je préfère le sac à dos, car on fait pleins de randonnées la nuit pour trouver des hôtels et je peux voir les étoiles, j’admire les paysages dans les trains, les bus et les bateaux, je peux jouer à m’installer. La seule chose que je n’aime pas, c’est porter mon sac à dos.

Le mot de Manon : elle est où ma nouvelle chambre ? Par terre dans le bus ? En plus, je n’ai pas de sac à dos…

 

 

Gros bécots d’une guesthouse au fin fond du Laos, à Tha Lang.

LAOS – Luang Prabang et Vientiane

Rappel de l’épisode précédent

01/03/2017 : Nous venons d’arriver à Luang Prabang au Laos après une croisière de deux jours. Nous avons parcouru environ 15 guesthouses pour finalement en trouver une un peu au-dessus de notre budget et en dessous de nos attentes.

Découverte de Luang Prabang

Dès le soir, nous mangeons malgré tout au night market car il est tout proche et cela fait plaisir  à tout le monde de se promener après notre long périple. Nous retrouvons les mêmes repères alimentaires qu’en Thaïlande : pad thaï et riz  frits sont toujours là. Gros plus : comme annoncé dans les guides, le Laos a gardé des repères culinaires français, notamment le (bon) pain. Nous nous promettons de la baguette fraîche pour le petit déjeuner du lendemain.

Au matin, nous décidons de changer de logement pour en prendre un autre plus sympathique. Nous comptons nous reposer dans cette ville. Une fois le déménagement terminé, nous partons déambuler dans les rues, en commençant par le marché tout proche. Nous y trouvons de véritables produits locaux comme le rat séché, les grenouilles vivantes ou encore les cafards grillés…IMG_3181Nous glanons des informations en vue de notre prochain challenge : prendre un « sleeping bus » vers Vientiane. Mauvaise surprise, les couchettes doubles ne sont disponibles qu’une nuit sur deux. Il faudra choisir entre partir vite d’ici ou avoir peu de temps à Vientiane. Nous choisissons la première solution, bien qu’elle nous prive de la récupération escomptée, et réservons les billets.

Une fois ce problème réglé, nous visitons « tout doucement » la ville. Un passage devant le temple central (le Wat Kehk Chauz), IMG_3182des repas le long du Mékong et le fameux point de vue sur le soleil couchant. Le plus drôle à cet endroit est de voir combien nous sommes pour récolter une photo tristement classique ;).IMG_3216 IMG_3222En vieux blasés que nous devenons nous essayons de regarder la vie locale plutôt que les monuments et autres points de vue . La ville est agréable, on y sent la douce torpeur annoncée du Laos. Romane et moi nous faisons couper les cheveux,

nous observons longuement une récréation d’école,IMG_3197 les produits Français à disposition nous amusent…IMG_3184 IMG_3351Les SI waterfall et le départ

Une « excursion » nous parait opportune pour découvrir la nature environnante : Les Si Waterfall. Elles sont à une vingtaine de kilomètres seulement et nous y allons pour pique-niquer. Une négo de touktouk et pan l’affaire est dans le sac. L’endroit est réellement magnifique !

Je fais l’ascension vers le haut de la chute d’eau avec les deux grandes. L’endroit est hyper paisible, l’atmosphère très douce et le panorama sublime. Le Laos dans toute sa splendeur. La seule à se baigner courageusement dans cette eau très fraîche sera Romane.

Le parc naturel héberge de plus des ours recueillis par une association, ce qui amuse plus particulièrement les petites, et Sylvain, l’amoureux des ours.

A plus dans le bus

Le soir nous partons par le bus. Les tickets ont été réservés via notre guesthouse car le surcoût  (négocié quand même car le boulot pour un ou six billets est le même) est partiellement compensé par les économies de touktouk. En revanche tout cela a été un peu… bordellique ! Nous sommes donc enchantés de constater que nos lits nous sont bien attribués et que personne ne va dormir dans le couloir du bus :). Nous cassons une petite croûte sur le parking de la gare routière et zou !

Le point positif est que les enfants vont s’endormir très rapidement et passer une assez bonne nuit. Pour les parents c’est une autre affaire. La route est très très mauvaise, tourne sans arrêt et nous secoue en position allongée… pas évident de trouver le sommeil. De plus, le lit est prévu pour les laotiens, pas pour les bonhommes de plus de un mètre quatre-vingt… Je suis un peu plié en deux avec Manon qui me bloque la diagonale. Derniers points, la clim est réglée comme dans les avions, un véritable frigo et nous faisons de multiples arrêts pour laisser les laotiens faire pipi dans la nature !!!

Au final nous arrivons à 6h du matin plutôt fatigués. Mais l’expérience est malgré cela concluante. Ce mode de transport nous a permis parcourir une longue distance, sans gestion des enfants tout en gagnant une nuit d’hôtel.

Vientiane… une capitale « française »

Dès notre arrivée, nous nous mettons en chasse d’une guesthouse pour le soir. En arpentant les rues, nous passons devant une boulangerie très réputée ici. Les restaurants « western » et surtout frenchies sont partout ! Nous petit déjeunons devant une aire de jeu, sur un banc un peu cracra… cela nous rappelle avec nostalgie notre vie en camping-car. Une fois le ventre plein, nous partons sacs sur le dos et trouvons après sept essais notre guesthouse (« sport guesthouse » pour 100 000 Kip la chambre avec ventilo). Nous voici installés pour attendre notre surprise !

Dans la rue, à l’hôtel ou au restaurant, les français sont partout. Soit, cela nous donne à nouveau le sentiment de « tourisme de masse » mais reste agréable et permet des rencontres très sympathiques. Les échanges d’informations pratiques sont également grandement facilités (tarifs, distances, négociations possibles, bonnes adresses….). Nous faisons la connaissance de Jean Claude qui arpente le Laos plusieurs mois par an pour exercer sa passion de la photographie. Il nous indique de nombreux bon plans qui vont orienter la suite du voyage.

A propos de rencontre

Avant  notre arrivée au Laos, notre chère tatie Bijou nous a donné un super contact. Pierrick, le fils de son amie, est expatrié au Laos depuis 6 ans. Nous nous sommes déjà rencontrés en France mais il est temps de mieux nous connaître :). Sa femme Path et lui nous donnent rendez-vous le lendemain soir dans un restaurant pour papoter. IMG_3315Un très bon moment durant lequel nous en apprenons autant sur Pierrick que sur son pays d’adoption et découvrons sa femme adorable.

Et sinon les activités ?

Nous passons en tout 4 jours à Vientiane. Le but cette fois est très clairement de nous poser un peu. Nous pensons avoir changé dix fois de guesthouse en douze jours. Nous retrouvons donc de petites habitudes dans notre quartier : acheter du pain tous les matins, IMG_3340utiliser les transports en commun, arpenter les différents marchés, maltraiter les touktouk escrocs durant les négociations, manger dans un restaurant français nommé Le Vendome, préparer la suite de notre voyage vers le sud…

Les filles passent plus de temps ensemble et elles se sont mise à se tatouer au stylo bille… mimétisme face aux baroudeurs que nous cotoyons ??IMG_3346Outre nos passages dans quelques temples, nous nous rendons également au local de l’association « COPE ». Celle-ci équipe gratuitement de prothèses les victimes des mines anti personnelles et autres bombes à fragmentation cachées dans le sol depuis la guerre dite « du Vietnam ».

580 000 raids américains ont été recensés sur le pays pour plus de 2 millions de tonnes de bombe. La fameuse « route Ho Chi Min » a coûté cher au pays…

Notre autre visite sera pour le « Buddha Park ». C’est un assemblage hétéroclite de statues bouddhistes et hindouistes collecté par un gentil illuminé souhaitant concilier les deux religions. Dans les faits c’est un peu un terrain vague avec des statues plus ou moins entretenues.

Rien de fascinant mais… sympathique pour les petits et surtout accessible en bus public sur une route « presque piste », ce qui est le vrai fun de la ballade :).

La surprise, la surprise !!!

Le lendemain, mercredi 08/03, nous allons chercher notre surprise… à l’aéroport. Nicolas, le petit frère de Stéphanie, et Marie, sa moitié, viennent passer deux semaines avec nous. Nous sommes tous impatients de les accueillir et leur réservons un accueil de folie dans le terminal.

C’est une nouvelle occasion de nous faire remarquer et de sympathiser avec des laotiens qui craquent tous pour Manon. Ils adorent faire jouer leurs petits avec elle.IMG_3396Après une bonne heure d’attente, ils arrivent enfin. IMG_3410Nous les ramenons rapidement à la guesthouse pour qu’ils récupèrent. Dans la soirée, nous déballons tous les cadeaux qu’ils nous amènent de France : Magazines pour les enfants, autocollants pour transformer notre nouveau PC Querty en azerty, bonbons, saucisson, vin, comté, fils à bracelet brésilien, bières et même une bouteille du fameux Bidule de  Pornichet. Un immense merci aux grands-parents, à Catherine et Jean François, à Cindy et Vincent, et bien sûr Nico et Marie.

Bon et après ???

Nous décidons ensemble de partir vers le sud en petites étapes. La première nécessite 7 heures de bus mais nous (et les enfants surtout) sommes maintenant robustes. De plus, nos nouveaux compagnons de voyage adhèrent à notre désorganisation volontaire. Ils sont prêts à faire un peu n’importe quoi au jour le jour. C’est ainsi qu’après une bonne nuit de sommeil nous décollons donc tous les huit vers la gare routière, sans tickets ni réservation car sinon ce ne serait pas rigolo :).

  • Morgane : « Et s’ils n’ont pas huit places dans le bus, on fera quoi Papa ?? « 
  • « T’inquiète pas ma poulette, on prendra le suivant »
  • « Et s’il n’y a pas de suivant ? « 
  • « Eh bien on improvisera, t’inquiète « 
  • « ha ok »

Moi je vous le dis, à huit, nous allons encore bien plus nous amuser 😉

 

 

 

THAILANDE – Bye bye Thaïlande, hello Laos !

Rappel de l’épisode précédent

Nous sommes en plein dans notre boucle au Nord de la Thaïlande à bord de notre voiture de location. Cet article relate les faits jusqu’au 01/03/2017. Il est écrit en grande majorité par Stéphanie !

La boucle à boucler

Un petit resort de rêve

Nous arrivons dans la toute petite ville de Khum Yuam. Nous nous rendons plus précisément dans un petit hôtel recommandé par nos amis de couvalventure pour son rapport qualité prix et l’accueil de son propriétaire. Nous ne sommes pas déçus. C’est un vrai petit nid avec une vue formidable sur la vallée.

Le matin, au lever du soleil c’est une féerie. Les brumes éclairées par le soleil se dissipent pour laisser la place à des couleurs rougeoyantes d’automne. Une fois le jour levé, le vert flamboyant des rizières l’emporte définitivement avant que le jeu ne reprenne au soir venu. Un vrai tableau impressionniste en live !

A part la contemplation, nous profiterons de cette toute petite ville pour y découvrir un peu plus la vraie vie Thai, avec notamment l’épandage de bois émietté afin de préparer le brûlis et la culture sur cendre20170224_124836Nous y visitons également un étrange musée relatant la « fraternité Nippo-Thai durant la seconde guerre mondiale »… Ou comment un ancien occupant adoucit l’histoire en finançant lui même un musée qui la raconte. Le contenu en lui même ne vaut pas le détour mais il a l’avantage d’exposer la vie et l’histoire proche de la région.

La dernière étape

Mae Chaem est vraiment l’endroit le moins touristique que nous ayons visité. Sur sa route nous faisons un rapide arrêt dans l’une des nombreuse sources d’eau chaude de la région. Un petit bain à 40 degré au milieu des montages, le tout pour 20 Baht par personne… très sympa.

Le night market est par exemple exclusivement destiné aux locaux. Les gens sont amusés de nous voir en famille. Romane se voit même offrir un petit bol de larve une fois qu’elle et moi avons eu le courage de les goûter… Nous ne ferons qu’y dormir une rapide nuit mais cette étape terminera de remplir notre objectif : rencontrer la vraie Thaïlande.

Retour à Chiang Mai puis… Plan A ou plan B ? 

Après notre ballade d’une semaine en voiture à découvrir la frontière birmane, nous devons prendre les bonnes décisions pour atteindre Vientiane le 8 mars car une grosse surprise nous y attend. Nous comptons donc entrer au Laos par le nord pour découvrir Luang Prabang sur notre route. Nous rendons donc notre voiture à l’aéroport de Chiang Mai et devons choisir entre deux plans.

Plan A : prendre l’avion Chiang Mai – Luang Pralang, 60 minutes de vol.

Plan B :

1) prendre un taxi jusqu’à la gare routière de Chiang Mai, 30 minutes,

2) profiter d’un bus tout confort, Chiang Mai-Chiang Rai, 3 heures,

3) monter dans un bus local Chiang Rai-Chiang Khong, 2h30

4)  faire un petit tour de tuk tuk pour rejoindre la frontière, 10 minutes,

5) traverser le pont de la frontière dans une navette, 5 minutes,

6) prendre nos visas, rapide,

7)  remonter dans un tuk tuk de la mafia des tuk tuks pour aller à Huay Xai, 25 minutes,

8)  profiter d’une croisière sur le le Mékong jusqu’à Pak Beng, 7 heures,

9) voguer une seconde journée sur ce magnifique fleuve jusqu’à Luang Prabang, 8 heures,

10) remonter dans un tuk tuk de la mafia des tuk tuks pour rejoindre le centre, 20 Minutes.

11) C’est tout. Se reposer et découvrir Luang Prabang.

Et vous, qu’auriez-vous choisi comme plan ? Nous allons évidemment tenter le plan B, il a l’air trop génial…

Chiang Rai : White temple, Night-markets, coiffeur et massages thai.

Nous rendons donc notre voiture sans encombre et trouvons un taxi grâce à notre copain Uber. L’avantage de ce moyen de transport est qu’il n’y a pas de longues négociations, que nous payons le vrai prix local et que ces véhicules sont climatisés. Nous avons beaucoup utilisé cette application et son petit frère Grab depuis notre arrivée en Asie. Comme toujours à Chiang Mai, les bouchons nous retardent et il nous faudra bien trois quart d’heure pour rejoindre la gare routière…

Au passage, les Fauvel en déplacement cela donne cela : Trois sacs à dos et deux sacs de « petit bazar », le tout pour un total de 21Kg.IMG_2940Nous voila donc à la gare routière pour trouver ce fameux bus tout confort climatisé, de la compagnie green bus. Bon, tout confort = clim à 28° + bouteilles d’eau et petits gâteaux offerts. C’est parti pour trois grosses heures sur une route magnifique pleine de virages. Pour la première fois, nous n’avons pas réservé de chambres à Chiang Rai, nous partons donc à six trouver le nid de nos rêves pour ce soir. Succès, nous trouvons au bout de la seconde guesthouse. Après avoir supprimé la climatisation de nos critères depuis quelques semaines, nous supprimons la salle de bain privative. Comme disent les enfants, « c’est la même chose, il suffit de sortir pour aller aux toilettes et se laver ».

Nous aimons beaucoup cette petite ville, à taille humaine avec des habitants super sympas.  Nous en profitons pour regarder quelques temples, une belle horloge et le white temple très moderne (et un peu barré on adore !) à une dizaine de kilomètres.

Nous  testons les différents night-markets. IMG_2945Stéphanie s’offre le coiffeur : le sketch pour trouver la bonne coiffure, environ 700 modèles asiatiques dans le book et une seule page avec quatre ou cinq modèles américains et européens. Le choix se porte donc sur Meg Rian des années 90. Résultat convainquant ?  Tout cela repoussera. Un massage thaï pour les quatre grandes : selon les âges, cela provoque douleurs ou éclats de rires

L’arrivée au  Laos.

IL faut repartir, nous allons donc chercher notre bus local, rafraîchi grâce aux ventilateurs accrochés au plafond et surtout aux fenêtres et portes grandes ouvertes. Comme d’habitude, nous laissons Manon dans sa poussette pour qu’elle puisse dormir allongée. Nous fixons la poussette avec un tendeur à vélo pour qu’elle ne roule par la porte, sécurité oblige :)

Les locaux montent et descendent n’importe où, avec n’importe quoi : sacs, bébés, lapins, gros cartons…

Nous voila prêts pour la frontière : sans camping-car, trop facile…  un tour de tuk tuk, un tampon de sortie, une navette, des formulaires, un autre tuk tuk et zou ! Nous voila au Laos.

Trouver deux chambres, trop facile pour nous maintenant. Un petit hôtel avec deux terrasses : vue sur le Mékong à l’arrière et sur la rue à l’avant.IMG_3046Il ne nous reste donc qu’à découvrir ce nouveau pays. Voici en vrac nos premières impressions.

Ils adorent les enfants, en tout cas, nos deux petites ont un succès incroyable.

Ils sont super sympas et souriants.

Il ne faut pas être pressé : nous allons peut être commander le même plat pour toute la famille, sinon on mangera chacun notre tour. Ben oui, ils cuisinent un plat puis un plat puis un plat, etc. Avec une pause-café entre chaque ???

Petite déception pour la bière, la laobeer ne tient pas ses promesses, nous préférons la Tiger, mais bon, notre palais va s’y faire.

La croisière s’amuse sur le Mékong ???

Première journée. Nous voici de bonne heure pour réserver les meilleures places du bateau.IMG_3055 Trop génial, un bateau avec une quarantaine de places,  une table pour quatre, on va pouvoir travailler, mettre à jour le blog, jouer, manger, … quelques laotiens avec enfants qui vont pouvoir jouer avec les nôtres assis vers le fond. Le rêve.

Des passagers occidentaux montent… pas assez de place. Pas de problème, le capitaine envoie les laotiens dans la salle du bout, par terre avec les moteurs et des gros trous qui donnent directement sur le Mékong… Zut, rappé pour les jeux entre enfants.IMG_3068Des passagers occidentaux montent encore et encore… Pas de problème, on supprime toutes les tables, on bouge toutes les banquettes, on rajoute des sièges de bus vissés sur des tasseaux. Double zut, plus de place pour mettre ses jambes, on ne peut plus bouger,  cela pue.IMG_3067Des passagers de plus en plus nombreux montent encore et encore… toujours des occidentaux, avec des sacs en plastiques non étanches plein de glaçons qui coulent par terre pour maintenir leurs bières au frais. Et du whisky et d’autres alcools forts. Triple zut. Mais on va les mettre où ? On frôle les 200 personnes. Un marché aux bestiaux? Le Lonely dit : « attention, ne pas dépasser 70 personnes sur ce type de bateau ». Pas de problème. On en met partout, dans les allées, sur les côtés, dans la salle du moteur, devant, derrière, sur les côtés… La croisière coule ? Nous sommes dans le bateau depuis plus trois heures, toujours à quai, la journée va être longue. Il est midi, l’alcool coule à flot mais le bateau lui a l’air de tenir, on peut donc partir.

Deux facettes pour cette croisière, des paysages magnifiques à n’en plus finir avec les femmes qui lavent leur linge, les hommes qui pêchent, les enfants qui se baignent…. mais la honte d’être mélangés à ces occidentaux ivres et chantant trop fort pendant que les locaux s’entassent à l’arrière. Et pourtant, nous ne sommes pas allergiques à l’alcool… Malgré cela toute la famille tient le coup en lisant, jouant un peu etc.

Bon, on finit par arriver à notre étape de nuit, Pakbeng. Un village désert le jour qui reçoit des centaines de touristes pour une nuit, chaque soir. Des dizaines de laotiens sont présents à l’arrivée du bateau pour « accueillir » ces touristes d’un soir et les « diriger » dans les guesthouses avec des enfants sales et tristes, parfois nus, quémandant nos restes de bananes ou de gâteaux. Stéphanie nous dégote  assez facilement dans ce capharnaüm deux chambres. Ces villageois n’hésitent pas à nous vendre un petit sandwich 2€, un café à 1€, … on n’a pas le choix mais on leur pardonne quand on voit les dizaines d’euros dépensés en alcool, ils doivent nous penser riches et on relativise en pensant  au prix d’un panier repas dans le TGV Paris Nantes.

Seconde journée.

On se lève aux aurores pour au moins être assis sur des sièges et non éparpillés par terre à six points différents du bateau. Nous voilà dans le bateau dès 7h30 du matin. Pas de table, mais les sièges ont l’air plus espacés. La rumeur d’un second bateau serait-elle vraie? Pas de fausse joie, attendons tranquillement… IMG_3101Ouf, le second bateau existe. L’alcool dans ce village coûtant le même prix que sur le bateau, les voyageurs arrivent les mains vides, chouette. De plus, les alcolos doivent être dans le deuxième bateau. Nous démarrons tranquillement ( rappelez-vous, nous sommes au Laos) vers 10h30.

Le couloir est presque vide, les enfants vont pouvoir bouger, travailler ou dormir par terre et nous, nous reposer et profiter des paysages.

En fin d’après-midi nous arrivons à un quai prévu assez loin de la ville pour que les touk touk ayant l’exclusivité du site puissent y faire tous payer un prix exorbitant. Nous hésitons le temps de regarder une partie de « pétong »IMG_3178puis décidons de faire nos fortes têtes ! Nous allons marcher et un touk touk classique finira bien par passer. Bingo ! après 800 mètres nous nous faisons ramasser par un petit monsieur qui gagne encore très bien sa vie malgré les 50% économisés. Nous galérons ensuite un peu dans notre recherche de guesthouse car tous les prix sont hallucinants pour nous. Nous finissons tous épuisés mais installés vers 20h30 pour nous remettre de nos émotions. On espère que ces quatre jours ont vacciné Morgane et qu’elle ne nous demandera pas dès demain un tour sur un baille à ploucs, un tuk tuk ou un songthew…

Infos pratiques pour ceux qui choisissent le plan B  : famille de six, les enfants ayant 2, 7, 10 et 13 ans.

Taxi Uber aéroport vers gare routière pour six : 150 baths.

Green bus Chiang Mai – Chiang Rai, 3h : (4*166) + (1*120) car moins de 130 cm + (1*0) = 784 baths. Site internet Green bus en anglais très clair avec horaires et tarifs et types de bus. Il existe un bus direct Chiang Mai – Chiang Khong.

Bus local Chiang Rai – Chiang Khong, 2h30, 3h : (65*3) + (65*50%*2) + (0*1) = 260 baths.

Tuk tuk arrêt de bus à la frontière : prix annoncé = 50 bahts par personne. Négociation facile à 200 baths pour la famille.

Navette pont de la frontière : 20 baths par personne, ou 25 baths car pause du midi entre 12h et 13h. Si vous passez vers 12h 30, attendez 13h avant de payer, de toutes les façons, le chauffeur doit manger… (25*5) + (0*1)= 125 baths.

Visa : 30$ *6 =180 $ pour les francais. Paiement en dollars uniquement. 2 formulaires + 1 photo identité fond blanc par personne. Hyper facile, aucune négociation, ils rendent même la monnaie en dollars. Essayer de prendre les formulaires côté thaï, vous aurez le temps de les remplir en attendant le bus navette. Attention, 5$ de plus si passage le week-end, certains jours et à certains horaires…

Tuk tuk frontière vers Huay Xai : 100 baths par personne annoncé, soit environ 2,50€… une honte, mais on le savait. Steph en grande forme a négocié 360 baths pour la famille, négo difficile.

Nuit à Huay Xai : pas besoin de réserver, beaucoup moins cher sans réservation, petite ville et beaucoup de choix. Négociation facile pour 1 chambre de deux ventilée et une chambre de trois climatisée pour 180000 kips. Saybadee guesthouse.

Slowboat : 210 000 kips par personne pour Luang Prabang. Manon gratuite. On aurait peut-être pu négocier mi tarif pour Morgane et Romane, mais on a préféré avoir de la place. 1 050 000 kips.

Nuit à Pakbeng : pas besoin de réserver, beaucoup moins cher sur place. Des dizaines de rabatteurs nous attendent à la sortie du bateau.  Donevilasak guesthouse. 600 baths pour les deux chambres.

Sortie du bateau- centre Luang Prabang : prix annoncé, 20000 kips par personne, soit environ 2,30€, on le savait. Ben oui, cela serait trop facile si le bateau s’arrêtait dans le centre. Prix payé:

THAILANDE – Chiang Mai et le Nord Ouest

Résumé de l’épisode précédent

Nous venons de survivre aux 13 heures de transports pour atteindre Chiang Mai. Nous savons que l’agglomération ne sera pas fascinante mais comme pour beaucoup elle va nous servir de point de relais pour découvrir le Nord de la Thailande

Une bonne guesthouse

Nous sommes installés pour la première fois dans une adresse du routard, vendue comme très « baroudeurs » et surtout excellent rapport qualité-prix.

C’est effectivement une adresse hyper sympathique, dotée d’un espace commun agréable, pleine de voyageurs et bien propre. Le billard (au tapis troué) y est à dispo et les filles s’en donnent à coeur joie.

Le tout pour 17€ les deux chambres de trois par nuit : c’est royal ! Nous vous recommandons donc clairement « Julie’s guesthouse », si vous passez dans le coin. Située en plein dans le vieux Chiang Mai, c’est un point de départ parfait pour visiter…

Les templeries

Comme partout en Thaïlande, nous visitons plusieurs temples au fil de nos promenades. C’est un thème de balade facile : « Venez, on va se faire un temple ! ». Devenus assez connaisseurs en Bouddha, nous  nous attardons surtout sur les variations de chaque sanctuaire

Ici nous croisons plus de moines, l’occasion de découvrir que l’habit leur laisse aussi le droit aux loisirs communs de la papote, du geeking et de la trinquette entre potes…

La ville en elle-même

Au fil de nos balades, nous apprécions  Chiang Mai, on peut y trouver un peu plus de traces de la vie des Thaïs que dans nos quartiers fêtards de Bangkok.

En ouvrant bien les yeux on trouve de belles bâtisses, du sirop de scarabée, de pauvres ouvriers qui maîtrisent les pelotes électriques, des marchés vivants et parfois des locaux qui n’ont rien à vendre :)

Et nous rencontrons « Tonton Domi », Yann et  Khéo !!!

Le point d’orgue de notre passage est la rencontre tant espérée avec « Tonton Domi ». Dominique, oncle de Stéphanie, est venu s’installer en Thaïlande il y a environ 20 ans. Nous nous rencontrions généralement en coup de vent, une fois par an, lors de son passage estival en France chez sa Maman (notre chère Grand-Mamie que nous embrassons très fort). Autant dire que nous nous faisons un plaisir de venir faire réellement connaissance avec lui sur ses propres terres. Peu de photos de ce moment car nous étions plus occupés à le vivre qu’à l’immortaliser.

Dominique a mis pour nous les petits plats dans les grands et nous mangeons à la française. Foie gras et bœuf bourguignon, le tout arrosé d’excellents vins (bourgogne, Châteauneuf du pape…) de sa réserve personnelle.IMG_2819Une excellente soirée durant laquelle Dominique va discuter avec nous de son pays d’adoption, de la famille, des enfants et un peu aussi de notre voyage… Echange passionnant et très enrichissant pour nous sur tous les plans.

C’est aussi l’occasion pour nous tous de rencontrer Yan, notre « cousin du bout du monde ». IMG_2824Un charmant jeune homme qui nous fait le plaisir de nous parler un peu de son école et de sa vie. Il accepte même de nous montrer son uniforme scolaire dont les chaussures cirées doivent tenir bien chaud ici 😉

Nous rentrerons très tard de cette grande soirée, raccompagnés par Dominique jusqu’à notre porte. Un grand Merci Tonton et quel plaisir ce fut !

Le centre commercial

Le lendemain, c’est notre dernier jour et nous allons poursuivre notre analyse des centres commerciaux à travers le monde.

Là encore nous trouvons un centre gigantesque vendant de tout, y compris du beurre au sel de Guérande !!!! On nous y prête même une voiture de sport…20170218_142137pour Manon. La même que Virginie en miniature, trop classe !20170218_132705Notre seule déception sera de ne pas y trouver de Food-court. Sur le plan nourriture, c’est un point de la Malaisie qui nous manque dans ce pays. De rage, nous nous sommes même offert un restaurant indien car ce type de cuisine est bien moins présent ici.20170217_125355La grande boucle vers la frontière Birmane

Après avoir hésité plusieurs jours à rallier le triangle d’or, nous optons finalement pour parcourir la « mythique » route 108 à 1864 virages, ralliant Chiang Mai à Pai et Mae Hong Son. Pour regagner en indépendance, nous louons une voiture pour parcourir ces 800 Kilomètres sur une semaine. Objectifs : Aller vers des zones « un peu moins touristiques » et pouvoir nous balader plus facilement.

Notre première étape sera une cascade comme il y en a beaucoup ici. Nous la voyons indiquée sur la route et tournons pour une agréable balade.

20170219_123133_PanoNous passerons ensuite la nuit à Pai. C’est une petite ville enchâssée dans les montagnes. Autrefois repaire de baba cool elle a un peu retournée sa veste vers le tourisme de masse :), chinois notamment car la frontière n’est pas loin. Peu de choses à retenir pour nous si ce n’est un  agréable marché nocturne et une guesthouse sympatoche avec des lits de princesse (cad à moustiquaire quoi).

La seconde étape, Mae Hong Son, est plus petite et beaucoup plus calme que Pai. Il faut dire que 1000 virages, ça filtre un peu le chaland ;). Nous faisons d’abord une halte aux grottes de Khom Tam. Il s’agit d’une gigantesque caverne dont le toit poreux permet la formation d’incroyables stalactites et stalagmites. Au fond de la grotte coule une rivière que nous allons parcourir en radeau de bambou. Assez touristique mais néanmoins très sympathique.

Nous arrivons le soir dans une guesthouse aux lits affreux mais toute proche du lac au cœur au village. Nous y passons deux jours à flâner de petits sites en restaurants de rue tout en recommencant l’école après une semaine de vacances.

Notre troisième stop se fera à Khum Yuam, une ville encore plus petite (on progresse !). Ce fut l’ancien centre de commandement des armées Japonaises et le point de départ vers le front Birman de celles-ci. Cette fois nous allons dormir dans un petit resort en pleine nature, mais cela je vous le raconterai bientôt…

Un petit message perso

Je profite de ce message pour passer une petite annonce. Je suis de plus en plus frustré par mon incapacité à restituer ce que je vois dans mes photos. Je commence donc à me documenter et cherche un premier reflex d’occasion à petit prix (budget voyageur oblige). Si l’un d’entre vous a cela dans un placard, qu’il se manifeste svp !

 

 

 

THAILANDE – Ayutthaya et les voyageurs

Rappel de l’épisode précédent

Nous venons de rejoindre Ayutthaya après une formidable série de différents moyens de transports . Nous sommes le 11/02/2017 et nous sommes installés dans une guesthouse (somjai place) toute proche des ruines multi centenaires d’un empire précurseur du Siam.

Mauvais accueil ?

Le premier soir, une fois les schtroumphs couchés, nous décidons de nous offrir une bière. Je me rend donc faire la tournée des 7-11 et autres Tesco pour me faire jeter à chaque fois : Pas d’alcool en vente aujourd’hui car c’est le « Bouddha Day ». Si même les bouddhistes s’y mettent !20170211_200922M’enfin nous allons tenir le coup jusqu’à demain…

Patrimoine mondial de l’Unesco

La ville est assez petite mais est l’un des points touristiques les plus visités de la Thailande.

Il faut dire que, fondée au 14e siècle, elle a été la capitale de 37 rois du Siam successifs. On a compté, parait-il, ici plus d’un million d’habitants à l’époque de Louis XIV, lequel recevra d’ailleurs la première délégation Siamoise en Europe. Elle a été abandonnée au profit de Bangkok au 18e quand les méchants Birmans l’ont prise et détruite. Les birmans sont un peu pour les Thai comme les anglais pour les français :)

Autre moteur du tourisme, la cité est sur l’axe majeur Bangkok-Ayutthaya-Lopburi-Sukhotai-ChiangMai qui forme une « ligne droite à visites ».

En revanche, étrangement, tout le patrimoine était il y a 40 ans à l’abandon et recouvert par la végétation.

Les visites

Le site est très grand, entouré de douves, sillonné de canaux et de gigantesques boulevards. Une sorte de « ville à l’américaine » entre des sites historiques.  Il y a là pléthore de temples et de palais construits par les rois successifs. On peut facilement circuler à vélo, en tuktuk ou… en éléphant.

Bon c’est encore un site plein de Français et d’européens en général, mais cela pèse moins vu la taille de la zone à visiter. Voyons le bon côté des choses, nous papotons avec plusieurs familles durant la journée et à l’hôtel.

Une autre famille victime des Thai

Depuis quelques semaines nous sommes en contact avec Simon, Céline et leurs enfants, Tanguy, Marguerite et Justin . C’est nous qui leur avons confirmé, à leur grand dam, que la Thailande avait fermé ses portes aux camping-cars. Le leur venait d’arriver en Décembre à Singapour depuis l’Amérique du sud.

Après être passés « pas très loin » les uns des autres, nous nous retrouvons à Ayutthaya. Ils nous rejoignent sur le site et nous passons la journée ensemble jusqu’au soir.

Une agréable journée à échanger encore une fois sur le voyage en famille et nos diverses expériences. Pour les enfants, c’est surtout une journée formidable : Des voyageurs comme nous et français en plus ! Pas de round d’observation, dans la minute où ils se découvrent, les jeux et papotages commencent. Une jolie petite troupe de 7 enfants :).

Dans cette journée, nous allons malgré tout visiter un peu le site et notamment le « Phra Nakhon Si », ancien palais de roi et temple (selon les époques et humeurs des souverains).

Mais nous ralentissons nos amis qui sont à vélo et à force de boire des cafés, nous manquons le musée de la ville. Rendez vous est donc donné pour le lendemain matin dans ce musée. Cette fois les Fauvel seront à vélo ! 20170213_180637Sur la route du musée nous passons au « Wat Maha That » saluer le « Bouddha dans l’arbre », véritable icône de la ville.

Nous nous retrouvons ensuite tous pour une visite collective du musée et nous faisons nos adieux « provisoires » sur le parking :  Qui sait si nos chemins se recroiseront jamais…

Cette fois c’est la voie ferrée

L’après midi, nous faisons notre choix d’où partir le lendemain : Ce sera Chiang Mai et le Nord de la Thaïlande. Je pars donc avec 3 filles en vélo acheter mes billets à la gare pour le lendemain. Coup de bol, le site internet de la SNCF Thai disait vrai : il restait 7 places assises dans le train, bon, train de jour, car train couchettes, il faut réserver plusieurs semaines à l’avance… donc pas pour nous !20170213_163038Le lendemain nous arrivons donc à 9h30 après avoir pris un mini ferry pour traverser les douves (Encore un transport magique pour Morgane).

et nous voici en route pour 10h de train… qui vont évidemment se transformer en 12h à cause des différents retards. Heureusement, dans ce train il y a la clim, une hôtesse et des repas servis à bord. Un vrai petit avion… qui roule à 50 km/h :).

Treize heures plus tard, nous atteignons notre guesthouse. Les enfants ont super bien tenu le coup, mieux que Papa en tout cas. Quelques dessins animés, de la lecture et des efforts de tous… c’est passé.

Et alors, la suite ?

Chiang Mai à découvrir…

THAILANDE – Kanchanaburi c’est Kwai ??

Rappel de l’épisode précédent

Nous quittons Bangkok en bus afin de rejoindre Kanchanaburi : La ville du fameux pont de la rivière Kwai. Nous sommes le 08/02/2017.

Petit rappel historique et culturel

Nous connaissons tous (du moins les +35 ans) le célèbre film et surtout son fameux air sifflé par les soldats. Le film s’est inspiré d’un roman relatant des faits réel et écrit par le français Pierre Boulle. Pour les nostalgique que cela titillerait le film est disponible en intégrale sur youtube.

En 1941, le Japon a déjà envahi une grande partie de la région dont la Malaisie, la Thaïlande et la Birmanie. Il faut dire que les européens, alors colonisateurs de ces pays, avaient d’autres chats à fouetter avec les casques à pointes… Mais les troupes nippones ont besoin de ravitaillement rapide sur le front de la Birmanie.
Le japon lance donc au pas de charge la construction d’une ligne Bangkok-Rangoon. Les maladies, la famine et les mauvais traitements tueront sur ce chantier 100 000 civils forcés au travail et 15 000 prisonniers de guerre.

Le pont temporaire sera bien détruit par les alliés… mais reconstruit. Il laissera finalement en 1943 la place à un bon vieux pont en métal.

Kanchanaburi, la ville aujourd’hui

Cette petite ville est perdue dans une superbe nature : la même jungle qui servait de « grillage gratuit » au camp de prisonnier. Aujourd’hui son activité principale est le tourisme, grâce (ou à cause) de ce pont. Elle a reçu le principal cimetière de soldats, développé un musée et tout un tas de « touristeries » (éléphants, canoë, trek, bars à thème et/ou à hôtesse).

Notre guesthouse est au bord de la Kwai, le long d’une rue
totalement dédiée aux loisirs. C’est un mini bangkok en moins cher avec des slogans : « Get drunk for 10 Baht », « Hamburger any time », « meet hot and easy thai girls », « Sex and fun with elephants » etc.

Pour notre part nous trouvons surtout là bas un environnement très agréable, au bord de la Kwai, qui nous invite au farniente.

Un premier soir musclé

Le premier soir, nous faisons la connaissance d’un couple d’anglais avec qui nous refaisons le monde toute la soirée (notre projet, le brexit, les migrants, Donald Trump, la religion…). Alors que nous sommes au comble de la gaieté, un jeune homme à peine capable de marcher se jette sur nous « help help me help my wife, poison ! help ! ». Nous le pensons d’abord ivre mort, comme sa femme, puis
constatons qu’ils ont vraiment un grave souci. Nous trouvons dans la rue qqun pour appeler la police qui appelle ensuite une ambulance. Le lendemain, il reviendront à peine remis et nous expliqueront que ce sont peut être… les sushis qu’ils ont mangé, les tarés :). Le bon plan, c’est qu’ils sont Polonais et que ce pays est dans nos plans à long terme ;).

Une journée de visite

Nous ne sommes pas équipés pour la rando nature ni tenté par l’offre éléphant. Nous visitons donc la ville.Son cimetière militaire

et bien sur le fameux pont ! Avouez que cette belle structure métallique sur pied béton décoit un peu… Surtout quand on a en tête l’image si romantique du pont du film.

Nous avons néanmoins fait rouler la poussette de Manon sur les rails. Cela nous fera une histoire de plus à lui raconter quand elle sera grande :).

Une journée de flotte

Le lendemain, nous décidons d’emmener les enfants au parc aquatique découvert par hasard tout prêt de chez nous. Stéphanie ayant oublié son maillot vieux de 10 ans dans le cc a pu s’en racheter un nouveau thaïlandais dans la boutique de la piscine…

Une belle journée d’amusement et de fraîcheur pour les filles, même si nous souffrons beaucoup moins de la chaleur dans ce pays. Elle est ici moins humide et surtout les nuits sont plus fraîches. Nous dormons même sans clim.

Prochaine étape : on s’amuse de peu sur la route

Le dernier soir, fidèles à notre routine, nous décidons de nous rendre à Ayutthaya. Cela nous rapproche de Bangkok et sera notre point de départ vers l’est ou le nord du pays selon notre humeur… du dernier soir :).

Et là nous allons vivre une superbe aventure du transport. Rien de bien dangereux mais juste une éclate totale dans les différents véhicules. Nous étions arrivés en taxi à la guesthouse20170211_113619Nous en repartons à 6 plus bagages dans un touktouk20170211_105512pour ensuite prendre à la gare routière un bus local avec « espace famille » à l’arrière.

Il roule porte ouverte et nous passons le voyage à faire attention à Manon qui fait sa sieste : il ne faudrait pas qu’elle tombe dehors en marche…

Nous prendrons ensuite un nouveau minivan sans intérêt qui nous dépose à la gare routière toute proche de notre guesthous

Et alors, la suite ?

Comme d’habitude, nous récupérons une journée en visitant un tout petit peu notre quartier puis… je vous raconterai

 

THAILANDE – Bangkok

Rappel de l’épisode précédent

Nous sommes installés pour plusieurs jours « renouvelables » à Bangkok et allons prendre le temps de découvrir cette ville. Nous sommes le 3 Février 2017.

Dans le quartier des routards ???

C’est ce qui était dit de notre guesthouse. Aucun doute la dessus : nous croisons dans les rues presque plus de touristes que de Thai. Dans le lot, un paquet de Français car les vacances parisiennes ont déjà commencé. Nous sentons du coup que nous sommes bien dans une usine à étrangers. On trouve partout des restaurants « western food » , des hôtels, des pubs et autres lieux de fêtes « plus intimes » ouvrant grand les bras aux allemands en short…

Une autre capitale d’Asie

Malgré cette invasion de visages pales, cette ville nous enchante.
Un peu moins que KL ne l’a fait, mais c’était l’effet « première fois ».
Nous retrouvons de la street food, des rues bondées, des boutiques « 7-11 » partout. D’ailleurs qqun sait-il par quel miracle on retrouve cette chaîne tous les 300 mètres en Asie (sans exagérer) ?

Premiers pas dans la ville

Nous pouvons faire la majeure partie des visites programmées à pied ou via les bateaux qui parcourent les Klong (des canaux qui traversent Bangkok en des tas d’endroits). La ville a parfois été surnommée la « Venise Thaïlandaise ». Dès le premier jour, nous expérimentons avec plaisir ces bateaux  très abordables et utilisés par les habitants. Il faut un peu jouer des coudes pour acheter son billet au prix localIMG_2389mais ensuite c’est la croisière pas chèreIMG_2399Nous débarquons et prenons le temps de nous perdre, par exemple dans un énorme marché aux fleurs. Les fleurs y sont assemblées en colliers et bouquets pour les offrandes des fidèles dans les temples. C’est une véritable industrie.IMG_2413Notre première visite est pour le « National Museum » installé dans un ensemble de palais et temples. Une visite facile et un premier contact avec cette architecture riche et caractéristique de l’Asie Bouddhiste.

A la sortie de ce temple, nous sommes tous d’accord pour rentrer nous reposer et… prendre une douche en chambre climatisée ! Youhou voici l’un des avantages de notre nouvelle vie. Une fois dans notre quartier nous prenons le temps de le découvrir, chercher de la bière, des bons plans et les restos des jours à venir

Pour notre second jour, nous visons China Town pour découvrir son joyeux bordel. Là encore nous ne sommes pas déçus. Les trottoirs sont squattés par des échoppes roulantes sur des centaines de mètres. En poussette, Manon se marre !

Nous cherchons un temple… introuvable. Nous en trouvons bien des tas mais pas le bon. Ici plus de temples au kilomètre carré que d’églises à Rouen ! Cela fait des pauses dans la ballade et les filles font joujou avec les poissons sacrés !

Finalement, en nous battant avec la boussole, google maps et les chinois, nous parvenons au fameux temple. Impressionnant… d’activités ! Les fidèles sont partout, faisant des offrandes de toutes sortes, priant ou cassant la croûte entre potes.

The King is dead ?!?

Au passage, nous comprenons que le deuil national d’un an en Thaïlande, ce n’est pas du chiqué. Partout on retrouve des photos du roi décédé (Rama IX ou X je ne sais plus) ornées de rubans blancs et noirs.IMG_2475Les sites internet l’affichent en page d’accueil, les magasins le mettent en vitrine, les taxis sur leur pare brise. « Rest in peace your holy majesty ! » Dans ce pays, se moquer du roi est un crime, alors pas de blagues.

Un peu de monde à Bangkok ?

Le troisième jour, c’est « grand tourisme ». Nous partons visiter le « Wat Mahathat  » avec… des milliers de personnes. Il faut dire que c’est ici que le défunt roi est honoré par ses sujets car le palais royal jouxte le temple. Effet famille sans doute, un charmant policier nous interpelle et nous escorte jusqu’à l’entrée dans la voiturette de la sécurité. 500 mètres de cagnard économisés ! Un tuk tuk gratuit et bien gardé, ils sont sympa ces thaïlandais !

Une fois les billets en poche, nous voici dans la place. Cet ensemble de temples et de palais est grandiose, mais il faut avouer que la visite est altérée  par la chaleur et la foule. Nous passons voir les différents bâtiments.

A la sortie, nous nous dirigeons vers le fameux « Wat Phra Kaeo ». Une petite halte trottoir pour manger un riz frit et hop ! c’est reparti. A nouveau des bâtiments somptueux avec des bouddhas dedans… et en apothéose le fabuleux bouddha couché de 45 mètres. Vous noterez que pour le voir, il suffit de se laisser porter par la marée…

En fait les filles commencent déjà à bouder les bouddhas :).  Après le « ouais, une mosquée, on  en a déjà vu pleins », nous avons le droit à « ouais, un temple, c’est un temple « … Sauf Romane qui adore le côté kitch  et Manon qui adore enlever ses chaussures et imite très bien les prières.

Comme d’habitude, retour en milieu d’après midi pour un repos général avant la balade du soir pour le dîner. Cette fois, bien rincés, nous nous offrons le petit plaisir d’un « touk touk ». Ces tricycles présent partout en Asie sous différents noms sont en fait bien plus chers que les taxis. Seuls les touristes semblent les prendre :). En tout cas cela nous fait une nouvelle expérience de transport rigolote. Et ce que Morgane adore dans le voyage, c’est la multiplication des moyens de transport, à défaut d’aimer les tables de multiplication.

Epilogue francophone

Au dernier jour, il ne reste plus qu’une activité phare de la ville dans notre checklist : La maison de Jim Thompson. Avant d’y aller nous utilisons un tuyau récolté auprès d’un expat dans la rue : une boulangerie japonaise travaillant les techniques françaises à pas cher. Baguettes et croissant pur beurre au programme !IMG_2671 IMG_2667Maintenant en route pour honorer Jim ! Ce brave homme, ancien agent secret britannique, est venu finir ses jours en Thailande avant de disparaître mystérieusement dans les Camerons Highlands Malaisie ne . Il y a relancé et mondialisé l’industrie de la soie naturelle. Un véritable héros national amoureux de la culture siamoise.
Nous suivons la visite guidée en français. La maison est une traditionnelle Thaï déplacée par Jim et enrichie d’œuvres d’art historique collectées durant sa vie. IMG_2655Bref c’est sympa mais sans plus. Nous en profitons surtout pour
faire la papote avec des français car le site est blindé de touristes en short. Au passage, la véritable attraction de cette journée a été les déplacements en bus locaux à vrai plancher en teck ! (Gratuit, on pensait que c’était parce-que nous étions super sympas, mais en fait c’est le bus qui mène gratuitement au centre de recueillement du roi mort, merci le roi !)IMG_2650 IMG_2665Et après ?

Comme d’habitude, nous décidons le dernier soir sur un site quel sera le suivant… camping car ou guesthouse, l’envie d’errer librement nous colle à la peau. Ce soir là, c’est Kanchanaburi (dans l’est) qui tire son épingle du jeu. Nous réservons deux chambres de 2 personnes. C’est beaucoup moins cher, plus facile à trouver et surtout maintenant les filles sont aptes à dormir dans toute configuration (Trois dans un lit double, deux dans un lit simple…).

Le lendemain matin, en route pour la gare routière et 5 heures de transports en commun divers. Encore de nouvelles d’expériences à vivre.

6 MOIS : 4ème point voyage

Tous les deux mois maintenant

Vous l’aurez remarqué, nous avons diminué la fréquence des points voyage. Nous avons ainsi plus de choses à dire 😉 et surtout un peu plus de recul. Voici donc un nouvel article à vocation « non carte postale » pour raconter l’envers du décor.

Confirmation : le blog real life, c’est bien

Nous avons rencontré des familles voyageuses ces dernières semaines et j’ai découvert une chose en discutant avec elles : Le tour du monde en famille, c’est comme la grossesse ! Les gens ne parlent que des bonnes choses et s’ils abordent quelques « soucis », c’est toujours à demi mots glissés furtivement dans le texte. Sans doute est ce parce que quand on a la chance de vivre une telle expérience, on ne veut pas se la jouer pleureuse. Mais du coup, ceux qui se préparent sont privés d’informations utiles et ceux qui rencontrent les mêmes soucis se sentent les seuls couillons qui s’y prennent mal.

En bref je me sens encouragé à raconter le bon et le mauvais, surtout dans ces points réguliers. Si nous vivons un expérience formidable, je ne voudrais pas cacher en quoi elle peut être compliquée parfois.

Bon on y va ? En plus je n’ai pas trop de mauvaises choses à raconter cette fois :)

Camping car

Notre bon céssé va bien. Je lui ai fait le coup des plaquettes de frein… pour rien. On m’avait dit qu’elles seraient mortes après 15000 bornes de route et j’entendais un bruit de métal affreux au freinage. Fausse alerte, c’était du à du sable coincé dans la rainure d’une plaquette à droite. Les plaquettes peuvent encore faire 30 000 bornes d’après le super garagiste poids lourd qui s’est occupé de moi. il faudra quand même faire  vérifier mes disques mais je ferais cela tranquillement en France. Cela m’a au moins donné l’occasion de visiter un garage ici.

Comment vont les parents ?

Au niveau santé, tout roule : pas un pet de travers :).20170203_143707

Pour ce qui est de la coexistence, aucun problème à signaler. Cela semble même un peu louche, n’est ce pas ? C’est pourtant vrai. Nous avons une capacité à ne pas être d’accord sans que cela ait trop d’impacts. Et puis vous avez lu mon chapitre « on se dit tout » ;).

Comment vont les enfants ?

La santé est toujours bonne, rien à signaler là non plus !

Pour ce qui est de la vie quotidienne, elles sont solides et souples ces petites. Nous pourrions presque l’oublier vu que cela se fait se fait au quotidien… nous en sommes assez fiers et régulièrement épatés. Bien sur il y a des râles, mais elles encaissent pas mal quand même. En ce moment, Marine, Morgane et Manon dorment toutes les trois… un étage au dessus de nous. Elles se gèrent (enfin presque) toutes les trois de  19h30 à 8h30 le matin.IMG_2284 (Medium) 20170120_075922 IMG_2465 IMG_2215 (Medium)Elles s’adaptent pour les repas, le rythme et même pour le travail scolaire. Ce dernier point, comme pour beaucoup d’autres familles, est l’un des plus compliqués à gérer. Les difficultés résident dans la logistique (où travailler, quand, dans quelles conditions…),la discipline (travailler presque tous les jours, durant la durée convenue) et la motivation (les petites ne voient pas forcément l’intérêt et n’ont pas l´ambiance créée par une classe…).

Nous avons un mieux sur les relations des grandes. Ce n’est encore la grande fusion fraternelle mais un peu « l’entente cordiale franco-anglaise » : une situation d’équilibre se profile parfois. Ho surprise, c’est d’ailleurs quand nous les laissons livrées à elles-mêmes que cela se voit le plus…IMG_2300 (Medium)

Nous avons notre petite Romane dans notre chambre en ce moment car il faut qu’elle se repose. Depuis plusieurs semaines elle est devenue susceptible, « grognon » et râleuse. Nous soupçonnons le sommeil d’être une des causes et l’aidons donc à s’endormir plus tôt. Cela lui fait de plus du bien d’être un peu seule avec nous.

Déplacements (Fréquence et rythme)

En Malaisie, les circonstances nous ont contraint à prendre notre temps. Le rythme a donc été extrêmement faible et on peut dire que nous avons pris notre temps partout :). Maintenant que nous allons « backpacker » il va à nouveau falloir trouver une bonne fréquence de changement…

Fourniture et alimentation

Comme je vous l’ai dit, la Malaisie nous a (enfin ?) fait abandonner la cuisine. Nous prenons toujours nos petits déjeuner au pain (de mie) et à la confiture. Tous les autres repas se passent dans les restaurants de rue. Nous nous y régalons pour environ 1€ par personne. A ce prix en revanche, c’est plat unique à quasiment tous les repas. Cette organisation se confirme en Thaïlande avec de nouveaux goûts à découvrir !

En Thaïlande, la bière est enfin moins chère !  1,5€ pour une bouteille de 630 ml. Cela coûte néanmoins toujours plus cher de boire que de manger car un plat de riz frit vaut moins que cela.

L’eau potable se trouve partout en bouteille mais surtout dans des distributeurs d’eau purifiée. Le prix est alors extrêmement faible.

L’eau de douche et cuisine se trouve elle aussi très facilement. Le moindre tuyau qui traîne vous est généreusement prêté pour faire le plein. Cela ne coûte que de raconter notre histoire pour la millième fois.

Le gaz pour sa part pose encore un souci. Impossible de se faire remplir si ce n’est au yacht club de Selangor. Pour de prochains voyageurs je recommande vraiment une étude poussée des adaptateurs. A défaut, vous ferez comme nous ou les les camionautes en abandonnant le frigo et en achetant un brûleur portatif à  dix euros. Pour la bière fraîche, il faut alors acheter de la glace chez n’importe quel épicier… comme au camping en France.

Types de dodos

En Malaisie c’était le pied car nous pouvions dormir partout (à deux exceptions près d’où nous avons été virés gentiment). Nous avons fait quasiment deux mois de dodos bercés par les vagues.20170111_145844_Pano (Medium)20161226_184235-medium20170111_104815_HDR (Medium)Maintenant que nous sommes en guesthouse, cette rubrique n’a plus grande signification…

A mi voyage, offrons nous un peu de réflexion sur celui ci

Plusieurs d’entre vous nous ont posé des questions sur le « fond » du voyage et son côté « spirituel ». Je prends donc quelques lignes pour vous donner des éléments

Alors après six mois, avons nous décroché ?

A mi route, nos réalisons qu’un an c’est finalement court. Nous n’avons pas vraiment décroché de nos vies françaises. Nous pensons très régulièrement à nos amis et familles, leur parlons par FaceTime ou WhatsApp et envisageons déjà quelles fêtes organiser…. prochainement :). Nous suivons également, de loin certes mais quand même, nos boulots et pensons parfois à comment nous y reviendrons.

Avons nous l’impression de changer ou d’avoir changé  ?

Ce qui est incroyable dans ce voyage c’est que nous sommes toujours dans un rythme soutenu. Rares sont les jours durant lesquels nous n’avons rien à organiser voire à résoudre. Ajoutez à cela que nous n’avons souvent personne avec qui échanger, comparer et dédramatiser. Vous comprendrez alors que nous n’avons quasiment aucun recul.

Nous ressentons donc bien qu’il y a du changement, de l’évolution dans notre manière de vivre ensemble mais je ne saurais pas précisément dire en quoi.  J’ai quand même deux trois exemples  : La relation Marine/Manon est assez bluffante parfois, je n’ai évidemment jamais passé autant de temps avec mes filles, Manon est d’une autonomie incroyable….

Créer une « meilleure famille » ??

Melissa Sue Anderson, Melissa Gilbert, Michael Landon, Karen Grassle, Lyndsay Greenbush

Un jour je racontais à mon ami Laurent le dentiste que mes enfants faisaient trop de bruit où qu’ils aillent. Il me répondit très amicalement « heu… les chiens ne font pas des chats ». Il avait tout dit. Les FAUVEL-TOMINE, c’est une famille dans laquelle ça beugle et fait du bruit. Inutile de chercher une douce harmonie alors que notre mode de fonctionnement est profondément « rentre dedans ». Chez nous les relations se construisent un peu dans la douleur… addamscela les rend elles plus fragiles/solides ? En bref, c’est maintenant clair pour moi : nous sommes une famille de qui se gère « au shaker » (on est un oeu secoués quoi…) et il faut que nous nous aimions tous comme tel :).

Et maintenant ??

Hé bien vous savez déjà que nous partons en guesthouse. Tout va nous paraître assez simple au quotidien (douche, énergie etc.). En revanche nous allons gérer des migrations et nous allons perdre de la proximité avec les locaux…

Ce sera sûrement formidable, on vous racontera bientôt 😉