Comment avez vous ressenti… l’Iran ?

« Oulala, vous allez en Iran ? Vous êtes dingues ? ». C’est la réaction qu’ont connue chacun des voyageurs vers ce pays. Nous faisons évidemment partie du lot. Alors pourquoi y sommes-nous allés ? La réponse est simple : tous les blogueurs en reviennent ravis et nous ne faisons pas exception. Toutefois, il faut nuancer ce ravissement. L’Iran est l’un des pays préférés des enfants et le plus marquant pour Sylvain. Pour Stéphanie, il est « son meilleur et son pire à la fois ». Je vais détailler mais on peut dire que l’Iran, pour coller à la fameuse poésie de son peuple, souffle le chaud et le froid.

Alors qu’y a-t-il de bon en Iran ?

Premier point fort : les Iraniens, qui sont de loin ce qu’il y a de meilleur dans leur pays.

Tout d’abord, les iraniens viennent vers vous chaleureusement et spontanément. C’en est déroutant, même quand vous êtes prévenus. En Iran, n’espérez pas vous asseoir et méditer sur un banc de jardin public. Deux petites minutes s’écouleront avant qu’un premier iranien vienne converser avec vous. Quand on sait qu’en plus nombre d’entre eux parlent un bon anglais, vous imaginez le sentiment d’intégration que l’on ressent. Les raisons cet accueil sont multiples :

  • Les Iraniens sont sevrés de visiteurs vu le faible nombre de touristes
  • Ils sont très chaleureux entre eux et ont l’habitude de se parler tous un peu comme à des amis
  • Ils sont curieux et souvent conscients que l’occident leur est présenté via un prisme. Ils aiment donc poser des questions aux visiteurs
  • Ils aiment leur pays et savent qu’il est mal vu à l’étranger. Ils ont donc envie de vous accueillir et de vous montrer le meilleur d’eux-mêmes.
  • Beaucoup d’entre eux ont envisagé d’aller vivre (étudier par exemple) dans un pays de l’ouest. Ils s’y sont donc intéressés et aiment échanger à ce propos

Autre aspect, ils sont incroyablement hospitaliers. Chaque jour vous pourriez dormir et manger chez un Iranien sans la moindre difficulté. S’ils ne vous reçoivent pas, ils vont souvent vous offrir de la nourriture, des douceurs etc. On retrouve là le même sens de l’hospitalité que les Turcs mais renforcé par deux éléments : la fierté de recevoir un étranger (illustrée par le nombre de selfies qu’on fait avec vous) et le fait que cette hospitalité soit un devoir comparable à la politesse chez nous.

Enfin, ils veulent absolument vous aider. Sachant tous comment leur pays est perçu dans le monde, leur souci principal est que vous repartiez de l’Iran avec une image positive. Ce sentiment allié à leur hospitalité donne des choses incroyables : on vous livre des repas, vous guide pendant des jours dans une ville, vous transporte pour faire des courses et j’en passe. Un Iranien peut aller jusqu’à transgresser certaines lois pour vous faciliter la vie (entrée de musée sans payer, achat de carte sim sans passeport, ouverture des barières de péages sans payer, etc…).

Second point fort : le patrimoine historique et culturel du pays est impressionnant.

Cinq mille ans d’histoire, ça laisse des traces ! Et les Mollah, loin d’être parfaits, font malgré tout ce qu’il faut pour conserver le patrimoine. Il faut signaler qu’on voit surtout des mosquées datant de l’empire Ottoman, mais Persépolis par exemple est très bien traité. La richesse culturelle est elle aussi très grande vu le goût des Iraniens pour la poésie, la calligraphie et l’écriture en générale.

Troisième point fort : Le coût de la vie est très bas en Iran

Pour être plus terre à terre, il faut reconnaître que l’Iran ne coûte rien en camping-car. L’essence vaut à peine le prix de l’eau en bouteille, l’eau des robinets y est presque partout potable, la délicieuse nourriture si parfumée ne coûte pratiquement rien et les gens passent leur temps à vous en offrir. C’est tout bête, mais cela permet vraiment de profiter du pays. Un des aspects étranges est que les prix sont fixés par l’état et que le cours intérieur de la monnaie diffère de l’international. L’inflation est incontrôlable ! Ce bas coût se ressent un peu moins pour les entrées de monuments dont le tarif pour les étragers monte assez vite à 5€ par personne.

Alors, quel est le revers de la médaille ?

Premier point noir : la condition de la femme et le poids des traditions.

En soi, porter un voile et des manches longues n’est pas le plus gênant. Ce qui a le plus pesé à Stéphanie est que les hommes ne s’adressent pas à elle. En effet, que ce soit par conviction religieuse ou par respect de la coutume, les hommes ne lui parlaient jamais « sans moi ». Cela signifie que si j’étais en train d’utiliser le PC dans le camping-car et elle dehors avec les enfants, les hommes l’évitaient et entraient me parler. Et les femmes ? Dans les faits elles sont rarement dehors et quasiment toujours accompagnées de leur mari, lequel parle à leur place dans ce cas :). Fort heureusement, il y avait quelques exceptions, mais c’était vraiment à la marge.

Second point noir : « l’espionnage collectif potentiel».

En préambule je dois vous expliquer un truc. En gros, en Iran, il existe trois « forces de l’ordre » : La police qui gère les trucs à la noix comme la circulation, l’armée régulière qui obéit au gouvernement et « les gardiens de la révolution » qui obéissent uniquement et directement aux Ayatollah. Cette dernière se promène en civil et dispose de tous les pouvoirs, surtout quand elle débusque un « ennemi de la révolution» ou, pire, un ennemi de Allah. Maintenant quel est l’impact ? Vous ne savez jamais si vous pouvez parler librement. Certains Iraniens commencent leurs conversation en crachant sur les mollahs et d’autres ont l’Ayatollah Khomeiny comme image de fond sur leur Iphone. Pour autant, tout cela peut être de la façade ! Alors allez-vous y retrouver quand un gars vient vous demander si votre femme aime le voile, si vous croyez en Dieu ou essayer de vous faire dire que la république Islamique spolie le peuple. Ajoutez à cela que vous obtenez votre carte sim en échange d’une fiche Interpol avec vos empreintes et scan du passeport, vous commencerez à ressentir ce dont je vous parle. Ce n’est pas bloquant, mais ça pèse à la longue ! On ne parle plus librement, comme un Iranien en fait !

Point complémentaire : la profonde désinformation et adhérence aux traditions dont certains font preuve.

L’Iranien vous pleure rapidement sur l’épaule que son gouvernement est mauvais. En revanche, il est incapable de dire ce qui serait mieux. De plus, ce qu’il reproche aux Mollah n’est pas vraiment ce qui vous viendrait en premier à l’esprit. La condition de la femme par exemple n’est pas en fait un gros problème à leurs yeux. Celle-ci repose finalement sur la tradition plus que sur la loi ! Les hommes se verraient bien avoir plusieurs maîtresses mais sont prêt à renier leur sœur si elle ne se marie pas vierge ! Et c’est la même chose dans énormément de domaine. La tradition et tous les préceptes arriérés qui vont avec leurs sont inculqués dès la maternelle par les gardiens de la révolution qui sont présents dans chaque école. Pour bien enfoncer le clou, les mollahs expliquent dans leur propagande que les occidentaux vivent dans la dépravation la plus totale. On m’a ainsi parlé plusieurs fois (avec sérieux) d’échangisme entre amis, de beuveries quotidiennes et autres choses rigolotes qui seraient courantes dans nos mœurs françaises :). J’ai dû plusieurs fois leur expliquer que, à ma grande déception, les choses ne se passaient pas de la sorte en France ;). Il faut bien se rendre compte que cela fait trente ans que les Mollah manipulent ce peuple : Tous les jeunes n’ont en conséquence jamais connu que ce régime !

Troisième point noir : Il y a des choses où des sujets qui « n’existent pas ou plus » : Alcool interdit, homosexualité « qui n’existe pas en Iran », insulte que de se dire athée ou agnostique etc. Quand les jours passent, vous auriez bien envie d’une longue soirée à refaire le monde histoire de savoir si la cène était bien le premier apéritif du monde ou si Mahomet avait prévu l’interdiction de conduire pour les femmes saoudites du 20eme siècle…

Dernier point noir : Étrangement, le super accueil fini par vous fatiguer

Il y a un moment où vous êtes fatigués d’autant de promiscuité. C’est troublant quand on sait combien le plaisir du voyage réside dans l’échange, mais c’est une réalité. Au bout de plusieurs semaines, vous aimeriez parfois repasser inaperçu :). J’ai par exemple parfois attendu caché dans le camping-car qu’un gars s’éloigne avant de sortir installer mes cales. Sans cela, j’étais condamné à manger froid.

Et en conclusion

C’est pour toutes ces raisons que j’en viens à dire que l’Iran est mon pays le plus marquant. Il nous émerveille et nous pousse en même temps à réfléchir sur les régimes autocratiques, la propagande et la manipulation des masses. C’est surtout vrai quand un Iranien vient vous expliquer que c’est vous qui êtes manipulés par les médias et que seul l’Iran dit vrai par la voix de son Ayatollah…

En réelle conclusion, je dirai simplement « allez en Iran ! ». Ça vaut vraiment le détour, l’accueil est formidable, le pays fait réfléchir et la sécurité y est totale. Vous pourrez ainsi mesurer combien ce pays est complexe. De plus, plus nous serons nombreux à y aller, plus nous lutterons contre l’isolement de son peuple.

Camping Car capucine 2012 37000km à vendre 34500€ fin juillet 2017

Hé oui, notre chère maison roulante est à vendre. Après avoir transporté et hébergé toute la famille, elle aspire à nous quitter pour s’occuper d’une autre troupe de nomades.

Bon, pour être plus terre à terre, nous n’envisageons pas de conserver ce véhicule vu notre mode de vie en France. Nous l’utiliserions trop peu souvent pour le rentabiliser. Amis voyageurs, il est donc pour vous !

Capucine Mooveo C7AEG, 130 CV, 7 couchages, double dinette. PRIX DE VENTE : 34500 €

2 supers  « grands » lits superposés 90 cm de large à l’arrière, . Il ont accueilli nos quatre filles qui dormaient tête bêche (de 2 à 13 ans, soit de 80 cm à 1m 70) durant le voyage et elles y tiennent assises, donc salle de jeux…  pas d’échelle pour monter mais un escalier hyper pratique.

5 places carte grise, mais 6 ceintures.

Aménagements « tour du monde » :

  •  Plaque de protection moteur alu,
  • Transfo 220 volt
  • Panneau solaire 100W
  • Batterie 100Ah
  • Coffre supplémentaire sous le châssis à l’arrière, pour table camping, bidons d’eau, …
  • Suspensions pneumatiques arrière en renfort des lames,
  • SOG pour la cacabox qui permet de vidanger partout, écolo.
  • Caméra de recul
  • Antenne wifi bazooka et routeur/répéteur pour créer un wifi local dans le CC
  • Pochettes de rangement un peu partout
  • Housses des sièges de la cellule réalisées sur-mesure.

Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à nous poser des questions. Vous pouvez voir pleins de photos sur le blog. Nous pouvons vous en envoyer d’autres.

Annonce « grand public » sur le bon coin prochainement.

au départ : camping-car-rue-1038x576Aujourd’hui :
DSCF4020 (2)la page sur les aménagements TDM : cliquez ici

Les caractéristiques en détail. Le notre est un 130 CV.

plan-C7AEGListe constructeur de tous les éléments : caracteristiques-C7AEG (ATTENTION : Le formulaire comporte une erreur et inverse les capacités eaux propres et usées. En vérité propre = 95l usées = 50l)

 

 

8 mois : 5ème point voyage

Changement de voyage

Évidemment, ce nouveau point comporte une différence majeure avec le précédent : les sacs à dos ont remplacé le camping-car.

La première question qui vient généralement aux gens est « c’est mieux ou pas ? ». Pour y répondre, je me suis fendu d’un gros article que j’ai ensuite publié sur des forums de voyageurs. Ceux qui préparent leur voyage sont intéressés par ce genre de comparaison. Si vous aussi souhaitez des détails, cliquez ici. Si en revanche vous aimez la synthèse, la réponse est : « il y a du pour et du contre :) »

Ce nouveau départ forcé a relancé le voyage après nos deux mois de stagnation en Malaisie. Nous y voyions au début plus d’avantages que d’inconvénients. Après deux mois nous sommes plus mesurés. Notre camping-car nous manque mais pas vraiment tout le temps, surtout sous la clim chaude ou assis au restaurant.

Quoiqu’il en soit, nous sommes assez heureux d’expérimenter cet autre type de voyage. Nous pourrons à l’avenir mieux choisir selon les lieux et nos volontés de voyage. Nous avons développé pas mal de méthodes pour nous faciliter la vie : Que dites vous de nos trousses de toilettes étanches ? Elles ont été fournies gratuitement  par une marque de bière en Thaïlande 😉20170418_110646Les enfants pour leur part penchent plus sur le sac à dos. Le côté changement perpétuel ne les fatigue pas et il y a des surprises à chaque étape, bonnes ou mauvaises…

Des nouvelles du camping-car

Notre camping car est bien arrivé et nous attend en Normandie. Merci à l’équipe de choc qui a géré tout cela pour nous ! Au passage, ils ont goûté un petit peu à notre aventure. Même en France, les gens cherchent à vous aider par tous les moyens, des dockers aux commerciaux en passant par les manutentionnaires !

Notre maison roulante va maintenant nous attendre à l’abri pour le « re départ » de la famille. Un road trip en Europe vers le sud puis l’est en prévision.

La super surprise

Nous avons eu la visite de Nicolas et Marie durant deux belles semaines. Une belle bise venue de France. C’était vraiment très agréable et leur présence a égayé et animé le voyage. Nous avons pu papoter, avoir des nouvelles de la France, trinquer à plus de deux, faire des activités différentes et enfin prendre un peu de recul sur ce que nous vivons.

Les enfants eux aussi ont adoré cette période animée durant laquelle ils pouvaient parler à quelqu’un d’autre que leurs tortionnaires de parents :).

Comment vont les parents ?

Que dire sinon que cela roule toujours.

Nous avons plus de temps « libre » car nous louons toujours deux chambres. Soit, il y a toujours un enfant avec nous (Romane souvent mais parfois Manon selon les circonstances) mais le soir et durant les siestes nous pouvons nous détendre et préparer la suite. Ces préparatifs sont encore plus compliqués qu’en cc. Il faut trouver à chaque déplacement comment le réaliser puis où dormir une fois arrivés. Mais moins stressants, car aucun problème de survie : au pire, on augmente le budget de l’hôtel et on trouve. A chaque fois il nous faut composer pour nos repas selon les distances, les prix et le type de nourriture.

Coté santé, pas de réel problème. De tous petits troubles digestifs au Cambodge, sans que nous comprenions bien pourquoi. Il y a aussi des stigmates de la vie avec une seule paire de chaussure : quand tu les enlèves elles sont encore là :)IMG_4905Nos locataires nous ont avertis qu’ils nous quittaient le 22/04. Ce serait encore un coup dur au budget. Après hésitation nous avons décidé de tenter de relouer pour trois mois. Coup de bol, nous avons trouvé des locataires pour les mois restants !

Nous envisageons le retour en France avec sérénité. Nous sommes contents de revoir notre pays et de revenir vivre dans le camping-car. Avec notre récente expérience, nous pensons pouvoir profiter encore plus de lui en Europe.

Comment vont les filles ?

Elles aiment beaucoup le mode sac à dos. Des contraintes liées au camping-car ont disparu et elles ont maintenant un espace « à elles » sans parents. Il s’y développe une petite vie qu’elles règlent en grande partie elles-mêmes plusieurs heures par jour : Le matin après le réveil de Manon et durant le « repos de demi-journée ». Cette organisation a eu un effet non escompté sur leurs relations et nous avons moins de conflits à régler.

Elles restent très souples et définitivement adaptées au voyage. Les grandes gèrent leur installation à chaque étape et le repli de leur sac à dos au départ. Nous ne faisons qu’un « gros check » de chambre derrière elles. Les repas, bien qu’un peu chaotiques, ne posent pas non plus de gros problèmes.

Notre petite Romane s’est adaptée mais il y a toujours des moments difficiles pour elle. Sept ans, c’est déjà grand mais c’est toujours petit :). On comprend dans ces circonstances qu’elle aime vraiment avoir son doudou avec elle dans chaque lit différent.20170407_081430Nous rencontrons depuis le Laos beaucoup de Français. C’est moins bon pour l’entraînement des grandes en anglais mais cela permet à Romane de se faire des copains.

Puisqu’on parle des filles…

Il y a 5 mois de cela, nous leur avions fait remplir un petit questionnaire « plus/moins » du voyage. Le voici résumé ci dessous. Attention, les données datent bien d’il y a 5 mois !

Enfant

Les plus

Les moins

Marine Ø  Découvertes de paysages et rencontres

Ø  Visite de grands monuments du monde comme de sites moins connus mais plus typiques

Ø  Je suis considérée par les gens comme plus « grande» qu’en France

Ø  Beaucoup plus d’accès à internet

Ø  Nous recevons des cadeaux des gens

Ø  Je passe mes nuits avec Manon

Ø  Découverte que la noix de coco c’est bon en fait… pas comme dans les bounty

Ø  Pas facile de vivre avec mes sœurs

Ø  Les journées sont fatigantes

Ø  Mes sœurs reçoivent des cadeaux en tant que « petites » et moi pas

Ø  Nous n’avons plus de bon pain

Ø  Nous ne rencontrons pas assez de familles françaises.

Ø  J’ai beaucoup plus de responsabilités et on en attend plus de moi

Ø  Nous manquons d’électroménager (four, grille-pain, etc.)

Ø  Je passe mes nuits avec Manon 😉

Morgane Ø  Moins de travail scolaire

Ø  Découvertes (de l’histoire et autres) de manière concrète

Ø  Nous passons plus d temps en famille

Ø  Nous mangeons de nouvelles choses

Ø  Je dois dormir avec Romane et c’est difficile

Ø  C’est parfois la panique dans le cc quand nous arrivons en ville

Ø  Je manque de contacts francophones

Ø  Je n’ai pas assez de livres papier

Ø  Les nouvelles nourritures sont parfois mauvaises !

Ø  Le pain me manque

Ø  Nous lisons moins car nous avons moins de temps et moins le droit également.

Romane Ø  On nous fait des cadeaux et le gens sont gentils avec nous

Ø  Je joue plus avec Manon

Ø  On peut dessiner quand on roule, c’est mieux qu’en France

Ø  L’école est plus agréable car il y en a moins

Ø  J’adore les visites de châteaux et de palais

Ø  Je passe plus de temps avec les parents

Ø  Je dois dormir avec Morgane et c’est difficile

Ø  Les repas sont souvent « bizarres »

Ø  Nous n’avons pas de grille-pain

Dans la même série, nous avons au 8e mois du voyage rempli un tableau emprunté sur différents blogs. Le principe, répondre à une question par un seul mot ou expression.image-unmotpour

Marine monte un business !

Marine passe beaucoup de temps à fabriquer des bracelets brésiliens. A notre demande elle a appris à y faire apparaître un texte. IMG_4723Du coup, elle propose à ceux qui sont intéressés de passer commande par mail : deux euros la pièce avec le texte de votre choix.

Votre achat servira principalement à renouveler son stock de fils et le surplus permettra d’acheter des bonbons ;).

Et l’école ??

Comme toutes les familles nous galérons mais nous maintenons tant bien que mal le cap. Les filles travaillent durant leurs temps solitaires dans « leur chambre » mais nous devons suivre de près Morgane principalement. Heureusement qu’elles apprennent aussi beaucoup de ce voyage :).20170413_102538

Et alors le côté obscur ?

La route, c’est souvent pénible.

Nous avons eu du bon (11h de train Bangkok-Chiangmai) et du très mauvais (6h de bus Kratie-SenMonorom). C’est surtout la gestion de Manon qui est délicate. Elle est trop petite pour s’occuper. Afin d’améliorer ce point, nous avons décidé d’augmenter le budget de chaque déplacement pour passer dans des bus confortables. Cet article est tapé dans l’un  de ces bus ;).

Il y a aussi les chambres pourries et sales. Nous avons parfois dormi sur des lits si mauvais que le sol eut été meilleur. De même, la saleté, sans être bloquante pour dormir, fini par vous peser quand les enfants rampent sous les lits.

Il y a aussi les salles de douche sans lavabo dans lesquelles vous posez votre verre à dent au sol et devez cracher dans le coin du mur. Nous avons payé parfois seulement 10 $ les deux chambres, mais vous savez maintenant pourquoi…

Je peux aussi vous parler de la chaleur. Nous nous demandons réellement comment nous aurions pu tenir en camping-car. Selon les régions les nuits sont plus fraîches mais ce n’est pas du tout une généralité.

Dernier point, il y a le problème de « la chasse au dollar ». A force de faire attention à tout, nous perdons beaucoup d’énergie au détriment des bons moments du voyage. Nous avons parfois des conversations ou montons des plans incroyables avant de réaliser que 3€ ont suffi à nous faire perdre un bon moment.

Tous ces derniers points commencent à se résoudre car l’expérience nous vient peu à peu.

Nous avons augmenté le budget des chambres (max 15€ la chambre pour une nuit). Cela résout le problème de climatisation, de propreté et de couchages. Le budget des repas repasse sous contrôle à mesure que nous maîtrisons un pays. Le souci est que nous changeons de pays tous les mois ;).

Pour la partie transport, nous ferons les gros déplacements des deux dernières semaines en avion. Cela nous permettra de voir Hanoï ET Ho-chi-min ville ainsi que de prendre un vol retour moins cher depuis Kuala Lumpur, le tout sans nous épuiser…

En résumé, on adore le sac à dos et on « kiffe » le camping car…

 

VIETNAM – Ha Long et Ho Chi Minh

Rappel de l’épisode précédent

Nous avons quitté Hanoi le 17/04 pour l’île de Cat Ba, située dans la baie d’Ha Lan, jumelle de la baie de Ha Long. Nous avons fait le transit par bus-bateau-bus, sans trop de difficulté en environ 4 heures. Seule surprise du voyage, le chauffeur du dernier bus aboie littéralement sur des touristes qui ne sont pas assis là où il le souhaite… Surprenant après plusieurs mois d’Asie sans un seul haussement de voix.

Très vite, c’est Karstique 😉

Les jolis pains de sucre sont partout autour de nous, et les paysages lors de la traversée Nord-Sud de Cat Ba sont eux aussi surprenants. A l’arrivée dans la ville en elle-même, la vue sur la baie est très sympa.20170418_110457_PanoLes immeubles de dix étages collés les uns aux autres le sont moins, mais peu importe : Ils n’occupent qu’une partie infime de l’île et du panorama. Au passage, même si la hauteur augmente ici, les méthodes de travail du btp restent rudimentaires :).20170418_170512Premier jour : On découvre

Comme d’habitude, nous prenons contact avec notre nouveau site. Recherche de restaurant, d’épicerie, de bières à prix local etc… Elle ne vous rappelle rien celle là ?20170418_171504Cette fois c’est rapide, d’autant plus que notre hôtel inclut un copieux petit déjeuner (Et un truc de moins à gérer, un !). La rue est toujours aussi dépaysante. Le Vietnam est par exemple plein de coiffeurs de rues…20170418_170807 IMG_4910Nous partons donc, un peu au hasard, faire une balade sur une des trois plages du coin. Pas de bol, pas d’ombre sauf dans le bar de la plage privée. Mais l’endroit est sublime ! Tellement sublime que nous faisons un petit extra pour manger snack face à la mer. Un excellent moment.

Nous rentrons ensuite chercher une « croisière dans la baie ». Il nous semble difficile (on fatigue ?) d’aller voir directement les propriétaires de barques au port, deux kilomètres plus loin. Nous faisons donc le tour des prix obtenus par des blogueurs, des touristes etc. afin de négocier avec une agence. Finalement, nous optons pour la formule « une journée » car mettre la famille deux jours sur un bateau pourrait ne pas être si reposant que cela ;). Nous faisons affaire avec notre propre hôtel pour la journée du 20/04 sur un petit bateau privatisé.

Deuxième jour : Bah pas grand-chose

Un jour de flemme :). Le matin, nous sortons pourtant faire une balade et manger. Mais à treize heures tout le monde a envie d’un temps au calme pour jouer, lire ou tisser des bracelets. En fin d’après-midi, nous lançons une activité plage avec baignade mais les deux grandes se désistent… Elles veulent glandouiller. Nous passons donc un peu de temps avec nos deux petits bouchons sur le sable.

Le soir venu, nous tombons par hasard sur le coucher du soleil face au port. Très sympa avec des bières et des glaces…20170418_172719 20170418_173236_PanoTroisième jour : La fameuse croisière

Nous appréhendons un peu cette « excursion organisée» et sa qualité. En effet, bien qu’ayant pris un maximum de précautions, nous avons notre « expérience » de Tam Coc à l’esprit. Aucun problème au final, nous passons une journée formidable sur un petit bateau avec « le capitaine » et sa femme.

Ils nous emmènent sur le circuit convenu et le spectacle est impressionnant.

Nous profitons du classique tour en kayak dans la zone des trois grottes, dégustons un  excellent repas maison et hyper typique.

Les filles se baignent dans la zone « carte postale ».

avant de faire une sieste récupératrice.IMG_5026 Le seul tout petit bémol est pour « l’île au singe ». Ce n’est qu’une pauvre île comme les autres envahie d’européens en short (souvent au torse rouge pivoine) et agrémentée de 5-6 pauvres singes qui se battent pour les bananes offertes. Sans être moche, elle ne vaut pas vraiment le détour, à moins que vous n’ayez jamais vu de singe…

Le soir, nous rentrons préparer nos sacs pour la prochaine étape avec « Captain Romane » à la manœuvre. IMG_5044

Un petit coup d’avion et nous atteignons le sud du pays.

Et maintenant « Saïgon »

La ville de Ho chi minh, ou Saïgon pour les nostalgiques, est notre  dernière visite en Asie. Stéphanie a eu énormément de mal à nous trouver un hôtel convenant à tous nos critères. Au final c’est une fois sur place à 19h que nous trouvons notre bonheur.

Saïgon ne restera pas vraiment dans nos mémoires. C’est pourtant une ville comme nous les aimons mais nos têtes sont peut être déjà ailleurs. La restauration de rue ne nous semble pas aussi bon marché et l’offre est bien moins sympathique. La circulation des deux roues est encore plus incroyable qu’à Hanoï. Bien que prévenus et déjà un peu habitués nous en restons étonnés.IMG_5103La ruée vers le textile

Nos deux objectifs sont la visite de la ville et l’approvisionnement en nouveaux T-Shirts. Ceux qui ont vécu le voyage jusqu’ici arrivent en réelle fin de vie :). Nous allons passer beaucoup de temps au marché central, véritable ruche destinée à la vente aux touristes. Les filles vont y faire des progrès énormes en négociations. Il faut dire qu’elles sont motivées.

Nous payons généralement entre 2 et 4 euros la pièce alors que les vendeurs attaquent au triple.  C’est un véritable sport et nous ne doutons pas, malgré nos négos réussies, que la victoire finale soit vietnamienne :).

Le distributeur automatique de copains

Le premier jour, nous avons été surpris. De nombreux jeunes vietnamiens sont venus discuter spontanément avec nous dans le parc de notre petit déjeuner. Nous nous sommes crus de retour en Iran…

Au fil des matins, nous apprenons que c’est un point connu par ces jeunes pour venir rencontrer des touristes. Ils peuvent ainsi discuter de l’étranger et surtout s’entraîner à parler anglais. Quoiqu’il en soit, l’expérience reste très agréable. Sylvain s’est trouvé plein d’élèves pour un cours de Français et Marine a discuté longuement avec une jeune Vietnamienne.

Encore les grands méchants ennemis du peuple

Nous visitons un énième musée de la guerre qui illustre avec des photos bien choisies les horreurs commises par les méchants français et américains. Là encore, si on ne peut pas nier la barbarie et les méthodes déloyales des « agresseurs », on regrette que celles des « patriotes » ne soit même pas citées… M’enfin ce sont les vainqueurs qui écrivent l’histoire :)

Quelques visites et des repas typiques

Nous allons également visiter la poste, construite par les français dans un style typiquement Eiffel, et La cathédrale qui se trouve juste en face.

Nous flânons également parmi les monuments et passons par les « champs Elysées » locales avec l’oncle Ho qui veille sur le peuple.

et surtout nous continuons notre découverte de la cuisine du pays. Nous goûtons notamment un « truc blanc compact » qu’on nous fait frire avec des œufs. Étrangement gavés en quelques bouchées, nous demandons de quoi il s’agit… C’est simplement de la farine de riz agglomérée en une pâte dure. Tu m’étonnes  que ça « cale » :)

Et il faut y aller !

Après ces derniers jours, il faut faire le grand saut ! Repartir vers la France pour récupérer notre cc ! 38 heures de voyages en perspective. Mais nous vous raconterons tout cela la prochaine fois…

 

VIETNAM – Tam Coc, « baie d’Halong terreste », nous voila transformés en chinois !

Comme promis, voici ici le compte rendu complet de notre journée de tourisme à la chinoise. Notre but était de voir Tam Coc, quitte à souffrir de l’effet groupe. Le moins que l’on puisse dire est que c’était cocasse…

Coincoin et son troupeau

De bon matin, on nous assoit dans un premier bus, qui nous déverse dans un second afin que nous partions… en groupe de soixante personnes et avec une heure de retard :). Là nous découvrons notre guide auto-nommé « Douk » qui refuse qu’on l’appelle « duck » car il n’est pas un canard. Evidemment, on le surnomme coincoin. Et quel fou rire lorsque quelques jours plus tard, le chauffeur d’un bus nous demande nos billets et Manon nous demande : « il dit quoi coincoin ?  »

Coincoin nous explique que nous rentrerons avec une ou deux heures de retard. Mais que nous allons malgré cela nous arrêter 30 minutes aux toilettes (sur 2h30 de route ???). Étonnement, on nous arrête sur un parking avec 25 autres bus, des centaines de touristes en short (comme nous) en pleine zone industrielle, devant un bâtiment de la société mère vendant des cafés et des souvenirs aux prix très chinois.IMG_4730C’est là que nous choisissons d’en rire plutôt que d’en pleurer :).

Les temples un peu à la noix

Une fois repartis nous roulons pour atteindre Hao Lu, la fameuse première capitale du Vietnam unifié. D’abord on écoute le briefing de Coincoin à son troupeauIMG_4732Bon pas de chance, l’union n’a duré que 40 ans et la capitale a été rasée à la fin de cette période il y a mille ans. Mais alors on visite quoi ? Des temples construits au 17e siècle en hommage aux rois de l’époque.

Autant vous le dire, des temples dix fois plus marquants sont visibles partout en Asie.  Nous pensons que cette visite sert à remplir les brochures d’agences de voyage pour une excursion d’une journée entière.

Le repas gastronomique

Ensuite, c’est l’heure tant attendue du « buffet local à volonté  » inclu dans la journée pour une petite fortune en Dongs. A nouveau nous sommes obligés de rire. Coincoin nous fait attendre car une dizaine de  groupes précédents mange.C’est notre tour ! Nous montons dans une superbe cantine avec un buffet de plats certes locaux mais qui ne vaut pas la cantine des enfants. Un flunch local ! L’ambiance « queue leu leu entre touristes en short» ajoute à la magie du moment.IMG_4753La croisière s’amuse, ou presque :)

Le repas terminé, c’est l’heure tant attendue de la « croisière romantique en barque ». Et là encore, la magie opère. Coincoin nous installe tous au soleil pendant… qu’il va acheter nos billets au comptoir. C’est en fait une usine : des centaines de barques attendent et les billets s’achètent à un guichet unique. IMG_4758Nous Nous battons tous pour obtenir des gilets de sauvetages entassés sous un arbre et on nous charge en criant comme du bétail dans les barcasses. Sylvain est le dernier du groupe à embarquer et une fois assis, la rameuse refuse de partir. Bah pourquoi ? Grande engueulade entre le guichetier et « Coincoin ». Ça dure, ça dure… Sylvain finit par hurler lui aussi que cette fois ça ne l’amuse plus, bouddhisme ou pas bouddhisme. Nous apprendrons finalement qu’ils ont voulu faire payer Manon alors que Coincoin ne l’avait pas budgétée…

Après ce petit rebondissement, tout le monde est sur l’eau. IMG_4763

Mais quand même, c’est vraiment beau !

Et là, malgré la nuée de bateaux, c’est quand même magnifique. Les paysages karstiques (on adore toujours ce mot depuis la venue de Nico et Marie) sont superbes, en grande partie grâce aux rizières d’un vert éclatant.

Petit détail, les rameurs (ses) se servent indifféremment de leurs pieds ou de leurs mains. IMG_4777Cela permet par exemple aux photographes à touristes d’avoir les mains libresIMG_4771

Une heure trente plus tard (le programme disait deux heures trente mais vous comprenez…avec le retard ;)) nous revenons au port.

La belle balade du jour

C’est l’heure de la ballade en vélo en option gratuite. « Qui veut faire du vélo ? » hurle Coincoin : 50 bras se lèvent… Même Stéphanie qui veut voir comment coincoin va s’en sortir ! Panique chez notre volaille adorée : Il n’a plus de vélo car le groupe précédent (encore eux) a tout pris ! Il disparaît trente minutes avant de revenir avec une solution et tout le monde part en balade. Histoire de jouer, Sylvain lui demande gentiment un vélo avec siège enfant. Devinez quoi : Il en trouve un ! Heureusement que ce brave type était vraiment gentil car cela nous a presque fait oublier la misère de son organisation :)

Nous passons en famille le meilleur moment de la journée sur ces vélos. Nous fuyons le groupe (après avoir expliqué à coincoin que notre groupe de six nous suffit) et roulons une demi-heure dans les rizières avec ce panorama exceptionnel.

Petit repas en vrac avant de partir

Au final, vu l’heure, nous nous organisons pour nourrir les enfants. Un vrai petit bonheur de pique niquer en vrac sur le bitume, comme nous le faisions avec tant de plaisir avec le camping car.IMG_4836La route du retour se fera sans embûche. Cette fois pas d’arrêt « pipi escroquerie ». Le bilan : Nous avons vu Tam Coc, nous nous sommes bien marrés et surtout les enfants connaissent maintenant les horreurs du tourisme en troupeau :). Peut-être qu’ils nous remercierons un jour d’avoir joué aux GO pendant une année ?

VIETNAM – Hanoi

Résumé de l’épisode précédent

Nous venons d’arriver par avion à Hanoi, première de nos trois escales au Vietnam. Ce pays est notre cerise sur le gâteau « Asie du sud-est », un extra que nous nous offrons. Le visa offert au Français est de 15 jours, nous allons donc devoir faire des choix afin de ne pas « sprinter ».

Hanoi, une vraie grosse ville

Hanoi est une ville qui grouille de deux roues, bouge, klaxonne, crie, chahute… Bref on adore. Nos premiers jours sont dédiés au tourisme à pied. Ici c’est réellement dangereux car les scooters ne s’arrêtent pas : ils contournent, quitte à frôler les enfants.

Nous sommes dans un hôtel très sympa avec espace commun très vivant. Toute la famille en profite.20170413_191223 20170413_191204Jour 1 : on découvre tout doucement

Nous commençons à arpenter la ville. D’abord pour trouver du pain et autres produits essentiels, puis pour la découverte. Sylvain est surtout marqué par les traces françaises dans l’architecture (et la nourriture puisque le sandwich est très courant ici). Les enfants pour leur part ont surtout hâte qu’on atteigne les sites de visites. Marcher ca fatigue ;).

Le premier jour nous assistons à un spectacle de marionnettes sur l’eau. C’est une tradition millénaire ! Les petits adorent, les plus grands sont surtout étonnés par ce spectacle inconnu.marionette

Le lendemain, première grande randonnée parmi les motos. Nous commençons par le musée de la femme. Il rend un hommage authentique à celles qui gèrent la famille mais aussi travaillent de leurs mains, vendent dans la rue, soutiennent les soldats et combattent elles aussi. L’image ci-dessous en dit long : Pour gagner ses guerres, le peuple entier combattait tout en travaillant. Certains groupes de femmes cachaient des batteries anti aérienne dans les rizières et les utilisaient « si un avion passait ». Pour les agresseurs, l’ennemi était partout et invisible.IMG_4551Nous filons après cela voir le temple « Quan Thanh », l’un des plus vieux temples Taoïste et Confucianiste du pays.

Ensuite en route vers la pagode « Tran Quoc », délicatement posée sur une île du grand lac de la ville.

Manon est transcendée par la spiritualité du lieu. Un des esprits traînant dans le coin l’aide même à nous lire le guide ;).

Puis nous rentrons en passant devant la pagode « du pilier unique », lieu hautement sacré que les Français ont symboliquement… détruit pendant la guerre d’Indochine. Heureusement, le bouddhisme autorise la « restauration par réincarnation », cad le remplacement par un pilier neuf en béton ;).IMG_4642Nous faisons également un petit coucou au mausolée de « l’oncle Hô », Monsieur Hô-Chi-Min, le papa de tous les vietnamiens. IMG_4640Le saint homme les a libérés du joug colonialiste, puis impérialiste, afin de les amener dans la vraie liberté du communisme !

Jour 3 : Encore des choses à voir ?!?

Hé oui, Hanoi est une capitale très riche culturellement parlant. Nous nous rendons donc dans l’ancienne prison de « Hoa Lo ». On nous raconte ici que les méchants français l’ont construite pour y maltraiter les prisonniers politiques durant la guerre. Après celle-ci, le gentil régime communisme en a fait une prison modèle dans laquelle les prisonniers américains jouaient au ping-pong devant la presse officielle et libre (je n’exagère pas il y a des photos). Pour prouver notre méchanceté, ils ont même conservé la guillotine française. Petit point rigolo, les panneaux ne disent pas exactement la même chose en anglais qu’en Français…

Conclusion, avoir l’autre son de cloche sur cette guerre est aussi enrichissant que drôle.

Nous passons ensuite faire un petit coucou à Jésus dans la cathédrale « Saint Joseph ». Il y a un moment que nous n’avions pas visité une église. Le catholicisme est la seconde religion ici, avec 8 % seulement d’adeptes, mais quand même !

Et la visite se termine par la pagode « montagne de jade » située dans le petit lac tout près du vieux quartier.

Jour 4 : Tam Coc : La « baied’Halong terreste » ou « Coincoin et son troupeau » ou les Fauvel jouent au chinois…

Grand classique, la vallée de Tam Coc est un superbe paysage karstique traversé par une rivière. IMG_4833Rien à voir géographiquement avec Ha Long, c’est juste que cela se ressemble… mais sur terre :). Cette visite, nous avions décidé de la faire en excursion organisée.

Le problème est que le récit est drôle mais un long. Nous allons donc écrire très bientôt un article à part sur le sujet.

5e et dernier jour de balade

En ce dimanche, programme encore chargé. Visite d’une maison traditionnelle qui nous rappelle énormément celles de Melaka en Malaisie. Rien d’étonnant car les racines chinoises sont communes aux deux endroits. IMG_4679En tout cas, Manon s’éclate dans la cuisine ;).IMG_4678

Nous filons ensuite vers le marché central « Dong Xuan », installé dans un bâtiment « made in France ». C’est un formidable foutoir dans lequel il est impossible de circuler en poussette. C’est tellement épuisant que nous n’avons même pas le courage d’acheter un T-Shirt.

Dernière étape : Le pont « Paul Doumer » qui ne s’appelle évidemment plus ainsi. Made in France lui aussi, il est de la génération Eiffel et fut longtemps le seul moyen de traverser le fleuve rouge.

Se promener dessus donne par endroits la sensation d’être à la maison, sur le métro aérien de Paris.IMG_4672Nous passons également au « temple de la littérature » dont la fonction est indiqué dans le nom. Les jeunes diplômés viennent se faire prendre en photo sur le site, une occasion en or.

Nous finissons par le « musée d’histoire militaire » portant sur les dernières guerres subies par le pays. Là encore, la vision est très partisane et nationaliste. Néanmoins, cela confirme que les Vietnamiens « ont pris cher » durant plus de quarante ans. Il y eut d’abord la guerre d’indépendance durant laquelle nous n’avons pas été très fins. Puis vint la guerre avec les américains, pleine d’horreurs, mais due au départ à la volonté du Nord de reprendre le sud (détail omis dans les panneaux). Enfin la guerre contre les Khmers rouge voisins, qui se solda par la « libération/occupation » du Cambodge. Leur réputation est justifiée : les vietnamiens sont résistants et d’une abnégation impressionnante !

Et après ?

Nous partons le lundi 17/04 pour Cat Ba, une ile dans la fameuse baie de Ha long. L’objectif est de nous installer tranquillement là-bas pour prendre le temps de découvrir cette baie de manière « moins chargée en touristes » et se reposer un peu après ces jours de fous à Hanoï. Nous ne pourrons pas y échapper totalement, mais au moins nuancer :).

CAMBODGE – Siem Reap et surtout Angkor

Résumé de l’épisode précédent

Nous quittons la ville de Kampot pour un périple qui nous mènera à Siem Reap.

Siem Reap, ca change !

Dès notre arrivée, nous sommes marqués par les nombreuses boutiques à l’Européenne, les restaurants chics et autres machines à plumer le touriste. A peine le « hello » échangé, notre premier tuk tuk nous met, gentiment quand même, la pression. Il veut savoir quand nous irons à Angkor et surtout si nous voulons qu’il nous emmène. Il semble que la concurrence  soit rude entre ces chauffeurs.

Dans la ville, de nombreux touristes en shorts arpentent des rues pleines d’enseignes en anglais…. Il y a du bon et du mauvais : La bière est plus chère mais on la sert très très fraîche ;).

Dormir avec des amis ??

Stéphanie a longuement cherché notre hôtel dans l’offre énorme de la ville. Il a des points forts : petit déjeuner inclus (pas de galère du matin) et surtout piscine. En revanche il a un point faible rédhibitoire : Nous chassons un cafard en visitant notre chambre. On nous la change pour une autre dans laquelle une bestiole n’apparaîtra que le lendemain…. On déménage !!!

Stéphanie nous emmène 300 mètres plus loin. Pas de piscine ni de petit déjeuner mais des chambres hyper sympas, un jardin arboré, IMG_4537une terrasse privative immense où nous pourrons prendre nos petits-déjeuners peinards, IMG_4538des fatboy et un bac à « fish-therapy » gratuit IMG_4535 qui va sauver nos pieds de plusieurs mois de voyage. Cerise sur le gâteau, la clim est très efficace. C’est un point fondamental ici car il fait 38 degrés et nous nous abritons aux heures les plus chaudes.

Les visites

Nous avons plusieurs jours à Siem Reap. Le premier est donc consacré à… rien. Enfin nous allons quand même trouver nos premiers restaurants, faire le petit déménagement sus cité, trouver où sont les bières les moins chères, acheter le petit déjeuner du lendemain. La routine quoi.

Le second jour, notre GO Stéphanie nous emmène visiter la « ferme atelier » à soie naturelle des « Artisans d’Angkor ». Visite en français très agréable avec démonstration à l’appui. La quantité de travail et sa minutie sont impressionnantes. Pour preuve les petites mains qui peignent les fils ou font les nœuds des motifs ci dessous. Des petites bébêtes transformées en habits magnifiques… En fin de visite, la boutique fait rêver par la qualité de l’artisanat.

Le troisième jour, il faut s’attaquer au gros morceau : la visite d’Angkor. Pour survivre à la chaleur et surtout aux vagues de chinois, il faut visiter les « références » entre 7h et 9h (heure du petit déjeuner des bus). Sylvain réserve donc la veille un tuk-tuk pour le lendemain 6h30… Le programme est prévu assez court pour les enfants : on ne vise que le triplé majeur.

Angkor jour un

Décollage de bon matin et achat des billets sur la route : nous voici à 7h en train de petit déjeuner devant Angkor Wat pendant que les chinois nous prennent en photos avec leur café à 3$ en main ! On adore ces moments qui nous rappelle notre vie en camping-car.IMG_4128Nous parcourons ensuite ce temple incroyablement bien conservé dans une relative quiétude.

Sylvain et Marine vont même monter tout en haut… attention à la marche, c’est un peu raide…IMG_4147 A notre sortie, nous filons sur Angkor Thom découvrir le Baphuon. Cette fois, la foule se fait assez dense. Cela empêche un peu de profiter du lieu mais il reste étonnant de découvrir des centaines de visages énormes.

Dernière étape : Le Ta Phrom, temple du film Tomb Raider et célèbre pour ses arbres enroulés autour des pierres. C’est ce temple qui emporte tous les suffrages familiaux. Les vieux trucs c’est beau mais les arbres coincés dedans c’est plus rigolo ;).

Nous y prenons une photo de famille « à l’échelle du lieu » : On se sent tout petit.

IMG_4227Angkor un cadeau

Le quatrième jour est un cadeau pour Sylvain : une visite en solo du site, composée à sa guise avec un chauffeur de tuk tuk recommandé. Pour les intéressés, recherchez « tim driver » sur facebook. Il parle français, connaît bien les sites et est d’une gentillesse touchante. Il a également emmené Sylvain manger loin des escrocs à touristes…

Départ à 5h15 20170410_051426pour voir le soleil se lever depuis un « temple montagne », le Phnom Bakheng.

Puis en route pour une série toute personnelle qui se terminera vers 15h. IMG_4331En passant, Sylvain a eu la larme à l’œil à la porte Nord de Angkor Thom. Le lever de soleil sur les douves est juste incroyable !

Mais ne traînons pas, voici dans l’ordre des visites :

Le Preah Khan qui rappelle le Ta Phrom en moins plein,

Le Bandeay Srei et ses décorations hyper fines,

Le Pre Rup, un temple montagne surtout apprécié au sunset

Le Kdei, tout mignon, peu restauré et surtout très calme

et sa baignoire impériale le Sra Srang de 800m par 400m 20170410_131339_Panopuis pour le final le Baphuon restauré par les français

Au retour de ce marathon, la conclusion est qu’il faut vraiment se lever tôt pour voir les sites célèbres puis privilégier les moins fréquentés pour profiter de sa visite.

Une petite journée et…

Le dernier jour est surtout dédié à la récupération et au départ en avion le soir. Changement de rythme pour les 15 derniers jours d’Asie. Et puis les bus, c’est has been !

Nous quittons notre chambre à 16h pour arriver à 23h dans notre hôtel de Hanoï. La modernité est impressionnante en sortant de l’aéroport. On se croirait presque en banlieue parisienne. Des vraies routes et même des péages!  Nous nous couchons rincés mais encore un transfert réussi :).

 

CAMBODGE – Kep et Kampot : crabe au poivre

Rappel de l’épisode précédent

Nous avons passé de très agréables journées à Phnom Penh et arrivons à Kep après une ballade en bus légèrement plus longue que prévue.

Vite vite la plage

Sitôt débarqué à Kep, nous nous précipitons sur la plage. Les tuk-tuk qui se jettent sur nous à la descente du bus sont étonnés : au lieu de foncer à notre Ghesthouse,  nous sommes là, avec nos sacs en vrac, en train de faire jouer les enfants et de contempler le sunset sur la mer. Il faut dire qu’elle nous a manqué après plusieurs semaines.

Kep, c’est vraiment tranquille

Cette ville est une station « un peu balnéaire » établie par les colons français. Elle est construite à l’américaine avec de très grandes routes/rues en angles droits.IMG_3902Le farniente y est un art de vivre et les touristes y viennent surtout pour cela. Nous y avons dégotté une petite guest house très agréable et un peu isolée.

Du coup, nous tuk-tukons très régulièrement pour aller nous balader.

On visite, on visite

A part la plage, l’attraction principale ici est le marché aux crabes, entouré de cinquante restaurants  qui vendent le fameux crabe bleu préparé avec du poivre tout aussi local. Nous y mangeons dès le deuxième jour. Question prix, ils exagèrent, mais question goût c’est simplement délicieux !

Le jour suivant, nous partons marcher dans le parc National tout proche. Très joli site mais la pente et la chaleur vont avoir raison de nous après trois kilomètres. Il faut dire que traîner la MacLaren, cela ralentit :). Nous allons quand même avoir le temps de faire des rencontres sympathiques et d’admirer la faune

Le quatrième jour, nous partons visiter une plantation de poivre. Le poivre de Kampot est le premier du Cambodge à bénéficier d’une IGP ! Superbe visite en français après 15 km de tuktuk dans une plantation bio. Nous y apprenons à quoi ressemble un plant de poivre, que le rouge est la baie arrivée à maturité (20%) alors que le vert a dû être cueilli avant. Une fois séché, le vert devient noir. Le gris, c’est du vert « épluché » une fois séché.

Au retour de cette plantation, nous dégustons avec plaisir (et surprise) nos premières seiches fraîchement grillées avant de faire une séance plage pour tout le monde.

On fait un tour en ville

Le 03/04, nous décidons d’aller passer deux nuits à Kampot, la ville toute proche et un peu plus vivante. Le premier soir nous allons voir le « captain’CHIM » qui organise des excursions « sunset + lucioles ». Nous avions manqué le coche en Malaisie mais cette fois nous allons voir ces bestioles électriques ! Objectif atteint à 100% : nous sommes seuls dans le bateau, le coucher de soleil est superbe, les enfants adorent, les lucioles sont au rendez vous et… il y a  même une boisson offerte durant la balade :).

Notre capitaine va attraper une des petites bêtes et celle-ci restera dans les mains de Romane jusqu’à notre arrivée en ville. Bon là, elle a l’air éteinte mais c’est à cause du flash…IMG_4056Le lendemain, visite de Kampot et de son marché très local. Les allées sont boueuses, trop petites pour la poussette et trop basses pour la tête de Sylvain:). On y vend évidemment de tout, du poisson chat vivant au téléphone portable en passant par les T-shirts et par la viande rouge aux mouches.

Après une averse, les rues sont tout bonnement inondées durant une heure. Les enfants du coin en profitent pour nous faire une démonstration de « water football »IMG_4072L’atmosphère est très sympathique, nous retrouvons une ville marquée par la colonisation dans certaines façades20170406_071525et de bons petits restaurant de rues nous font goûter à la cuisine traditionnelleIMG_4077Et après ?

Nous avons décidé de rallier Siem Reap en une seule journée. Deux heures trente pour atteindre Phnom Penh, une escale puis six heures trente vers Siem Reap, Angkor. Durées annoncées… nous avons peur. Grosse étape mais nous avons choisi les bus les plus confortables possibles, Giant Ibis VIP Bus. Et malgré le retard d’une heure et demi sur le premier bus et donc un déjeuner très écourté, nous sommes arrivés après 10h30 de trajet avec 10 minutes d’avance. Une grande première ! Les filles ont été exceptionnelles, elles progressent de jour en jour pour les grands voyages.

Une fois arrivés, nous nous tournerons vers le point d’orgue de notre passage au Cambodge : Angkor et ses temples !

CAMBODGE – Phnom Penh

Rappel de l’épisode précédent

Nous venons de quitter Sen Monorom qui nous a beaucoup plu pour son côté « bourg de campagne » typiquement Cambodgien. Après cinq heures de « rodéo minivan », nous arrivons à Phnom Penh.

La Guesthouse fêtarde

Nous avons hésité en lisant ce terme dans le descriptif. A priori, nous cherchons à avoir de l’ambiance, mais à quel point la « mad monkey guesthouse »  va-t-elle être fêtarde ? voir photo ci dessous :)

En fait c’est gérable : la musique trop forte du bar et les cris ne nous empêchent pas de dormir mais c’est plutôt un spot pour jeunes voyageurs aisés aimant « l’aventure » douillette, fêtarde et aux standards européens. Les filles vont quand même profiter de la piscine à débordement

Et nous du bar :)20170326_205538Mais nous allons rapidement partir vers quelque chose de plus local.

Vous vous rappelez des « Khmers rouges » ?

Vos cours d’histoire du lycée sont loin ? On vous la fait rapide : En 1975, profitant de la guerre du Vietnam et de la guerre froide, Pol Pot et les Khmers rouges prennent le pouvoir. Ce taré radical veut appliquer l’utopie communiste à la lettre en faisant repartir la civilisation de zéro. Il vide de force les villes, interdit l’école et la propriété individuelle, brûle les livres, renvoie tout le monde au travail forcé dans les champs et assassine tous ceux qui ressemblent de près ou de loin à un intellectuel. Savoir lire ou porter des lunettes était suffisant pour risquer la mort…Il est interdit de se nourrir soi-même, seule la collectivité peut le faire : cueillir un fruit est donc un crime. Ce « visionnaire », qui fut membre du parti communiste français, fera assassiner (après torture style inquisition) ou mourir de faim deux millions de personnes, soit 25% de son peuple, en seulement quatre ans de pouvoir. polpotPour cela, il montera de nombreux centres de torture et d’exécution, dont le plus grand se trouve à Phnom Penh et est surnommé S-21.

La visite de la prison S-21

Par précaution, seuls Marine et les adultes y vont. Dans les faits peu de choses choquantes sont visibles,

c’est surtout l’excellent audio guide qui donne le frisson. Vingt mille personnes furent emprisonnées et torturées ici. Nous en ressortons comme beaucoup très impressionnés par les horreurs que peuvent faire perpétrer l’embrigadement massif et violent d’un peuple.

Le Cambodge est encore profondément marqué par cette période arrêtée en 1979 grâce à l’invasion Vietnamienne. Toute une génération de professeurs, ingénieurs, étudiants, polyglottes ou autres intellectuels a simplement disparu. Le pays était ruiné alors qu’il fallait tout reconstruire… Il ne faut pas oublier de plus qu’il n’y a pas eu d’exode et que les Khmers rouge d’hier sont donc redevenus des citoyens parmi les autres, quoi qu’ils aient pu faire durant leur enrôlement (forcé ou pas).

Les killing fields

Pour prendre la mesure complète des choses, nous visitons également les champs d’exécution situés à 15 kilomètres de la ville (pour être discrets). On y amenait, en camion et de nuit, les condamnés pour les abattre directement au pied de la fosse commune. Les cris étaient couverts par des chants révolutionnaires pro khmers rouges…

Les enfants restent à l’extérieur durant cette visite. Cette fois les stigmates de l’horreur sont visibles car ils remontent naturellement du sol. Les centaines de crânes fracturés à l’arme blanche « de fortune » et « l’arbre aux bébés » ont de quoi aider à méditer.

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A propos d’espoir…

Fort heureusement, la visite suivante est clairement tournée vers le meilleur. Nous rendons visite à l’association « pour un sourire d’enfant ». Il y a 20 ans, deux jeunes retraités français ont été bouleversés en découvrant les centaines d’enfants qui fouillaient la décharge de Phnom Penh, se nourrissant au passage de ce qui en sortait. Ils n’ont pas pu repartir et ont commencé en distribuant un repas par jour sur leurs économies. Aujourd’hui, les avancées donnent le vertige : 7000 enfants scolarisés, 20 filières de professionnalisation, une classe pour enfants handicapés mentaux, un service de médecine gratuit, deux repas et deux goûters par jour et j’en passe…

Nous passons une demi-journée de visite, en français, avec Danny. 20170329_144859Elle est l’une des premières petites filles ayant intégré l’école. La « machine à détruire la misère » est impressionnante ! Allez faire un tour sur « pse.ong » et surtout regardez le documentaire « les pépites » sortis au cinéma en 2016, vous en sortirez bouleversés !

Joyeux anniversaire bébé 2 !

C’est maintenant le tour de Morgane de prendre un an autour du monde. Notre « bébé 2 » a déjà 11 ans :). Pour l’occasion, un repas de rue, un cake, un briquet en guise de  bougie et quelques petits cadeaux.

Puis  une pizzeria qui ravit toute la tribu car nous mangeons rarement de la nourriture européenne.IMG_3817La cerise sur le gâteau, c’est une grosse glace « envoyée de France ».

Pour cela nous nous rendons dans un mall. Le contraste est saisissant avec la pauvreté générale du pays. Le Cambodge est un pays en plein développement  mais la vitesse n’est pas la même pour tous ;).

Et puis un peu de tourisme

La guesthouse finale dans laquelle nous nous installons est au cœur d’un quartier touristique. Nous y vivons tout doucement dans des chambres confortables, avec la vie urbaine sous nos yeux et son bruit dans nos oreilles. Les enfants travaillent et nous préparons la fin du voyage en Asie.

Les promenades dans les rues sont déjà une attraction, c’est un bordel sans nom et la vie déborde sur les trottoirs. On mécanique par exemple à même le sol sans souci.20170331_110216 20170331_110203Nous visitons également le palais royal et la pagode d’argent, des « must see ». C’est un superbe ensemble de temples qui nous rappelle celui de Bangkok, en moins blindé de Chinois ;).

Et après ?

Nous avons décidé de la fin de notre voyage en Asie du sud est. Nous partons le lendemain pour Kep et sa région. Le suite sera Siem Reap puis le Vietnam avant de nous envoler vers le camping car le 25/04.

 

CAMBODGE – Kratie, Sen Monorom et les éléphants !

Dernière minute : Help ! Les Fauvel recherchent de nouveaux locataires …help

Nos locataires quittent la maison, nous sommes donc à la recherche de nouveaux chouettes locataires à partir du 23 avril jusqu’à fin juillet. Alors quoi de mieux que le bouche à oreille.

Connaissez vous une famille qui aurait besoin d’une grande maison avec 5 chambres entièrement meublée et équipée à Nantes quartier hippodrome pour trois mois pendant ses travaux ou en attente de leur nouvelle maison ou pour toute autre raison ?  Hé bien, merci de leur faire suivre l’info. Parlez-en à vos amis, vos familles, vos voisins, votre école, vos collègues, votre club de sport, votre barman, votre boulangère, …

Nous fournissons sur demande le dossier complet de notre maison en PDF.

Un immense merci de votre aide. On peut passer aux nouvelles maintenant.

Rappel de l’épisode précédent

Nous venons de passer avec succès la frontière corrompue du Laos au Cambodge. Le minivan recruté par Facebook nous mène jusqu’à la première ville et de là, après notre premier bivouac « squat urbain » 20170321_140149nous rebondissons immédiatement vers Kratie. 20170321_152543Nous sommes le 21/03/2017.

La prise de contact

Kratie est une ville au bord du Mékong, avec de petits restes de bâtiments coloniaux. Elle est fréquentée par quelques touristes car elle se trouve « sur la route »  venant du Laos. C’est dans cette bourgade de quelques milliers d’habitants que nous allons réaliser notre habituel « apprentissage » d’un pays.

Nous cherchons notre guesthouse une fois arrivés et trouvons assez rapidement une chambre avec clim, nouveau critère  établi pour notre survie :). Nous partons ensuite en quête de nos premiers repas et ce qu’on nous avait annoncé se confirme : les prix sont étrangement hauts. Dans la rue il est possible de manger pour un dollar par personne mais dans les restaurants, on monte très vite à 3-4 dollars la tête ! De plus, l’offre dans la rue est bien plus faible que dans nos précédents pays… Nous nous offrons un chouette restaurant d’application pour la réinsertion de jeunes du pays.20170322_134223

Un truc nous saute aux yeux : les deux roues sont encore plus nombreux et surtout encore plus « polyvalents ». Les cambodgiens y installent carrément des crochets d’attelage comme sur un tracteur. IMG_3813Ensuite, ils peuvent remorquer n’importe quelle charrette.IMG_3810 Il y a même des « motos poids lourds » avec un châssis adaptéIMG_3676Il nous faut nous habituer ici au deal permanent des monnaies : les échanges se font en dollars comme en riels, voire en mixant les deux. Aucune arnaque, le taux est fixe (1 dollar=4000 riels). En dessous d’un dollar, on joue forcement en riels car il n’y a pas de « pièces dollars ». Ainsi, 2,5 dollars se paient 2 dollars et 2000 riels… vous nous suivez :). Pour nous qui avons encore des kips et des bahts sur nous,  ça devient rigolo cette histoire.

D’entrée les Cambodgiens nous semblent très sympas. Ils sont très souriants, chaleureux et même rigolards. Dans la rue ils nous saluent et s’intéressent beaucoup aux enfants. Plusieurs personnes nous avaient décrit les relations commerciales comme douloureuses mais nous avons le sentiment inverse. Même les négociations nous semblent finalement faciles !

Une fois ces bases établies, nous sommes prêts pour partir vers l’Est et Sen Monorom. Cette  contrée encore peu touristique nous attend pour notre grande surprise : une journée avec les éléphants le 24/03 !

Encore une route bien pénible

Nous réservons pour le lendemain matin un minivan local. A 7h du matin nous embarquons pour  5h30 de route mais commençons par attendre une heure avant de partir car il faut d’abord remplir le bus et surtout… installer le poisson et la moto dans le bus.20170323_081043 Nous surveillons de près le chargement des caisses de poissons qui vont voyager avec nos sacs à dos ! Ouf elles sont placées pour couler directement dehors, nous sommes super rassurés ;). Nous le sommes un peu moins pour les clients qui vont les recevoir après des heures de route au soleil.

La route va nous sembler interminable mais nous y arrivons finalement avec beaucoup de retard.

Sen Monorom c’est tranquille

La relative fraîcheur due à l’altitude nous fait du bien et les habitants sont là aussi très accueillants. Encore moins de touristes qu’à Kratie, nous nous sentons en immersion dans le pays. Notre guesthouse est si cheap qu’ils ont enlevé les lavabos :). Nous avons là encore du mal à trouver à manger dans la rue. Ce coin est plus pauvre et nous découvrons même de véritable squelette de camion, usés et réparés jusqu’à l’os. Le moteur est même pour certain « non d’origine » et surtout fixé « ailleurs » qu’à l’endroit prévu20170323_153411 20170323_153418Le jeudi nous devons nous lancer à la recherche de chaussures pour Morgane qui n’a plus que des claquettes depuis trois semaines (La ballade du lendemain fait entre 7 et 9 kilomètres dans la forêt). Au moment du départ Romane casse les siennes… coup double. Nous arpentons donc le marché local avec les enfants et le dépaysement est total. IMG_3672La rue du marché est un boyau coincé entre deux rues accessibles aux voitures, les égouts coulent au milieu du chemin en terre battue, toutes les cahutes sont en planche grossièrement assemblées… Mais la poussette Mac Laren passe très bien ;). Nous trouvons deux paires de fausses Nike lamentables qui vont nous sauver la mise.

Les éléphants !

Le vendredi matin, rendez vous au café dans le centre ville pour partir vers « Elephant valley project ». Nous en profitons pour remercier grand-mamie grâce à qui cette superbe journée a pu avoir lieu et nous te souhaitons un joyeux anniversaire, on n’a pas tous les jours 95 ans…IMG_3678 Notre super guide nommé Tyler nous regarde un peu de travers avec un bébé de deux ans et toute une famille en chaussures ouvertes :-(. Sylvain le rassure, nous sommes robustes et en plus, nous avons des chaussettes…. Il reste sceptique mais conclut que finalement c’est nous qui gèrons.

A l’entrée de la réserve, Tyler nous fait un briefing d’anglophone que sylvain arrive à peine à suivre et donc encore moins à traduire en temps réel :(. C’est le moment que choisit Manon pour vomir dans un coin (et sur son T-shirt au passage)… Youpi ! Tyler est de moins en moins convaincu ;). Nous marchons 3 kilomètres. Manon est sur les épaules et Romane assistée par un charmant couple australien du groupe. A l’arrivée, les cousines de Dumbo nous attendent.

Une fois les bestioles contemplées, notre bébé vomit deux fois… Tyler et son collègue sont très attentionnés. Nous gérons avec eux le meilleur moment pour le repli de Sylvain et Manon vers le bivouac du midi. L’un d’eux les accompagne et Sylvain attend tranquillement le retour du groupe pour le repas. Durant ce temps, les nausées se calment finalement et Manon se repose.

Après le repas du midi, Stéphanie prend le relais et Sylvain accompagne les trois grandes dans la forêt. Au passage savez vous à quoi sert le fruit de la dernière photo ? Nous l’avons découvert ce jour là pour notre part. Indices : 1) sa forme peut vous aider 2) on en mange la noix.

A 17h, retour en ville et bilan. L’expérience était super sympa, reste comme petit défaut le guide anglophone « native » qui ne sait pas ralentir. Malgré ses tentatives, la vitesse revenait toujours et nous n’avons donc pas tout compris.  Pour les enfants, c’est beaucoup moins spectaculaire que la grimpette sur le dos de la bête. Nous avons, après longue hésitation, privilégié le côté respect de l’animal et financement d’une véritable association de protection de ces mastodontes. Pas de blabla : tous ceux qui vous font monter sur eux, qu’ils s’appellent sanctuaires ou autre nom bien marketté, ne font que du business et de la surexploitation.

Cette journée restera un des moments mémorables de notre voyage.

Le soir, nous retrouvons nos co-routards Stéphanie et Cyril, rencontrés aux 4000 îles chez Jim et Julie. Nous discutons à nouveau autour d’une bière et étrangement ils sont heureux eux aussi de partager leurs difficultés… de gestion des enfants :).

En route à nouveau

Le lendemain, vaccinés par notre voyage aller, nous réservons pour Phnom Penh un minivan confortable ne faisant que peu d’arrêts. Le départ est prévu à 13h pour 5h30 de route. Premier bon point, nous partons à l’heure précise, du jamais vu encore !

En revanche google maps, généralement assez précis, prévoit quasiment huit heures de route… L’explication est simple : le chauffeur roule comme un véritable taré ! Dépassement sans visibilité, par la droite, 110 km/h dans les villages, freinage brutaux et klaxon tout le long de la route sont au programme. Mais nous arrivons à l’heure…pour rejoindre notre guesthouse « fétarde » : Mad monkey guesthouse.

Et après ?

Nous sommes à Phnom penh et cette ville nous plaît. Elle est moins grosse que Bangkok et plus vivante que Vientiane. Il y règne un incroyable bordel de motos, d’agitation et de bruit. Nous prévoyons d’y passer pas mal de jours…

 

 

 

Les voyages forment la jeunesse !