Les questions : Le cc mieux que le sac à dos… ou pas ?

Le voyage, c’est mieux en camping car ou en sac à dos ? une bonne réponse de normand : ça dépend.

Les avantages du Cc face à la baroude

Tout d’abord le camping car a un énorme point fort : il vous plonge au cœur du pays que vous traversez. Même si vous allez d’un site majeur à l’autre, vous faites forcément des arrêts au petit bonheur pour vous reposer, faire le plein, dormir, manger ou autre. C’est la que le pays se dévoile à vous. Les gens se demandent ce que vous faites là, viennent voir le Cc et pan vous n’êtes plus un touriste mais un visiteur. C’est alors que n’importe quoi peut arriver… surtout des rencontres mémorables. De guesthouse en guesthouse, vous vous retrouvez immanquablement avec des touristes (parfois par centaines dans les grandes villes) et encerclés de gens qui ont des choses à vendre. On se sent vraiment moins dépaysés et au contact du pays.

Ensuite certains des points faibles du cc lui donnent des avantages.  Devoir cuisiner vous plonge dans les commerces locaux et vous amène sur les marchés, chercher à faire le plein d’eau vous pousse à vous adresser au gens, vider les toilettes vous fait découvrir plein d’endroits secrets ;), effectuer les réparations et entretiens vous fait découvrir la mécanique à l’ancienne…

De plus le camping car peut vous emmener un peu partout, à l’exception de certaines grandes villes … et encore nous avons dormi garés dans le china Town de Kuala Lumpur avec notre Cc. Cet avantage est énorme car aucun endroit n’est compliqué à rejoindre, fûsse-t-il perdu au bout d’une route sans retour. En baroude, il vous faut sélectionner pour quel site vous êtres prêts à faire 9h de bus…

Enfin la maison camping-car se transporte avec vous. Vos enfants et vous avez donc des habitudes, de l’outillage, des ressources toujours à disposition. Je pense par exemple à l’école, le bricolage, les lits des enfants, les guides de voyage, le pc, l’eau et les bières. Pour les enfants, cela crée un contexte stable qui nous paraissait important.  En sac à dos tout doit justement tenir dans les sacs et cela impose de n’emporter que le strict strict minimum, de déplier et surtout de replier toute votre vie très très souvent…

Les défauts du camping car face au sac à dos

Étrangement vos allez retrouver ici des points positifs tournés en défauts, mais cela se comprend assez bien.

En premier lieu le camping-car revient vite cher. Comptez très vite trente mille euros pour une occasion récente. Vous pouvez objecter qu’il en existe des vieux et c’est vrai, mais il n’en reste pas moins les autres coûts qui sont liés comme le CPD ou les shippings. Le CPD, carnet de passage en douane, est une caution que vous mettez sous séquestre pour pouvoir entrer dans certains pays avec votre Cc. Le montant est de une fois et demi la valeur du véhicule (voire plus selon les pays que vous souhaitez visiter). On vous rendra l’argent, mais il faut le donner au départ… Les shippings sont à la fois chers et compliqués à gérer. Il faut compter mille cinq-cent euros au port de départ, autant dans celui d’arrivée et de mille cinq-cent à quatre mille euros pour le fret en mer selon distance. Si vous divisez cela par le prix d’une nuit d’hôtel et des billets d’avion, cela rend l’amortissement difficile selon les pays. Attention, il semble que les shippings vers les Amériques soient beaucoup moins chers. Il faut donc moduler mon discours.

De plus, le camping car amène des procédures supplémentaires. Ce n’est en soi pas si compliqué mais si vous prenez notre cas avec la Thaïlande nous n’avons finalement pas pu entrer dans le pays… Les visas et procédures pour les personnes sont souvent bien plus simples que pour votre maison roulante. Ces procédures se cumulent automatiquement aux histoires de shippings car vous changez de pays.

Autre point : La gestion des ressources énergétiques est souvent très serrée. Quasiment tous les voyageurs en cc que nous avons  rencontrés ont comme nous appris à passer leur smartphone en mode avion dès  que possible, limiter leur nombre de douches, éviter d’allumer les lumières avant le noir total, chercher au maximum les toilettes publiques pour économiser la box et on en passe. C’est une formidable expérience mais il faut bien en être conscient. Quand il fait 35 degrés et que vous n’avez le droit qu’à un petit ventilateur USB (à se partager) pour vous rafraîchir, vous êtes moins philosophe et vous prendriez bien une bonne douche si… vous aviez plus d’eau :). Dans le même registre, le gaz n’est pas simple à se procurer en remplissage ou en bouteille de remplacement car les connecteurs divergent. Pas de gaz, pas d’eau chaude ni de frigo… On vit sans et nous l’avons fait plusieurs semaines, mais cela change la donne. Dans une vie d’hôtel vous n’aurez aucun de ces soucis.

Il faut ajouter que dans le camping car, vous vivez tous ensemble jour et nuit. Sans parler de l’intimité « corporelle », cela vous prive un peu aussi de celle des discussions sans enfants. Difficile parfois de se garder du temps pour débriefer les journées ou préparer les voyages à court et moyen terme. En guesthouse, nous avons deux chambres et cela change pas mal de choses.

Enfin, votre camping car vous emmène partout, nous l’avons même cité comme un avantage. Mais il faut bien reconnaître aussi que cela vous prive parfois d’expérience (ou les rend plus difficiles). Nous pouvons  citer le plaisir de faire deux jours de croisière d’un site à l’autre, de prendre des bus locaux, de négocier tous vos tarifs… Ce sont aussi des choses qui vous rapprochent d’un pays quand vous vous promenez en sac à dos.

Conclusion de Sylvain  ?

C’est hyper subjectif et je vous donnerai donc ma position. Le cc est plus consommateur en énergie (Je veux parler de la vôtre) mais il est la meilleure façon de s’imprégner d’un pays.

Il est plus économique dans les pays développés mais pas dans les pays cheap.

Il est plus stable pour votre vie de famille mais après six mois de voyage cc et deux de baroude les quatre filles gèrent très bien de changer 10 fois de guesthouse en 12 nuits. Cela les amuse même pas mal…

Si je devais refaire ma route, je ferais à nouveau du CC en Europe et au Moyen Orient. En revanche, je ferais du sac à dos en Asie du sud est. Grâce au budget plus bas je louerais des véhicules assez fréquemment pour être plus autonome. On perd la possibilité de dormir dans les villages mais finalement baladez-vous à six ou sept rues de votre guesthouse dans un village de 1000 habitants avec 4 enfants  et vous croiserez le vrai pays…

Je vous ai tout dit, enfin je crois… s’il le faut je ferai des mise à jour de cet article. Si vous y ressentez parfois des avis trop tranchés, c’est seulement que j’ai voulu indiquer clairement ma propre opinion. Il y a autant de façon de voyager que de voyageurs !

Conclusion de Steph

Le Cc, c’était génial. Que de belles rencontres… Une stabilité, un certain confort, des habitudes… Nous avons investi un temps de dingue à le trouver, le préparer, l’adapter, lui confectionner ses pochettes, lui préparer ses papiers, … et également beaucoup de sous.  Sylvain s’occupait beaucoup de la logistique (rôle que j’ai un peu repris avec les réservations des guesthouses, la recherche des horaires et des moyens de transports) et je trouvais sympa de me reposer sur lui…

Je suis donc triste de l’avoir quitté.

Mais bon, pas le choix, alors Positivons. Il fait vraiment très très  chaud et les chambres ventilées ou climatisées avec les douches sont vraiment un grand luxe. On rencontre moins de locaux, mais un paquet de baroudeurs très sympas.

A refaire ? Aujourd’hui, on n’est devenus assez baroudeurs pour repartir sans Cc et les complications qui vont avec. En louant des voitures ou des vans avec chauffeurs…

Donc ? Le prochain voyage serait en sac à dos, mais merci beaucoup à notre Cc sans qui on n’aurait jamais entrepris ce voyage.

Le mot de Marine : Le Cc c’est plus cool pour rencontrer les gens des villages, mais la clim, c’est super chouette.

Le mot de Morgane : je préfère le sac à dos car je ne dors pas avec Romane dans mon lit et on prend pleins de tuktuks.

Le mot de Romane : je préfère le sac à dos, car on fait pleins de randonnées la nuit pour trouver des hôtels et je peux voir les étoiles, j’admire les paysages dans les trains, les bus et les bateaux, je peux jouer à m’installer. La seule chose que je n’aime pas, c’est porter mon sac à dos.

Le mot de Manon : elle est où ma nouvelle chambre ? Par terre dans le bus ? En plus, je n’ai pas de sac à dos…

 

 

Gros bécots d’une guesthouse au fin fond du Laos, à Tha Lang.

THAILANDE – Bangkok

Rappel de l’épisode précédent

Nous sommes installés pour plusieurs jours « renouvelables » à Bangkok et allons prendre le temps de découvrir cette ville. Nous sommes le 3 Février 2017.

Dans le quartier des routards ???

C’est ce qui était dit de notre guesthouse. Aucun doute la dessus : nous croisons dans les rues presque plus de touristes que de Thai. Dans le lot, un paquet de Français car les vacances parisiennes ont déjà commencé. Nous sentons du coup que nous sommes bien dans une usine à étrangers. On trouve partout des restaurants « western food » , des hôtels, des pubs et autres lieux de fêtes « plus intimes » ouvrant grand les bras aux allemands en short…

Une autre capitale d’Asie

Malgré cette invasion de visages pales, cette ville nous enchante.
Un peu moins que KL ne l’a fait, mais c’était l’effet « première fois ».
Nous retrouvons de la street food, des rues bondées, des boutiques « 7-11 » partout. D’ailleurs qqun sait-il par quel miracle on retrouve cette chaîne tous les 300 mètres en Asie (sans exagérer) ?

Premiers pas dans la ville

Nous pouvons faire la majeure partie des visites programmées à pied ou via les bateaux qui parcourent les Klong (des canaux qui traversent Bangkok en des tas d’endroits). La ville a parfois été surnommée la « Venise Thaïlandaise ». Dès le premier jour, nous expérimentons avec plaisir ces bateaux  très abordables et utilisés par les habitants. Il faut un peu jouer des coudes pour acheter son billet au prix localIMG_2389mais ensuite c’est la croisière pas chèreIMG_2399Nous débarquons et prenons le temps de nous perdre, par exemple dans un énorme marché aux fleurs. Les fleurs y sont assemblées en colliers et bouquets pour les offrandes des fidèles dans les temples. C’est une véritable industrie.IMG_2413Notre première visite est pour le « National Museum » installé dans un ensemble de palais et temples. Une visite facile et un premier contact avec cette architecture riche et caractéristique de l’Asie Bouddhiste.

A la sortie de ce temple, nous sommes tous d’accord pour rentrer nous reposer et… prendre une douche en chambre climatisée ! Youhou voici l’un des avantages de notre nouvelle vie. Une fois dans notre quartier nous prenons le temps de le découvrir, chercher de la bière, des bons plans et les restos des jours à venir

Pour notre second jour, nous visons China Town pour découvrir son joyeux bordel. Là encore nous ne sommes pas déçus. Les trottoirs sont squattés par des échoppes roulantes sur des centaines de mètres. En poussette, Manon se marre !

Nous cherchons un temple… introuvable. Nous en trouvons bien des tas mais pas le bon. Ici plus de temples au kilomètre carré que d’églises à Rouen ! Cela fait des pauses dans la ballade et les filles font joujou avec les poissons sacrés !

Finalement, en nous battant avec la boussole, google maps et les chinois, nous parvenons au fameux temple. Impressionnant… d’activités ! Les fidèles sont partout, faisant des offrandes de toutes sortes, priant ou cassant la croûte entre potes.

The King is dead ?!?

Au passage, nous comprenons que le deuil national d’un an en Thaïlande, ce n’est pas du chiqué. Partout on retrouve des photos du roi décédé (Rama IX ou X je ne sais plus) ornées de rubans blancs et noirs.IMG_2475Les sites internet l’affichent en page d’accueil, les magasins le mettent en vitrine, les taxis sur leur pare brise. « Rest in peace your holy majesty ! » Dans ce pays, se moquer du roi est un crime, alors pas de blagues.

Un peu de monde à Bangkok ?

Le troisième jour, c’est « grand tourisme ». Nous partons visiter le « Wat Mahathat  » avec… des milliers de personnes. Il faut dire que c’est ici que le défunt roi est honoré par ses sujets car le palais royal jouxte le temple. Effet famille sans doute, un charmant policier nous interpelle et nous escorte jusqu’à l’entrée dans la voiturette de la sécurité. 500 mètres de cagnard économisés ! Un tuk tuk gratuit et bien gardé, ils sont sympa ces thaïlandais !

Une fois les billets en poche, nous voici dans la place. Cet ensemble de temples et de palais est grandiose, mais il faut avouer que la visite est altérée  par la chaleur et la foule. Nous passons voir les différents bâtiments.

A la sortie, nous nous dirigeons vers le fameux « Wat Phra Kaeo ». Une petite halte trottoir pour manger un riz frit et hop ! c’est reparti. A nouveau des bâtiments somptueux avec des bouddhas dedans… et en apothéose le fabuleux bouddha couché de 45 mètres. Vous noterez que pour le voir, il suffit de se laisser porter par la marée…

En fait les filles commencent déjà à bouder les bouddhas :).  Après le « ouais, une mosquée, on  en a déjà vu pleins », nous avons le droit à « ouais, un temple, c’est un temple « … Sauf Romane qui adore le côté kitch  et Manon qui adore enlever ses chaussures et imite très bien les prières.

Comme d’habitude, retour en milieu d’après midi pour un repos général avant la balade du soir pour le dîner. Cette fois, bien rincés, nous nous offrons le petit plaisir d’un « touk touk ». Ces tricycles présent partout en Asie sous différents noms sont en fait bien plus chers que les taxis. Seuls les touristes semblent les prendre :). En tout cas cela nous fait une nouvelle expérience de transport rigolote. Et ce que Morgane adore dans le voyage, c’est la multiplication des moyens de transport, à défaut d’aimer les tables de multiplication.

Epilogue francophone

Au dernier jour, il ne reste plus qu’une activité phare de la ville dans notre checklist : La maison de Jim Thompson. Avant d’y aller nous utilisons un tuyau récolté auprès d’un expat dans la rue : une boulangerie japonaise travaillant les techniques françaises à pas cher. Baguettes et croissant pur beurre au programme !IMG_2671 IMG_2667Maintenant en route pour honorer Jim ! Ce brave homme, ancien agent secret britannique, est venu finir ses jours en Thailande avant de disparaître mystérieusement dans les Camerons Highlands Malaisie ne . Il y a relancé et mondialisé l’industrie de la soie naturelle. Un véritable héros national amoureux de la culture siamoise.
Nous suivons la visite guidée en français. La maison est une traditionnelle Thaï déplacée par Jim et enrichie d’œuvres d’art historique collectées durant sa vie. IMG_2655Bref c’est sympa mais sans plus. Nous en profitons surtout pour
faire la papote avec des français car le site est blindé de touristes en short. Au passage, la véritable attraction de cette journée a été les déplacements en bus locaux à vrai plancher en teck ! (Gratuit, on pensait que c’était parce-que nous étions super sympas, mais en fait c’est le bus qui mène gratuitement au centre de recueillement du roi mort, merci le roi !)IMG_2650 IMG_2665Et après ?

Comme d’habitude, nous décidons le dernier soir sur un site quel sera le suivant… camping car ou guesthouse, l’envie d’errer librement nous colle à la peau. Ce soir là, c’est Kanchanaburi (dans l’est) qui tire son épingle du jeu. Nous réservons deux chambres de 2 personnes. C’est beaucoup moins cher, plus facile à trouver et surtout maintenant les filles sont aptes à dormir dans toute configuration (Trois dans un lit double, deux dans un lit simple…).

Le lendemain matin, en route pour la gare routière et 5 heures de transports en commun divers. Encore de nouvelles d’expériences à vivre.

6 MOIS : 4ème point voyage

Tous les deux mois maintenant

Vous l’aurez remarqué, nous avons diminué la fréquence des points voyage. Nous avons ainsi plus de choses à dire 😉 et surtout un peu plus de recul. Voici donc un nouvel article à vocation « non carte postale » pour raconter l’envers du décor.

Confirmation : le blog real life, c’est bien

Nous avons rencontré des familles voyageuses ces dernières semaines et j’ai découvert une chose en discutant avec elles : Le tour du monde en famille, c’est comme la grossesse ! Les gens ne parlent que des bonnes choses et s’ils abordent quelques « soucis », c’est toujours à demi mots glissés furtivement dans le texte. Sans doute est ce parce que quand on a la chance de vivre une telle expérience, on ne veut pas se la jouer pleureuse. Mais du coup, ceux qui se préparent sont privés d’informations utiles et ceux qui rencontrent les mêmes soucis se sentent les seuls couillons qui s’y prennent mal.

En bref je me sens encouragé à raconter le bon et le mauvais, surtout dans ces points réguliers. Si nous vivons un expérience formidable, je ne voudrais pas cacher en quoi elle peut être compliquée parfois.

Bon on y va ? En plus je n’ai pas trop de mauvaises choses à raconter cette fois :)

Camping car

Notre bon céssé va bien. Je lui ai fait le coup des plaquettes de frein… pour rien. On m’avait dit qu’elles seraient mortes après 15000 bornes de route et j’entendais un bruit de métal affreux au freinage. Fausse alerte, c’était du à du sable coincé dans la rainure d’une plaquette à droite. Les plaquettes peuvent encore faire 30 000 bornes d’après le super garagiste poids lourd qui s’est occupé de moi. il faudra quand même faire  vérifier mes disques mais je ferais cela tranquillement en France. Cela m’a au moins donné l’occasion de visiter un garage ici.

Comment vont les parents ?

Au niveau santé, tout roule : pas un pet de travers :).20170203_143707

Pour ce qui est de la coexistence, aucun problème à signaler. Cela semble même un peu louche, n’est ce pas ? C’est pourtant vrai. Nous avons une capacité à ne pas être d’accord sans que cela ait trop d’impacts. Et puis vous avez lu mon chapitre « on se dit tout » ;).

Comment vont les enfants ?

La santé est toujours bonne, rien à signaler là non plus !

Pour ce qui est de la vie quotidienne, elles sont solides et souples ces petites. Nous pourrions presque l’oublier vu que cela se fait se fait au quotidien… nous en sommes assez fiers et régulièrement épatés. Bien sur il y a des râles, mais elles encaissent pas mal quand même. En ce moment, Marine, Morgane et Manon dorment toutes les trois… un étage au dessus de nous. Elles se gèrent (enfin presque) toutes les trois de  19h30 à 8h30 le matin.IMG_2284 (Medium) 20170120_075922 IMG_2465 IMG_2215 (Medium)Elles s’adaptent pour les repas, le rythme et même pour le travail scolaire. Ce dernier point, comme pour beaucoup d’autres familles, est l’un des plus compliqués à gérer. Les difficultés résident dans la logistique (où travailler, quand, dans quelles conditions…),la discipline (travailler presque tous les jours, durant la durée convenue) et la motivation (les petites ne voient pas forcément l’intérêt et n’ont pas l´ambiance créée par une classe…).

Nous avons un mieux sur les relations des grandes. Ce n’est encore la grande fusion fraternelle mais un peu « l’entente cordiale franco-anglaise » : une situation d’équilibre se profile parfois. Ho surprise, c’est d’ailleurs quand nous les laissons livrées à elles-mêmes que cela se voit le plus…IMG_2300 (Medium)

Nous avons notre petite Romane dans notre chambre en ce moment car il faut qu’elle se repose. Depuis plusieurs semaines elle est devenue susceptible, « grognon » et râleuse. Nous soupçonnons le sommeil d’être une des causes et l’aidons donc à s’endormir plus tôt. Cela lui fait de plus du bien d’être un peu seule avec nous.

Déplacements (Fréquence et rythme)

En Malaisie, les circonstances nous ont contraint à prendre notre temps. Le rythme a donc été extrêmement faible et on peut dire que nous avons pris notre temps partout :). Maintenant que nous allons « backpacker » il va à nouveau falloir trouver une bonne fréquence de changement…

Fourniture et alimentation

Comme je vous l’ai dit, la Malaisie nous a (enfin ?) fait abandonner la cuisine. Nous prenons toujours nos petits déjeuner au pain (de mie) et à la confiture. Tous les autres repas se passent dans les restaurants de rue. Nous nous y régalons pour environ 1€ par personne. A ce prix en revanche, c’est plat unique à quasiment tous les repas. Cette organisation se confirme en Thaïlande avec de nouveaux goûts à découvrir !

En Thaïlande, la bière est enfin moins chère !  1,5€ pour une bouteille de 630 ml. Cela coûte néanmoins toujours plus cher de boire que de manger car un plat de riz frit vaut moins que cela.

L’eau potable se trouve partout en bouteille mais surtout dans des distributeurs d’eau purifiée. Le prix est alors extrêmement faible.

L’eau de douche et cuisine se trouve elle aussi très facilement. Le moindre tuyau qui traîne vous est généreusement prêté pour faire le plein. Cela ne coûte que de raconter notre histoire pour la millième fois.

Le gaz pour sa part pose encore un souci. Impossible de se faire remplir si ce n’est au yacht club de Selangor. Pour de prochains voyageurs je recommande vraiment une étude poussée des adaptateurs. A défaut, vous ferez comme nous ou les les camionautes en abandonnant le frigo et en achetant un brûleur portatif à  dix euros. Pour la bière fraîche, il faut alors acheter de la glace chez n’importe quel épicier… comme au camping en France.

Types de dodos

En Malaisie c’était le pied car nous pouvions dormir partout (à deux exceptions près d’où nous avons été virés gentiment). Nous avons fait quasiment deux mois de dodos bercés par les vagues.20170111_145844_Pano (Medium)20161226_184235-medium20170111_104815_HDR (Medium)Maintenant que nous sommes en guesthouse, cette rubrique n’a plus grande signification…

A mi voyage, offrons nous un peu de réflexion sur celui ci

Plusieurs d’entre vous nous ont posé des questions sur le « fond » du voyage et son côté « spirituel ». Je prends donc quelques lignes pour vous donner des éléments

Alors après six mois, avons nous décroché ?

A mi route, nos réalisons qu’un an c’est finalement court. Nous n’avons pas vraiment décroché de nos vies françaises. Nous pensons très régulièrement à nos amis et familles, leur parlons par FaceTime ou WhatsApp et envisageons déjà quelles fêtes organiser…. prochainement :). Nous suivons également, de loin certes mais quand même, nos boulots et pensons parfois à comment nous y reviendrons.

Avons nous l’impression de changer ou d’avoir changé  ?

Ce qui est incroyable dans ce voyage c’est que nous sommes toujours dans un rythme soutenu. Rares sont les jours durant lesquels nous n’avons rien à organiser voire à résoudre. Ajoutez à cela que nous n’avons souvent personne avec qui échanger, comparer et dédramatiser. Vous comprendrez alors que nous n’avons quasiment aucun recul.

Nous ressentons donc bien qu’il y a du changement, de l’évolution dans notre manière de vivre ensemble mais je ne saurais pas précisément dire en quoi.  J’ai quand même deux trois exemples  : La relation Marine/Manon est assez bluffante parfois, je n’ai évidemment jamais passé autant de temps avec mes filles, Manon est d’une autonomie incroyable….

Créer une « meilleure famille » ??

Melissa Sue Anderson, Melissa Gilbert, Michael Landon, Karen Grassle, Lyndsay Greenbush

Un jour je racontais à mon ami Laurent le dentiste que mes enfants faisaient trop de bruit où qu’ils aillent. Il me répondit très amicalement « heu… les chiens ne font pas des chats ». Il avait tout dit. Les FAUVEL-TOMINE, c’est une famille dans laquelle ça beugle et fait du bruit. Inutile de chercher une douce harmonie alors que notre mode de fonctionnement est profondément « rentre dedans ». Chez nous les relations se construisent un peu dans la douleur… addamscela les rend elles plus fragiles/solides ? En bref, c’est maintenant clair pour moi : nous sommes une famille de qui se gère « au shaker » (on est un oeu secoués quoi…) et il faut que nous nous aimions tous comme tel :).

Et maintenant ??

Hé bien vous savez déjà que nous partons en guesthouse. Tout va nous paraître assez simple au quotidien (douche, énergie etc.). En revanche nous allons gérer des migrations et nous allons perdre de la proximité avec les locaux…

Ce sera sûrement formidable, on vous racontera bientôt 😉

THAILANDE – Le grand pardon ?

Rappel de l’épisode précédent

Nous avons pris la décision de renvoyer notre camping-car vers l’Europe ou un pays proche. Nous l’avons confié à Daryl 20170202_112831qui va le shipper pour nous et sommes en route vers…la THAILANDE.IMG_2466Sans rancune les Thai ??

Mouais enfin presque… la pilule est quand même dure à avaler mais cela ne vaut pas le coup de se priver de ce pays que tous nous disent immanquable  !!!! Nous avons pris un vol ce vendredi 03/02 et nous sommes actuellement dans notre Guesthouse dans le quartier des baroudeurs.

Nouveau voyage dans le voyage

Ce départ en mode baroude, c’est totalement imprévu dans le voyage. Bon, vous me direz, vu que nous n’avions pas prévu grand-chose…. Mais quand même, c’est un changement radical. Terminée la « stabilité » apportée par le cc, le fait de dormir tous les soirs dans le même lit, pouvoir stocker de l’eau, cuisiner, transporter ses médicaments et vêtements. Terminé également de dormir devant le temple à visiter le lendemain, les petits déjeuners pris directement sur le sable ou le pavé.

Nous nous lançons car nous avons plutôt bien vécu le mois sans CC et notre escapade aux Philippines. Nous allons approfondir ce mode de voyage car il pourrait fort bien nous convenir parfaitement. Nous aimons les villes, prendre les transports en commun et sommes capables de faire des rencontres là où beaucoup craignent l’anonymat. Les enfants aiment quand cela bouge, adorent manger dans la rue, et trouvent même les rats rigolos. Pour tout dire, ils aiment ce que leurs parents leur ont fait aimer : Le bordel et l’animation à outrance de la ville 😉

Allez en route maintenant

Nous avons donc dit « au revoir » à notre cher cc avec un pincement au cœur20170202_095558et maintenant la page est tournée. Plus question de ressasser cette histoire et nous passons à la suite ! Nous achetons par exemple de nouveaux sacs à dos pour les missIMG_2373avec porte doudou intégré svp ;). Nous investissons également dans une tablette Windows 2 en 1 avec clavier clipsable.IMG_2481Bien plus légere que le 17 » de Stéphanie et permettant de taper cet article notamment. Elle sera réutilisable à la maison. Seul hic, le clavier est en qwerty… Vous nous pardonnerez donc les fautes de frappes et d’accents.

Un mac do à l’aéroport pour le départIMG_2378C’est  l’un de nos rares repas fastfood en Malaisie car chaque repas méritait mieux, de l’avis même des enfants. C’est vous dire comme on mange bien ici.

Un starbuck pour nous la jouer bobo voyageurs touristes !20170203_143707et zou dans l’avion20170115_132036

Un grand merci à la Malaisie

Avec le psychodrame de la Thaïlande et sa réglementation  à l’esprit, nous pourrions presque oublier de vous parler de la Malaisie. Ce pays a été formidable à vivre. Tout y est simple pour le camping cariste. Il est possible de dormir n’importe où à Kuala Lumpur comme sur les plages les plus reculées. L’eau potable est distribuée pour trois fois rien par des machines, celle de lavage est généreusement distribuée partout et on trouve même des prises de courant abandonnées par endroits. La présence de musulmans garantit de nombreux wc près des mosquées pour nettoyer la boitacaca. Le seul bémol est que nous n’avons trouvé qu’un seul endroit dans tout le pays pour remplir nos bouteilles de gaz.

Au niveau découverte nous avons même pu aller voir la côte est grâce à la mousson clémente. Nous avons passé ici du temps avec deux familles de voyageurs qui nous ont beaucoup apporté.

Ajoutez enfin à cela que dans ce pays tout le monde parle anglais ou presque, que les gens sont souriants, accueillants et très tolérants.

Cela fait un formidable cocktail ! Vive la Malaisie !

Et maintenant alors ?

Nous sommes installés pour plusieurs jours « renouvelables » à Bangkok et allons prendre le temps de découvrir cette ville. Peut être irons ensuite dans le Nord du pays mais cela reste à voir. Ensuite, nous pensons aller d’autres pays mais ignorons encore lesquels… Cambodge? Laos ? Vietnam ? Myanmar ? Inde ? tout est ouvert quand on voyage léger sans « regulation »✌🏼

21,3 kg et deux bagages en soute pour six personnes pendant quelques mois, avec les doudous, les sacs à viande, les guide de voyage et surtout les cours du cned compris…  on progresse chaque jour. Si on se sépare d’1,3kg, on ne pourrait prendre qu’un seul bagage en soute ??? Et dire que certains s’inquiétaient pour les 300kg  auxquels nous avions le droit dans le Cc !

Nous ne savons pas encore si nous aurons un rendez vous fixe avec le cc à Istambul, Barcelone, Rotterdam, Southampton ou ???  vers là mi-avril ou s’il nous attendra sagement en Normandie. Cela va dépendre d’où il sera shippé en fonction des prix dégottés par Daryl.

Bref nous avons le bonheur de ne pas savoir où nous allons ni quand nous en reviendrons…. un luxe extrême.

MALAISIE – La parenthèse francaise

Rappel de l’épisode précédent

Nous avions cinq jours à tuer avant l’arrivée le 21/01 de nos amis nantais Claire et Nico. Ils vont quitter leurs enfants la mort dans l’âme pour venir se ressourcer « au club Med » de Malaisie ;).

Là bas, c’est le Nooooord

Nous maintenons nos plans de parcours de cette  si belle côte Est et filons vers le Nord. Les plages sont bien plus belles qu’à l’ouest car on trouve bien souvent une zone de verdure juste avant la sable. La route est elle même souvent un peu en retrait. L’essentiel de ces espaces est occupé par des villages de pêcheurs, ce qui donne des visions cartepostalesques de premier choix !

Mais dans ce pays, nous avons un cahier des charges bien précis maintenant. Un bon site, c’est une belle plage, de l’ombre et surtout un foodcourt. Selon ces critères, notre très chère Cachou (Maman Camionaute !) nous a recommandé un petit coin qui nous plait beaucoup. Nous y passons deux nuits agréables. DSCF6133 (Medium)Les enfants jouent à l’aire de jeux, rattrapent le retard du CNED et lisent tranquillement. Le soir, nous vidons nos cerveaux dans des canettes de bière (ou l’inverse ?) en pensant à nos prochaines semaines… La glandouille nous pèse : il faut réagir nom d’un triple Zeus ! Repartons, on verra bien vers où…

Terrenganu, une petite ville… comme les autres

Nous arrivons rapidement à Kuala Terrenganu, alias KT ! Le premier jour, c’est visite du centre historique. Tout date de l’époque coloniale car avant… bah on ne sait pas mais en tout cas il ne reste rien mon brave monsieur :). Une grande journée de rigolade car figurez vous que la mousson, qui flemmardait en lâchant une heure de crachin par jour, s’est réveillée pour une semaine. Il tombe des cordes durant absolument toute la journée. Nous sommes trempés pardessus la transpiration des 30 degrés !

Nous parcourons malgré tout avec plaisir un joli China-town habillé de petits street artsDSCF6149 (Medium)20170119_174923 (Medium) ainsi que le marché des produits « frais ».DSCF6161 (Medium) Le soir, nous décidons d’aller faire dodo sur l’ile artificielle de la ville. C’est une gigantesque aire de loisir et de tourisme sur le thème de… l’Islam. Nous ne pouvions pas manquer d’aller y trinquer, sur un des 10 parking vides, face à la « Mosquée de cristal ».IMG_2164 (Medium)IMG_2161 (Medium)Nous comptons dormir au calme car les visiteurs sont inexistants. Pas de bol ! A 21h je vois approcher pif et hercule, les deux gardiens de musul-land. Il faut quitter le parc alors que tous les enfants dorment! Je leur pleure sur l’épaule, ils regardent longuement leurs chaussures puis appellent leur chef « Captain america » à la rescousse (il parle anglais lui…). Il me jette dehors lui aussi, mais dans un anglais Nickel ! Steph le croque à la gorge et lui explique que cela ne sert à rien d’ouvrir un « parkamuslim » si l’hospitalité n’y est pas respectée. Elle lui précise également qu’il est le premier à nous mettre dehors dans tout son pays. Et a la fin… il s’en fout :). Nous devons partir. Bon au moins, Steph se sent défoulée :) et nous dormons au bord de la route juste à la sortie du parc Astérix.

Le lendemain, nous décidons de visiter une (vraie) petite ile plus typique dans cette ville. C’est une jolie petite ballade qui nous permet de découvrir l’habitat traditionnel des pécheurs.IMG_2191 (Medium) IMG_2193 (Medium)IMG_2226 (Medium)IMG_2227 (Medium)IMG_2219 (Medium)Nous partons ensuite dormir sur une plage assez animée du centre ville. Nous y retrouvons foodcourt, plage et fraîcheur grâce au vent. C’est là que nous rencontrons Marion et Doje, un jeune couple Franco-Malaisien. Nous allons pouvoir discuter entre deux averses du pays, des règles de la vie locale et un petit peu de la France aussi…IMG_2237 (Medium)Nous savons maintenant que la loi ici interdit à un musulman d’épouser qqun d’une autre religion (il faut se convertir), que l’on est musulman si son père l’est et qu’il est impossible de changer de religion ! On nait musulman, on le meurt aussi !

Bon assez rigolé, maintenant faut y aller !

Le temps passe et il faut maintenant nous rapprocher de Cherating pour accueillir Claire et Nicolas. Nous revenons nous installer sur notre plage tout près du club Med et attendons tranquillement. Malheureusement pour nos visiteurs, il pleut sans arrêt et nous avons le pire temps que nous ayons connu. Finalement, le samedi matin entre deux averses, ils parviennent à nous rejoindre, comme une apparition !IMG-20170126-WA0002C’est la fête ! En plus de leur bonne humeur, nos amis nous amènent des conserves de La belle illoise, du foie gras, des plaquettes de freins, le livre d’espagnol du Cned, des caramels au beurre salé de Guérande, un saucisson, des carambars, du pâté, et autres cadeaux (merci la famille et les et copains). Nicolas et Claire se sont de surcroit lancés dans une grande campagne de pillage de buffet dans le club med. Ils nous amènent chaque jour des viennoiseries, de petites baguettes et même du vrai fromage !!!! Les enfants sont encore plus enthousiastes que nous, Nicolas et Claire sont leurs héros de la semaine :).

La visite de Nantais nous permet de prendre plein de nouvelles, de reparler de notre départ si bien fêté et de partager un peu de notre quotidien. Entre les averses et leurs moments de détente au club, Claire et Nicolas vont venir participer à nos ballades de ravitaillement. Nous sommes ravis de les emmener chercher du « vin », acheter du pain de mie, manger dans un bouiboui, faire le plein d’eau…tous les trucs géniaux du quotidien quoi 😉

Les jours passent, la pluie diluvienne persiste et nos amis se morfondent un peu de ne pas voir le pays depuis leur resort. Ils partent finalement avec nous vers l’ouest et nous les déposons à la gare routière de Kuantan, direction KL pour deux nuits. Au passage, Nicolas négocie avec son GO que nous soyons invités à boire un petit verre avant de partir, trop fort non ? IMG-20170126-WA0017 20170125_100926 (Medium)Cela signe en beauté la fin d’une visite hyper agréable et détendue. Merci encore les amis !

Un petit au revoir au camionautes

De notre côté, la fameuse date de décision quant à « thai/pathai » approche.  Il est donc temps de trancher : La Thailande, c’est mort et  le voyage en Asie du CC avec ! Nous tournons donc toute notre énergie vers la réalisation du plan B. Il faut acheter le nécessaire de voyage et filer vers Klang/KL d’où tout se fera. Les sacs à dos sont achetés à Kuantan et nous sommes à moins de 30 minutes des camionautes : Une pareille occasion pour un dernier bisou ne se manque pas. Nous nous rendons donc sur la même plage pour les revoir et passer une nuit…puis finalement une autre avec eux.20170126_160554 (Medium)Nous sommes cette fois encore hyper bien accueillis et les réflexes reviennent vite : cafés, bières et long palabres devant Marcel se remettent au programme.

Bon allez on bouge !

Après ces deux jours, nous filons daredare  vers Klang. Sur la route, une super surprise nous attend : Nous sommes whatsappés par une family marseillaise en voyage . Nous avons longuement échangé durant ces dernières semaines car c’est une famille de voyageurs en CC qui était coincée au Cambodge comme nous en Malaisie.  Ils s’en sont sortis en shippant du Cambodge et sont  sur KL en backpack : « Il faut que l’on se rencontre » !!!!

Résultat, nous allons nous arrêter à KL, ce qui est loin de nous déplaire. Cette fois, nous avons le CC alors nous faisons les choses en grand : parking pour la nuit direct dans la rue principale de China Town, en plein nouvel an chinois.20170127_152950 (Medium)M’enfin, à minuit ils font partir deux feux d’artifice à 20m du CC. Je dois monter sur le toit pour vérifier que les retombées ne mettent pas le feu. On se marre 😉

Hoo… une autre famille de voyageurs

Le lendemain, nous reprenons contact avec la ville et son chaleureux bordel et nous préparons notre petit rendez vous peinard du soir. IMG_2303 (Medium) IMG_2308 (Medium)Mathieu et Jenny sont des voyageurs expérimentés (surtout si on les compare à nous 😉 ). Leurs deux enfants sont Andréa 10 ans et Louison 7 ans. Nous allons passer plusieurs moments très sympas et simples  ensemble, étalés les trois jours qui vont suivre.

En effet, c’est le nouvel an chinois et tout est mort pour trois jours : rien ne presse pour nous maintenant que la décision est prise de partir en sac à dos.

Willy, le retour

Vous vous souvenez peut être de Willy, le patron de notre guesthouse à KL. Nous repassons lui faire un béco et il est encore une fois  hyper accueillant. Il nous dépose dans un parc le matin, part fêter le nouvel an en famille et repasse nous visiter plus longuement le soir. Nous discutons ainsi avec lui et Zina, son ami allemande de passage à KL. Au passage, nous partageons avec lui notre second foie gras Français. Nous nous disons que les voyageurs qui nous l’ont offert apprécieront qu’il serve à cette initiation informelle ;).

Encore un moment hyper agréable à papoter de nos pays, du voyage et de KL. Les enfants sont d’ailleurs aussi enchantés de revoir leur coach de slack.

Cette fois on va à Klang, on se décide enfin et on se b…

Après ces trois jours, il est temps pour nous de réellement booster notre départ. Nous quittons nos nouveaux copains le dimanche 29 avec comme objectif de quitter le pays avant la fin de la semaine.

Nous nous installons dans le yacht club de notre arrivée. La boucle est vraiment bouclée. Nous recevons des devis, prenons des conseils, préparons nos bagages, rangeons le camping car…

Le 31/01, petite réunion au bar avec notre agent de shipping. Nous avons des devis de France, des idées de prix de partout il ne reste qu’à agir. Daryl va nous faire plusieurs cotations selon deux possibilités : Soit Notre cc retourne au Havre soit il part vers un autre endroit moins cher en Europe. Dans le premier cas ma sœur va gentiment me le récupérer avec papa, dans le second, son départ sera différé et nous irons à la bonne date au port cible pour gérer son arrivée. Le choix sera vite fait car nous décollons vendredi 03/02.

Pour ce qui est de votre destination, nous maintenons le suspens :) avec toutefois un indice digne des jeux télé de TF1 : « Pour nous, la rancune est le pire des poisons, elle vous ronge de l’intérieur et vous freine comme un poids ».

 

MALAISIE – Toujours la côte Est sur fond de carte postThai

Rappel de l’épisode précédent

En attendant un potentiel « permit » pour traverser la Thailande, nous passions du bon temps avec nos amis les camionautes.

Nous avons vécu des jours hyper agréables et relaxant auprès de nos nouveaux camarades. Ils ont d’ailleurs de leur côté extrêmement bien raconté notre rencontre dans cet article de leur blog que je vous encourage à lire. Le point d’orgue aura été l’anniversaire de Guil, auquel nous avons offert l’ouvrage « Voyager avec des cons » que Luc nous avait offert à notre départ. Nous nous sommes dit qu’après avoir été lu et relu chez nous, cela avait un sens qu’il continue sa vie dans un autre voyage !

Nous en avons même profité pour offrir une toilette au CC.20170107_143930 (Medium)Les Thai ont été occupés par les Normands  ?

Le soir du 06/01, voyant poindre le we, je me suis fendu d’un petit mail de relance au ministère Thai. Ils m’ont répondu 30 minutes plus tard :   « Si je suis sage, que mon CC répond à tous les pré-requis cités dans les 137 articles de la nouvelle loi Thai et que mon agence de voyage travaille bien avec eux alors ils m’accorderont une autorisation exceptionnelle de traverser ». Bref c’est un « ptete ben que oui mais… ptete ben que non ! »

Plus sérieusement, j’ai une chance de passer si je respecte la nouvelle loi alors que celle ci interdit purement et simplement les camping-car. Je contacte donc l’agence avec laquelle je « bossais » et lui annonce la nouvelle. Elle met deux jours à m’annoncer que je peux passer mais avec un guide dans mon CC, une voiture Thai et son chauffeur devant moi : « Les Fauvel en convoi exceptionnel ». Au passage, elle me présente un devis à 1200€ minimum pour 5 jours, plus les repas et hôtels de nos deux « baby-sitters ». Les guides Thaï seraient payés comme des ministres ?!?

Cerise sur le Mc Do, deux jours plus tard elle m’annonce aussi que je dois faire traduire et certifier conforme tous les documents de mon véhicule par mon ambassade.

La pilule est trop dure à avaler. Nous avons cessé toutes les démarches avec l’agence et la Thaïlande depuis le 10/01.

La dure loi du voyage

Ces nouvelles nous arrivent en partie durant nos vacances campagnardes avec Marcel et son équipage de camionautes. Là bas, le temps a suspendu son vol, les heures coulent doucement. Nous sommes bien, comme dans un cocon nous protégeant de la noirceur Thaï.IMG_7371 (1200x800)Pour autant, il faut bien repartir un jour ! Mais ce n’est jamais le bon jour…. à cause de la météo, de l’école, des crêpes de Cachou, de la mise en ligne de « World Wild Waste », des attaques de criquets géants dans les plaines américaines…

Nous sommes donc partis un beau matin, avec un délai de prévenance à J-2 pour les enfants et dans les râles collectifs de toute la marmaille Fauvel :). Notre destination : un peu plus loin, on verra bien :o).IMG_7382 (1200x800) (Medium)Cherating, la plage des surfeurs

Quelques kilomètres plus loin, nous visons une plage référencée par plusieurs prédécesseurs. Elle est plutôt tranquille, garnie de restaurants (cad nos cuisines…) et pleine de charme. 20170111_104614_HDR (Medium)Nous nous y installons donc pour faire un point de situation, approfondir toutes les pistes et tenter de tracer une voie pour la suite du voyage.

Nous avons également réalisé qu’il fallait passer plus de temps avec Morgane pour la partie école. Le rythme de nos journées est donc revu en profondeur pour prioriser cette partie.

Deux jours plus tard, après une bonne glandouille, nous repartons pourtant. Syndrome de précipitation ? Non ! Karaoké !!!!! Le deuxième soir, un restaurant de plage a ouvert ses portes aux miaulements  si appréciés ici. Totalement insupportables, les vocalises des crécelles nous poussent donc au moins… 5 kilomètres plus loin !

Nous visitons au passage quelques sites à touristes : Le sanctuaire des tortues car nous n’en verrons pas en liberté (mauvaise saison)20170111_141627 (Medium) une vieille mine d’étain dont la maison de maitre coloniale est devenue un musée20170109_124224 (Medium)et la petite ville de Pekan. Elle est assez charmante et nous offre une belle balladeDSCF6070 (Medium)et le privilège de découvrir à quoi ressemble des litchis ramboutans frais.. DSCF6073 (Medium)La ville comporte un charmant « musée de l’Islam ». DSCF6063 (Medium)Nous ne pouvons pas manquer cela : il est gratuit et climatisé ! DSCF6051 (Medium)Son exposition est claire et agréable à parcourir. On nous prête des tenues de Jedi pour la visite. Sympa non ?DSCF6044 (Medium) La plage du Club Med

Cette plage nous était elle aussi recommandée par de précédents voyageurs : Un « coup de de cœur du touracinq.com », ça en impose ;o). Hé bien ils ne plaisantent pas : c’est un véritable petit coin de paradis dans lequel verdure et ombre s’arrêtent seulement pour laisser la place au sable… 20170111_145844_Pano (Medium)Il y a même une petite brise rafraichissante qui nous soulage des 30° permanents.20170111_151012 (Medium)20170112_174739 (Medium) D’ailleurs, cette plage jouxte celle du Club Med, l’un doit expliquer l’autre.20170111_142904 (Medium)

Nous y passons trois nuits (pas au Club… hors budget) dont deux durant lesquelles les filles vont allumer un feu sauvage. Barbecue et marshmallows au programme, toujours l’effet camionaute !  20170112_174855 (Medium)Les journées sont tournées vers l’attente, l’étude de plans B et le travail scolaire. Un peu de visites quand même avec par exemple ce temple au Bouddha couché au fond d’une grotte de 300 mètres. DSCF6097 (Medium)Au troisième jour, nous voyons passer Annette que nous avons rencontrée grâce aux camionautes.  Elle nous apprend que le resort derrière nous appartient à une amie. Du coup, nous entrons hardiment demander si nous pouvons nous brancher au 220 ce que la patronne nous accorde de très bon cœur ! Elle nous installe dans le resort et nous allume même un feu de camp pour la nuit. Nous sommes malgré les mois qui passent toujours surpris de la simplicité et de la gentillesse de gens pour qui nous sommes des inconnus.DSCF6124 (Medium)

Bon où en sommes nous alors ?

Nous avons finalement déterminé comment le voyage allait se poursuivre en fonction de la Thaïlande. Nous avons pris des renseignements sur des blogs, le site de la diplomatie française et surtout auprès de voyageurs ayant des données fraiches. C’est fou le nombre de français asuper sympas, parfois organisés comme nous, parfois beaucoup plus mais tous coincés en Asie. Deux plans se détachent pour nous…

Plan 1 : Tant pis pour le camping car et son shipping

Dans ce plan, nous abandonnons la traversée de la Thaïlande et renvoyons dans un mois le camping-car vers un pays « vers la maison » comme la Turquie. Cela nous laisse deux mois de visite en sac à dos pour parcourir les pays d’Asie du sud est (Je vous promets que si nous allons en Thaïlande, ils vont s’en souvenir). Nous rejoignons ensuite le véhicule à son arrivée et repartons avec lui pour un petit périple de 3 mois vers l’Europe de l’Est.

Plan 2 : Si ça passe, ce n’est pas pour rien

SI nous réussissons à franchir la Thaïlande, nous pourrons plus difficilement revenir ou même shipper vers chez nous. Nous reviendrions alors par la route via… la chine, le Kazakhstan, la Russie etc…

Et donc ?

La décision va se prendre d’elle même. Daryl, notre super agent shippeur et logisticien de son état, travaille en ce moment à faire traverser notre CC sur un camion. Si cela fonctionne à budget raisonnable, alors plan 2. Sinon, plan 1.

Au niveau économique et en partant de la situation actuelle, le plan 1 est moins couteux. Le plan 2 en revanche permet pour une dépense un peu plus forte d’ajouter une touche imprévue au voyage : de nouveaux pays et un retour par la route.

Et en attendant ?

Nous bouinons de plages en restos et de cours du cned en séances de web pour nous documenter. Dans 5 jours, nous recevons la visite de nos amis nantais Nico et Claire  pour partager poulets grillés, chamallows, et bières dans le sable à coté du club Med. 20170112_181359 (Medium)Juste après survient la deadline que nous nous sommes fixés. Si le plan 2 n’est pas opérationnel, nous l’abandonnerons car le temps nous manquerait pour le mener à bien. Nous lancerions alors les démarches pour le shipping du CC et les achats de sac à dos !

Selon le plan, il faudra aussi faire la vidange et changer les plaquettes de frein du CC, ce que je sens être encore un nouveau sketch ;).

 

 

MALAISIE – Thaï ou pas Thaï, les camionautes et la belle vie

Résumé du dernier épisode

Nous étions sur l’ile de Penang à couler du bon temps avant de partir tenter notre chance à la frontière.

En route !

Nous décidons de partir vers la frontière afin de savoir définitivement si nous pouvons passer « en douce » ou pas.

Sur la route, nous faisons une petite halte dodo afin de nous présenter « de bon matin » à la douane. Nous suivons une petite route qui longe toute la côte à l’extrême au nord-ouest. Elle est coincée entre mer et marais. Des milliers de libellules tournent autour de nous sur le parking que nous avons déniché. C’est impressionnant et très beau à voir.

20161229_091351-mediumNous mangeons paisiblement mais vers 22h, le bouiboui d’en face allume… son karaoké. A peine 8 à 10 pleupleus à la fois dedans mais chacun pousse la chansonnette jusqu’à 4h du matin ! La nuit est un peu perturbée mais peu importe : nous sommes tournés à 100% sur l’objectif frontière.

L’entrée en Thaïlande : Il est passé par ici… il repassera par là

Au matin, tout le monde est au taquet. Les grandes sont en pantalon, coiffées et prêtes à sourire (ou pleurer ?) sur demande face aux douaniers.

La sortie de Malaisie se passe sans souci. Il faut simplement bien demander à faire remplir le carnet de passage en douane pour le cc. A l’entrée en Thaïlande, nous tentons de nous faire discrets… avec notre maison à roues. 20161229_123010-mediumEtrangement, un douanier nous voit venir et nous intercepte. M…. il est au courant. Nous sommes accueillis avec une extrême gentillesse et bien installés dans le bureau climatisé. Evidemment, nous faisons sourire tout le monde bien fort. Pourtant rien à faire… au grand désarroi de nos douaniers qui appellent même les autorités routières (la DLT). Malgré deux heures de supplication collective, nous n’obtenons que le droit de quémander une autorisation exceptionnelle. Réponse le 06/01. Nous aurons toujours vu 300 mètres du pays 😉20161229_135134-mediumNous repartons donc tous bien penauds pour revenir en Malaisie. Cela va nous prendre deux heures pour faire tamponner le CPD, annuler nos tampons de sorties etc… M’enfin, nous trouvons quand même l’énergie de passer au duty-free acheter quelques bouteilles pour noyer notre chagrin.

L’entrée en Malaisie : trop facile !

Voyons le coté positif, nous entrons dans un pays avec une assurance, une autorisation de rouler, une carte de péage, une carte internet, de l’argent local, … Bref, on est trop fort cette fois.

Nous nous réfugions au bord de la mer, sur un nouveau spot. Nous y reprenons contact avec « Marcel et les camionautes », une famille en vadrouille depuis un an et demi (merci Sabine pour le contact). N’ayant aucune destination fixe et sur leur invitation, la famille décide de se joindre à eux sur la côte Est pour le réveillon. Il n’y a plus qu’à faire les sept heures de route :).

Un éléphant…

Pour une si longue route (au sens mondea6), il nous faut un arrêt dodo. Stéphanie nous emmène, dans la fraicheur de la forêt centrale, voir le centre de protection des éléphants. Nous y dormons face au portail d’entrée (si si derrière Romane il y a un panneau qui trompe…)20161231_081239-medium après 20 bornes de nuit sur une route qui ne va que là. Au matin, visite d’un parc qui n’a rien de bien merveilleux dscf6004-medium 20161231_102107-mediumet fait un peu « show à touriste ». Quoi qu’il en soit, c’est notre première occasion de voir des éléphants et les enfants y prennent plaisir. Romane est impressionnée, les éléphants ont tellement faim qu’ils ne prennent même pas le temps d’éplucher les bananes !dscf6022-medium dscf6026-medium

La jonction des familles

Suite à la visite, il nous reste deux heures de route et quelques courses à faire en vue d’un arrêt prolongé. La pression monte chez les enfants des deux familles : « mais on arrive quand ???? ».

Vers 17h, c’est enfin la jonction ! Nous sommes prêts pour fêter le « 31 ».img_7243-mediumGuil, Cachou et leur enfants nous réservent un accueil des plus chaleureux. Ils ont sélectionné un bivouac compatible avec notre CC (Marcel est un vrai camion…), semi sauvage et proche de la plage. Les enfants (Noé et Jules ont 10 et 14 ans) accrochent immédiatement, les parents discutent autour de l’apéro : c’est parti pour les vacances.img_7241-medium

La vie en colo’

Les jours qui suivent s’écoulent tout tranquillement entre repas et café partagés,img_7234-medium dscf6029-medium activités de chacun img_7244-mediumet jeux d’enfants. dscf6027-mediumNous ouvrons ensemble la plus petite école du monde dans Marcel :). dscf6030-mediumC’est l’occasion pour nous de partager nos expériences, astuces et déboires. Nos compères ont déjà beaucoup voyagé et ont surtout visité des pays que nous pensons traverser prochainement. Les camionautes sont beaucoup plus portés bivouac « nature » que nous  avec nos bivouacs « citadins » proches des restos ; nous apprenons donc à vivre cela. Leur rythme est également plus tranquille et cela nous incite à baisser le nôtre en attendant la réponse de la Thaïlande. Tout cela anime nos discussions, parties d’échec et autres petites ballades. Cachou est très bonne cuisinière et nous prépare des petits plats. Pour notre part nous restons « nous » et misons surtout sur les barbecues.

Bref, pour la première fois nous sommes par choix depuis 7 jours au même endroit :).

Et après ?

En parallèle de l’attente, nous avons cherché d’autres possibilités pour la suite du voyage : Traverser la Thaïlande sur un camion porteur, faire un shipping pour éviter le pays maudit, rentrer directement vers le moyen orient, faire un shipping vers un tout autre coin… Evidemment tout cela reste en suspens, nous vous tiendrons au courant

Pour l’heure, nous vous souhaitons à tous une bonne et heureuse année. Qu’elle vous apporte d’abord la santé et au delà joie et bonheur !

 

Interview des parents par Marine et Morgane

Suite à la bonne idée donnée par Cindy, nous avons interviewé les parents. Les parents ont été interrogés séparément. Les réponses notées sur papier puis le tout fut saisi par Papa. Une relecture finale a été faite par les journalistes d’un jour.

Préférez vous la France ou le CC ? Pourquoi ?

Maman : Le camping car car on bouge tout le temps. C’est l’aventure.
Papa : Le camping car est évidemment en tête cette année mais je ne me vois pas y vivre. La France l’emporte haut la main sur le long terme.

Si vous deviez repartir, que changeriez vous ?

Maman : Je partirais en sac à dos et sans bébé, donc plus tard, quand Manon aura grandi.
Papa : Plus de préparation pour chaque pays, plus de gestion de l’énergie et peut être un autre véhicule.

Quelle est l’activité habituelle que vous aimez le moins ?

Maman : Faire travailler les enfants pour l’école.
Papa : Rien ne me pèse en particulier, sauf la contrainte générale de devoir tout gérer à l’économie (énergie, eau, temps…)

Quel est l’enfant qui vous donne le plus de difficultés ?

Maman : Tous mais Manon est la plus facile à gérer, c’est ma chouchoute ???
Papa : Manon nous prends le plus de temps mais moins d’énergie. Ensuite les trois autres alternent avec talent leurs crises :).

Où auriez vous été prêts à rester une semaine ?

Maman : Sur la plage de Port Dickson, en Malaisie.
Papa : Tirebolu en Turquie (sans le pb de l’énergie), la plage de Sharjah, port Dickson et bien d’autres…

Préférez vous le climat tempéré ou tropical ?

Maman : tempéré, il fait quand même très très trop chaud.
Papa : tempéré sans hésiter, surtout pour un Normand…

Lequel de vous deux est le plus gentil avec les enfants ?

Maman : Moi
Papa  : Moi

Quelle fut votre visite préférée ?

Maman : Les Petronas Towers de Kuala Lumpur
Papa : Le parc naturel de Plitvic en Croatie avec ses chutes d’eau. Un peu saturé de touristes mais quelle beauté. Les villes souterraines de la Cappadoce.

Combien de temps par jour passez vous à organiser le voyage ?

Maman : 2h. Cela intègre le temps de recherche pour manger, dormir et préparer les étapes suivantes
Papa : de 1h à 2h.

Quel est votre souvenir le plus marquant (hors visites) ?

Maman : En Iran à Tabriz, le repas d’Achura avec les hommes d’un côté et les femmes de l’autre
Papa : Il y en a tellement… La rencontre avec cette belle famille de vendéen au Lac de Garde. En Turquie le dépannage de pneu assisté par le patron de la station service qui ne parlait pas anglais. De même l’invitation d’Ameth dans sa ferme pour la fête du mouton. En Iran, le coup de main de Amir qui m’a pris sur sa moto avec ma bouteille de gaz pour aller la remplir.

Quelle a été votre nourriture préférée ?

Maman : La nourriture indienne que nous trouvons en Malaisie.
Papa : Le repas typique dans le restaurant Iranien près de la maison-palais à Kashan

MALAISIE – Cameron Highland, Ipoh, Noël à Penang

Rappel de l’épisode précédent

Nous venons d’arriver à Cameron Highlands et nous savourons la fraicheur… même si elle est humide et pluvieuse, peu importe ! Un petit tour à l’hôpital mais ouf, le bras de Romane n’est pas cassé. Nous sommes alors le 20/12/2016.

Nous souhaitons à tous nos lecteurs, ponctuels ou réguliers, discrets ou bavards, un joyeux Noël.

Cameron Highlands

Nous avons quelques visites incontournables à faire dont celle d’une plantation de thé. Les anglais, pendant la période coloniale, ont installé cette culture sur les hauteurs perpétuellement humides et tempérées. Le paysage a été modelé et donne des buissons arrondis à perte de vue.dscf5826-mediumdscf5839-mediumdscf5837-mediumNous nous baladons au frais (24° le jour, 19° la nuit) et au vert. La luxuriance de la jungle est impressionnante20161221_160110-medium 20161221_155841-medium Nous nous rendons ensuite, un peu méfiants, dans une des attractions à touriste fabriquées ici : La ferme des papillons.
La surprise est excellente car un animateur nous assiste. Il nous fait voir et toucher la flore dscf5876-mediumet surtout la faune comme jamais nous ne l’avions fait.
Les filles se retrouvent ainsi avec des papillons sur elles, mais aussi des bébêtes plus effrayantes…  dscf5897-medium dscf5862-medium dscf5856-mediumadmirez « l’insecte branche » qui imite son arbre support (sauf sur du rose évidemment…)dscf5865-mediumLe summum étant de voir un scorpiondscf5886-mediumet de le mettre sur son T-Shirt ensuite…dscf5887-mediumAprès une seconde journée de visite, nous ne savons plus vraiment où dormir ni que faire le lendemain. Nous n’avons pas de chouette coin pour jouer dehors au frais car la zone est très urbanisée et pleine de touristes et définitivement, nous sommes des buveurs de café. Rien ne nous retient donc.

Ipoh, vieille ville coloniale

Nous commençons donc la route vers Ipoh. Nous faisons un petit arrêt pour la nuit dans un village à mi altitude. Au matin, j’en profite pour me faire raser et couper la tignasse par un indien. A la fin, alors qu’il me tourne la tête délicatement de droite à gauche, il me fait craquer généreusement toutes les cervicales… moi qui en ai trois soudés avec du titane. Je hurle, il s’arrête incrédule. Ils sont fous ces indiens !

Arrivé à Ipoh, nous nous garons dans le centre pour en faire le tour. Cette ville a été la plus prospère du pays durant la période coloniale. Le caoutchouc l’avait boosté avant que la chimie ne la fasse s’endormir. Il reste à visiter quelques bâtiments coloniaux, dscf5914-mediumdscf5915-mediumun quartier chinois comme partout ici et à admirer le poétique délabrement de certaines rues…20161223_140206-mediumL’avantage est que tout est regroupé puisque construit à la même époque et à partir de rien. Une visite sympathique de quelques heures avant de partir dormir en banlieue dans un quartier « de pavillon locaux ». Nous nous sommes stratégiquement placé près de la route vers Penang afin de gagner du temps le lendemain.

Penang – Georgetown

Au matin du 23/12, nous partons donc vers Penang et Georgetown afin de nous trouver un arrêt sympathique pour fêter Noël. Nous arrivons en fin de matinée sur l’ile. Les guides ne mentent pas, la côte Est de l’ile est maintenant bien bétonnée.20161223_113806-mediumNous nous garons près de la plage dans le centre ville historique et partons en ballade à pied sous la chaleur accablante. La ville est très belle, un peu un Ipoh en plus grand, plus rénové mais aussi (beaucoup) plus touristique. Nous y visitons son église « Saint Georges »,20161223_135203-mediumLe quartier chinois,dscf5918-mediummais surtout nous passons en revue les œuvres de « street art » disséminées partout dans le centre. Elles sont superbes et parfaitement intégrées dans la décrépitude des murs de l’époque coloniale.dscf5983-mediumdscf5920-mediumdscf5980-mediumdscf5940-mediumIl y  a également de très beaux temples, mais cela devient habituel…20161223_144432-mediumAu soir venu, nous nous replions vers une petite plage sur laquelle nous nous garons à 20 mètres de l’eau. Nous sommes quasiment prêts pour le grand jour…

Noël sous les cocotiers

Le lendemain (donc le 24/12), nous nous consacrons aux derniers approvisionnements afin d’être tranquilles pour Noël. Puis quand vient le soir et la fraicheur de la brise marine (29°, 80% d’humidité mais un peu de vent), nous laissons le père Noël passer dans le CC.20161224_185702-mediumRomane aura une montre et plusieurs accessoires « Reine des neiges », selon ses aspirations…dscf5956-mediumManon des jeux de plage qu’elle sort de notre « serviette de bain papier cadeaux », écologique et réutilisable !dscf5953-mediumLes grandes auront de la papeterie pour dessiner, colorier et un peu de gadgets pour divertir le quotidien.dscf5963-medium dscf5967-medium  Nous avons ensuite un apéritif de Noël 20161224_183526-mediumpour lequel nous avons tiré notre dernière cartouche de gastronomie française : une boite de sardines au whisky de chez « la belle-iloise » préservée depuis la France. Merci  Malo et Tatie Bijou ! On savoure, on partage, car il « n’y en a pas autant qu’on veut à la cuisine »… contrairement à ce que dit tout le temps Mamie.dscf5942-mediumLe repas qui suivra sera en revanche très local avec un bon vieux « riz frit au poulet » du bouiboui tout proche.

Un dernier cadeau pour papa

A la nuit tombée, il faut ajuster le positionnement du CC pour dormir à peu près à plat. Aveugle et imprudent, je roule 50cm de trop vers la mer et PAN ! 20161225_082743-mediumEnlisé pour Noël. J’enrage de ne pas avoir réglé tout cela plus tôt dans la journée et ai beaucoup de mal à me calmer. Heureusement, vin blanc et mousse houblonnée viendront me détendre avant le sommeil.

Au matin, nous attendons avec hâte les manutentionnaires du club nautique. Ils doivent me dégager avec leur tracteur mais n’arrivent qu’à 9h45. Nos comptions nous rendre à une messe de Noël  malaisienne… nous voilà bien en retard, mais au moins dépannés dscf5968-medium

La messe de Noël…

Hé bien « ça envoie du pâté » comme dirait Vincent, le Pornichétin ! Batterie et cuivre, chant de chœurs, nous ne regrettons pas d’avoir fait le déplacement.20161225_114549-mediumA l’issue de cette messe, nous sommes un peu déçus car pas de famille nombreuse française dans l’assistance pour nous inviter au repas de Noël ;). Nous commençons à prendre l’habitude car la veille nous avons été invité encore une fois dans un mariage… musulman :) 20161224_135418-medium20161224_134650-mediumNous partons donc faire une dernière ballade dans Georgetown et offrir la glace promise aux enfants. Le soir venu, nous partons vers le Sud de l’ile de Penang et trouvons une plage dans le petit village de pêcheur, au ras du temple. 20161226_083704-medium

Qui dit petit village dit toujours grands accueil

Les villageois sont nombreux à venir nous accueillir et papoter. Comme c’est pratique cet anglais parlé par tous !

Nous allons entre autre rencontré Waig et sa fille Suzannedscf5988-mediumqui va discuter avec nous et nous faire découvrir le village ainsi que sa famille et  sa maison.20161226_101519-mediumCerise sur le gâteau, les villageois nous obtiennent l’autorisation de nous brancher au 220 dans le temple tout proche : une véritable aubaine pour « facetimer » Noël avec la France et préparer les prochains jours du voyage ! Nous sommes ce matin toujours au même endroit et en profitons… il fait juste un peu chaud 😉dscf5992-medium

Dernier détail, la page « route réelle du monde à 6 » est à nouveau à jour. J’ai du créer une nouvelle carte pour l’Asie, dans l’espoir de pouvoir la compléter largement dans les semaines qui viennent. Si vous avez un copain qui peut intercéder auprès des douanes Thaïlandaise, dites le nous 😉

MALAISIE – Les plages, les plages, les plages et Malacca

Rappel de l’épisode précédent

Nous sommes dans les starting blocks pour quitter notre refuge du Yacht Club et repartir sur les routes de Malaisie.

Aller chercher l’ICP

Comme convenu, j’appelle notre assurance le mercredi 14/12 et obtiens confirmation pour aller chercher notre contrat.
Prochaine étape : Putrajaya et le ministère des transports Malaisien. La ville est en fait un ambitieux projet (ou un délire) du gouvernement. Une ville nouvelle créée autour d’un lac artificiel gigantesque, pleine de gratte ciels et destinée à recevoir toutes les administrations du pays. 8 milliards de dollars… mais c’est beau et propre !   20161214_184359-mediumArrivés trop tard le soir dans les bureaux (à 16:30), nous passons une nuit sur place. Le lendemain matin nous récupérons le sésame après deux petites heures de paperasseries souriantes avec toute la famille (bureaux  climatisés) et une inspection du véhicule. Nous voici prêts à rouler en toute légalité en Malaisie. En route vers le sable… M’enfin avec prudence car il faut maintenant que je m’habitue à la conduite à gauche. Je garde le profil bas, mais cela m’apparait toutefois comme une nouvelle étape vu les nombreuses différences de circulation auxquelles nous sommes confrontées depuis notre départ.

Les plages vers Malacca

Notre idée est de pouvoir enfin nous installer tranquillement sur une plage et « glandouiller » tous ensemble. Nous récupérons les adresses de tous les blogueurs passés avant nous. Puis nous essayons trois plages et nous arrêtons finalement sur une se situant dans un coin animé (restaurants, boissons fraiches, locaux en we…). 20161216_110937_hdr-medium 20161216_140847-mediumLa nuit qui suit n’est pas de tout repos. Dès 23h, des jeunes  en « motobylettes » utilisent cette plage et viennent pour « se tirer la bourre ». Ils tentent de nous chasser en faisant vrombir leurs moteurs de tondeuses à 5cm de « Toto », c’est le nom que nous venons de donner à notre Cc, avant de capituler à 2h du matin.

Le lendemain, Stéphanie relance le travail scolaire qui a pris du retard… La tâche est ardue et Morgane souffre le martyr. 20161216_140936-mediumNous l’avons sans doute laissée travailler trop seule. En 6e, beaucoup de nouvelles choses doivent lui être enseignées, la méthode de travail en particulier.

Nous parcourons ensuite une nouvelle série de plage. L’une d’entre elle est très chouette, pleine de singes 20161217_162249-medium 20161217_164901-mediummais l’eau est à proprement parler noire ! Ca vaut le coup que je vous montre20161216_183529-mediumNous allons finalement nous poser sur une plage isolée de la route et proche d’un resort. Nous garons le CC sur le sable au ras des vagues et passons là une superbe soirée.20161217_105354_pano-medium20161217_072630-medium Le lendemain matin, après la détente « pré enfants »dscf5734-mediumc’est baignade pour tout le monde. dscf5737-mediumJe vous rappelle qu’il fait toujours 32 degrés minimum avec 70% d’humidité : nous mourrons de chaud. Dans la matinée, une colonie de vacance pour les 0-99 ans s’installe près de nous. Ouf, ils font des jeux aussi neuneus et rigolos qu’en France et nous font bien rire.20161217_105304-mediumDans l’après midi, nous roulons vers Malacca et nous arrêtons sur une grande plage (encore) au nord ouest de la ville. Elle est pleine de malaisiens en weekend mais se vide dès 19h30. Là encore nous sommes peinards les pneus dans le sable et proche de restaurants de rues.

Malacca, la « perle historique »

Malacca (ou Maleka en local) est la plus vieille ville de Malaisie. Elle fut construite par les portugais, reprise par les hollandais et gérée durant un temps par les anglais. Son histoire est donc celle du colonialisme et de l’immigration qui a peuplé la Malaisie (chinoise notamment). Il reste quelques bâtiments mais beaucoup de bruit pour pas grand chose si ce n’est… aguicher les touristes :). Nous visitons toutefois avec plaisir une magnifique maison traditionnelle des premiers « baba nonyas » (immigrés chinois). Nous parcourons également les rues blindées de perches à selfie et observons les traces qu’ont laissées les européens ici.20161218_144356-mediumdscf5771-mediumdscf5772-mediumdscf5770-mediumNous allons également visiter le plus ancien temple « Bouddhiste – Taoiste – Confucianniste » du pays. oui oui, ces trois trucs là peuvent coexister en paix sous un même toit 😉dscf5757-medium dscf5756-mediumLe moment le plus fort de la visite reste la ballade en « Trishaw ». Ces « vélo-sidecar » à thème, kitschissimement décorés et hurlant leur musique sont devenus un symbole de la ville. Les filles vont faire une ballade dans un trishaw « Reine des neiges » hurlant « let it go » exactement comme le rêvait Romane depuis des jours. C’est encore un de ses « plus beaux jours de sa vie ».20161218_150135-medium dscf5786-mediumLe soir, nous sommes cuits de chaleur. Nous revenons sur notre plage chercher sa fraicheur et sa brise. Nous y décidons en soirée de retourner le lendemain en ville pour gérer un détail : les emplettes de Noël. Une journée shopping et 3 ou 4 magasins plus tard, le vieux barbu est prêt pour le grand jour. Nous pouvons donc sereinement prendre la route vers notre étape « Fraicheur ».

Vers les Highlands

Passage obligé de tout touriste en Malaisie : la fraicheur des stations de loisir en altitude. Nous roulons donc vers « Cameron Highlands », au nord de Kuala Lumpur. Nous faisons d’ailleurs un arrêt dodo dans un parc de la ville car la route est un peu trop longue.Le matin, je découvre que les malaisiens aiment eux aussi le jogging, l’éveil musculaire etc. Quitte à le pratiquer voilées…dscf5796-mediumCela vaut aussi (et surtout) pour la natation !20161214_185851-mediumEt sinon la Malaisie c’est comment ?

D’abord c’est TRES chaud et TRES humide… Heureusement, les ventilateurs USB sauvent nos nuits.
Ensuite, c’est hyper agréable à vivre. Nous pouvons nous arrêter dormir facilement avec le CC. Des machines à eau potable se trouvent partout. Les gens parlent tous anglais, même si c’est parfois peu. Ils sont tous souriants et agréables. Nous avons même des « Welcome to Malaysia » qui fusent parfois. Sur les plages, j’ai régulièrement des gens qui viennent vers nous pour discuter et nous conseiller. Ce pays est également plein de laveries, celles qui nous ont tant manquées depuis 2 mois !20161215_113040-mediumAutre bon point, ce pays musulman permet la vente d’alcool. Nous pouvons donc le soir, quand la température « tombe » à 29, nous offrir une petite mousse face à la mer. en revanche, cela reste assez cher. La « Tiger » de 33cl coute près d’1,5€, soit plus cher qu’un repas copieux. Du coup, quand nous trouvons un bon prix, nous n’hésitons pas20161219_153427-mediumComme on dit « 30 bières, 4 bouteilles de vin et 2 baguettes… t’as si faim que cela toi ? ». Il faut bien préparer Noël !

Et la vie à bord ?

La reprise de la route a recréé un début de dynamique positive. Au moins l’idée du voyage était donc bonne ;).

Parmi les petites choses amusantes, les lits des enfants étaient initialement séparés en deux par des planches. Celle de Romane et Morgane a été supprimée il y a plusieurs mois. Hé bien celle de Marine et Manon… ne servait plus à grand chosedscf5731-mediumnous l’avons donc supprimée elle aussi il y a deux jours. Les filles partagent maintenant réellement les mêmes lits et leurs ventilateurs respectifs.

Notre bébé va toujours aussi bien. Elle supporte la chaleur, boit beaucoup d’eau et a une qualité énorme : elle adore le riz dscf5741-mediumBon et après ?

Nous sommes arrivés ce soir au « Cameron Highlands », juste pour l’heure du diner avant le dodo. Il fait 19 degrés dehors la nuit, nous avons un peu froid, mais c’est un vrai bonheur :) On ressort couettes et duvets.

Demain, à l’assaut !